INTRODUCTION XIX
niant, toutes les données essentielles recueillies au cours de notre enquête.
Le dernier chapitre du livre est intitulé : Les associatioiis professionnelles ouvrières au début du XX'' siècle. La Corporation de l'avenir. Après avoir constaté que la vie abandonnait peu à peu ce grand corps du compagnonnage, nous avons tenté de montrer sous quelles formes nouvelles Timmortelle idée de l'association ouvrière s'était incarnée de nos jours. Nous avons passé en revue les sociétés coopératives de production et de consommation, les syndicats professionnels, les sociétés de secours mutuels. Ces diverses associations nous sont apparues comme autant de cellules isolées jusqu'ici, mais qui doivent un jour se rapprocher, se souder les unes aux autres, se grouper autour d'un noyau central : le syndicat, pour former désormais un organisme cohérent et viable. C'est de cette fusion d'institutions d'origines et de types divers, mais dont le but commun est l'amélioration du sort des travailleurs, que la société française peut et doit, à notre avis, attendre le salut. Puisse le syndicat professionnel comprendre la grandeur de la mission organisatrice qui lui est échue et s'orienter enfin vers un idéal digne de lui! Il se sera ainsi montré le véritable héritier de ce compagnonnage qui va bientôt disparaître, mais qui laissera du moins après lui dans l'histoire le sillage d'une glorieuse destinée.