SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE
protandrique qui est de règle dans le groupe (Caullery et Mesnil r Hemioniscus ; Caullery, Liriopsidés ; Ch. Pérez, Crinoniscus). Cette forme nouvelle, qui appartient à la famille des Liriopsidés, est sans doute analogue à celle que Koosmann avait autrefois signalée sous le nom d ’Eumetor liriopides , sans en donner aucune description valable. Je la désignerai sous le nom d ’Enthylacus trivincius.
En résumé, le complexe biologique qui gravite autour du Spondyle, dans le Golfe Persique, peut être récapitulé par le tableau suivant :
I Anchistas miersi (de Man).
Couple
mâle et femelle.
Spondylus j gaederopus L. (
Oslracotheres
( Rhopalione
uromyzon Ch. Pérez. l Couple
j femelle et mâle.
spondyli Nob. >
1 Enthylacus
femelle solitaire.
trivincius
Saccnlina
l Grégaire.
ostracotheris <
' Plusieurs
Ch. Pérez. 1
| femelles ^
et nombreux
k mâles.
Outre l’intérêt zoologique qui s’attache à ces types nouveaux (1), cette association appelle une remarque au point de vue de la distribution géographique : le Spondylus gaederopus L. est une espèce méditerranéenne. Sa rencontre dans le Golfe Persique montre qu’il est au nombre de ces espèces qui, traversant le canal de Suez, se sont acclimatées dans le domaine de l’Océan Indien. Mais le cortège de ses commensaux et de leurs parasites n’est point constitué de formes qui lui appartiennent en propre et qui l’aient accompagné dans sa migration. Il s’agit, au contraire, de formes qui faisaient antérieurement partie de la faune autochtone. U Anchistus miersi est, en effet, une forme océanienne (Iles Mergui, atoll de Funafuti, etc.,), que Borradaille, en particulier a observée dans les Tridaena sejuamosa de la Nouvelle-Guinée anglaise. L’Ostracotheres spondijli est une espèce nouvelle décrite par Nobili, sur les exemplaires que j’ai recueillis ; mais toutes les espèces, jusqu’ici connues, de ce genre, sont de la Mer Rouge ou de l’Ile Maurice. J’ai entre les mains deux autres espèces de Rhopalione , provenant, l’une de Madagascar, l’autre de Pile Lombok. Je rappellerai enfin que VEumetor de Kossmann provenait des Philippines.
(i) Voir pour les diagnoses : Ch. Pérez. C. P. Acad. Sc . Paris, t. CLNX, 19*20.