SCÈNE III
Xieole seule, puis Firmiii
Xieole, seule. — Dès que j'arrive, il s'en va... comme hier... comme avant-hier!... Ne m'aimerait-il plus? Regretterait-il de m'avoir épousée?
Firmin, entrant par la gauche, 2^ plan, les journaux à la nmin. — Les journaux, Madame la Baronne !
Xieole, soupirant. — Mettez-les sur la table, Firmin. (Elle indique la table du fond.)
Firmin, à part, mettant les journaux sur la table. — Elle soupire, la pauvre petite! (Haut.) Ah! j'oubliais: la propriétaire a fait dire qu'elle apporterait ce matin la copie de l'inventaire.
Xieole. — - C'est bien. (Sonnerie à la cantonade.) Voyez qui sonne à la grille. (A part, pendant que Firmin regarde au fond.) Oh! il faut que, ce matin même, j'aie une explication avec lui.
Firmin. — C'est Madame Le Petit-Roncin.
Xieole. — Encore! Et à cette heure-ci? Hier, elle est déjà venue deux fois!
Firmin. — Faut-il dire que Monsieur et Madame ne sont pas encore levés?
Xieole. — Ah ! non, elle serait capable d'attendre ! Diteslui que nous sommes sortis.
(Elle va vers la porte de droite, 1" plan.)
Firmin. — Bien, Madame.
Xieole, à part. — Oh! oui, il faut que j'aie une explication avec lui !
(Elle entre à droite, l^r plan.)