Voici les titres de ces priacipaax oavrages
Manuel pratique et abrégé de la Typographie française, par M. Brun. Paris, Firmin Didot père et fils, 1825. Un vol. in-18 de 233 pages. (Cet ouvrage est aujourd'hui introuvable ; Texeraplaire que nous avons consulté à la Bibliothèque nationale figure à' la Réserve V, Don, n* 3833.) t^
Traité de la Typographie, par H. Fournier. Tours, Marne et fils. Un vol. in-8. Prix : 5 fr. 50. ^
GtUde pratique du Compositeur d'imprimerie; par Théotiste Lbfevrb. !'• et 2* parties. Paris, Firmin IMdot frères. Deux vol. grand in-8. Prix : 20 fr.
Manuel de l'Apprenti compositeur, par Jules Clatb. Paris, J. Claye. Un vol. in-18. Prix : 2 fr. 50. ' ^
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viij PRÉFACE.
premier abord , téméraire de publier le présent ouvrage. Ainsi que l'avait dit avec raison notre ancien et excellent patron M. Jules Claye, lorsqu'il publiait, il y a dix ans , son Manuel de V Apprenti compositeur, un traité in extenso sur la matière n'était plus à faire après les ^grands maîtres qui l'avaient précédé. Aussi n'était-ce point là notre première intention.
Quelques mots d'explication suffiront pour montrer comment nous avons été amené à donner à notre travail des proportions qu'il ne devait pas avoir primitivement.
Le cours des événements a opéré depuis quelques années une transformation très sensible dans le domaine de l'imprimerie. L'impression des labeurs a cessé d!être localisée dans les grands centres de population. La facilité des communications et la multiplicité des machines ont favorisé la diffusion du travail en levant les obstacles du temps passé. Notre art a pris un développement considérable dans toutes les directions, et, aujourd'hui, il n'est pas un typographe de petite ville qui ne puisse ambitionner la commande d'un livre à imprimer. Ajoutons que la fécondité des littérateurs et des savants semble s'accroître de jour en jour, et promet une mine
PRÉFACE. ix
inépuisable à l'ardeur des Gatenbergs présents et futurs.
Mais, pour peu qu'on y prête attention, il est facile de reconnaître que la plupart des labeurs exécutés en province sont plus ou moins dépourvus de ce cachet de goût qui distingue en général les œuvres parisiennes. Cette infériorité prend sa source, en ce qui concerne la composition et la correction, dans la violation des règles typographiques; mais on aurait tort de s'étonner d'un pareil état de choses , si l'on remarque qu'aujourd'hui l'expérience fait défaut chez le plus grand nombre de nos typographes, réduits, pour ce motif, à marcher longtemps en tâtonnant, au détriment de la bonne exécution.
Les divers traités publiés jusqu'à ce jour sur la typographie ont surtout envisagé la question au point de vue des grandes maisons, où le travail est divisé et réparti en des mains spéciales; aussi l'imprimeur de province parvient-il diflScilement à se former, pour son usage personnel, un ensemble de connaissances générales qui lui sont indispensables pour viser à la perfection..
Or, l'organisation d'une imprimerie de moyenne importance doit être telle, pour obtenir des résultats