SÉANCE DU 10 JUILLET
Los commensaux directs du Spondyle au Golfe Persiquc sont donc des formes de l’Océan Indien qui, if ayant pas dos exigences trop strictement spécifiques, ont trouvé dans le nouvel immigré des conditions analogues à celles que leur offraient leurs hôtes habituels antérieurs et leurs, parasites les ont suivis.
L’irritabilité, par les agents mécaniques, des embryons de sélaciens ( Seylliorhinus eanieula. L. Gill), a l’épooue de la contraction aneurale,
par P. W INTREBElRT.
Le moment le plus favorable pour l’exploration directe est le stade I de Balfour ; c’est l’étape avancée du fonctionnement musculaire aneural, pendant laquelle l’embryon, long de 5 mill. environ, a des réactions bien \ isibles sous le microscope binoculaire, à un grossissement de 15 à 20 fois. Dans la coque largement ouverte el placée dans l’eau de mer, l’embryon, débarrassé des glaires qui l'entourent, reprend, après un repos de quelques instants, les mouvements régulièrement rythmés qu’il possédait auparavant dans l’enveloppe close.
J’ai cherché les zones excitables par trois procédés : la piqûre, le plissement forcé, le choc.
1° L y excitabilité à la piqûre. Le segment posl-pédieulairc et, toute Ja tête, sauf la région myotomique occipitale, sont absolument inexcitables. Sur le reste du corps, la piqûre n’a d’effet que sur les territoires contractiles ; quand elle est pratiquée d’arrière en avant, le long des myotonies, au-dessus du pédicule, elle ne devient efficace qu’à partir du point où le muscle est activé par l’onde propagée ; ce point correspond au 16? myotonie au début du stade I ; il peut être fixé, à la fin du stade, au 20 e segment, c’est-à-dire au segment placé juste au-dessus du bord pédiculaire postérieur.
Sur la zone musculaire, seule irritable, les frottements, raclages -superficiels, écorchures cutanées, déterminent un accroissement général d’activité et quelques troubles imprécis du rythme, résultat qu’on obtenait déjà avant l’ouverture de la coque, en manœuvrant celle-ci pour déplacer l’embryon. Une forte pression de la s.urface cutanée, qui suffit à déprimer visiblement les moytomes sous-jacents, n’est 'suivie que d’une excitation générale modérée, se traduisant par un renouvellement un peu plus fréquent des mouvements.
On obtient, au contraire, .des résultats précis et concordants en piquant le muscle à travers la peau. Si le muscle est piqué . Légèrement, la bande musculaire excitée présente, sur tout son territoire liologie. Comptes rendus. — 1 920. TLXXXIII. 72