Le complexe éthologique du Spondyle sur les bancs perliers du Golfe Persique
très inférieur à la dose totale injectée dans chaque organe ; l’édification et le développement de la lésion sont plus lents qu’au niveau du tissu sous-cutané, qui a reçu la dose infectante totale ; l’état allergique met aussi plus de temps à s’établir.
(Laboratoire d’hygiène de la Faculté de médecine ).
Le complexe éthologique du spoxdyle sur les bancs perliers du Golfe Persique,
par Charles Pérez.
On sait que les conditions nécessaires à la vie de certaines espèces ne se limitent pas toujours aux circonstances du milieu inorganique ; elles peuvent aussi comprendre parfois d’autres espèces vivantes, auxquelles les premières sont liées par des rapports éthologiques. étroits. Telles sont les associations de symbiose et de parasitisme ; j’en citerai ici un exemple complexe.
Sur les bancs perliers^ du Golfe Persique (Râk-es-Zakoum, Ile Arzana), on rencontre assez communément, au mileu des Pintadines, un Spondyle, le Spondylus gaederopus L. Ce mollusque Lamellibranche héberge constamment l’un ou l’autre de deux Crustacés commensaux : une Crevette du groupe des Pontoniides, YAnchislus Miersi (de Man), dont un couple, mâle et femelle, se trouve toujours associé, ou bien un Crabe Pinnothérien, YOstracotheres spondyli Nobili, commensal solitaire, qui est pratiquement toujours une femelle (plus de 14Q individus récoltés appartenaient tous exclusivement à ce sexe). ,
Le Pinnothère, à son tour, peut héberger deux Crustacés parasites qui peuvent exceptionnellement se trouver réunis sur le même hôte, mais sont plus généralement solitaires : 1° un Bopyrien d’un type générique nouveau, que j’ai récemment décrit sous le nom de Rhopalione uromyzon , et qui présente cette particularité curieuse d’être fixé, non dans la cavité branchiale, mais sous l’abdomen de son hôte ; 2° une Sacculine que l’on peut considérer provisoirement comme suffisamment définie par son hôte, et que j’appellerai Sacculina ostracotheris .
Enfin, la Sacculine, elle-même, héberge, — * parasite au troisième degré, — r un Cyptoniscien qui vit à l’état grégaire, dans sa cavité palléable, où l’on trouve côte à côte quelques femelles adultes, de nombreux mâles et éventuellement quelques formes transitionnelles appartenant à la phase évolutive où le mâle se transforme en jeune femelle. C’est, en effet, un nouvel exemple de cet hermaphrodisme