‹ Le compositeur et le correcteur typographesChapitre 26 sur 88 · Chapitre | IV · texte numérisé non relu

Chapitre | IV

Il est rare, dans une composition un peu étendue, de ne pas se heurter à Tun de ces obstacles. On ne devra pas hésiter à remanier pour les éviter. .

Dans certains cas, il existe un moyen de tourner la difficulté, lequel consiste à exprimer au long les abréviations et à user de la division :

Ma- I dame la baronne.

Mon- I seigneur Dupanloup.

Sa I Majesté Impériale.

1" fé- I vrier 1815.

Le troi- | sième volume.

Douze I tableaux.

Jean- I Baptiste Rousseau.

3 mil- I lions 655,600 francs.

Cinq I pour cent.

Remarquons, cependant, que les coupures analogues aux suivantes peuvent se faire :

' Le 15 I de ce mois.

Pages 35 | et 36.

Le I 20 mai.

REGLES RELATIVES A LA COMPOSITION. 9t

Les 28 I et 30 janvier.

Années 1842 | et 1843.

Pendant | 25 ans.

L'abréviation etc, ne doit point se renvoyer au commencement d'une ligne -, il faut, ou la faire entrer dans la ligne précédente, ou rejeter en même temps tout ou partie du dernier mot de l'énumération. Cette règle est applicable soit que etc, se présente dans l'intérieur de l'alinéa, soit qu'il en soit la fin.

Il est également mauvais de terminer une ligne par un mot d'une seule lettre exprimé en grande capitale et commençant une phrase, comme dans ces exemples :

A I vrai dire... — Y | a-t-lL..? — O | mon Dieu!

DES CAS OU L ON DOIT EXPRIMER AU LONG OU EN ABRÉGÉ, EN CHIFFRES OU EN LETTRES, EN PETITES OU EN GRANDES CAPITALES.

n n'est point indifférent de mettre au long ou en abrégé certains mots dans les diverses circonstances où ils se rencontrent. Et, si l'on a parfois la faculté d'abréger de telle ou telle façon , on n'a jamais le droit d'être inconséquent et de ne pas suivre le même système d'abréviation dans tout le cours d'un labeur.

Les mots volume, tome, livre, chapitre, colonne, paragraphe, page, numéro, figure, planche, etc., ne doivent pas s'abréger dans le corps d'un texte, à moins qu'ils ne se présentent à titre de renvoi ou d'indication sommaire, auquel cas on les place le plus souvent entre parenthèses. Ainsi, on les exprimera toujours au long dans des phrases de cette nature : .

Nous lisons au livre II du tome III...

Le paragraphe 6 développe la même idée.

C'est la figure 4 de la planche V qui représente ce sujet.

On peut se reporter à la page 72 du livre I*'.

tandis qu'on les abrégera dans les cas analogues aux suivants :

On trouve dans Tite-Live (liv. YII, chap. ii, p. 240} l'explication de ee fait.

Dans mon dernier bulletin, j'ai passé en revue les publications de Tannée 1876 (Revue historique, t. YI, p. 155-165).

Mais Tabréviation a toujours lieu dans les notes, soit que ces mots soient placés ou non entre parenthèses. On veillera alors à les abréger de la même façon dans le cours d*un même ouvrage. Ainsi, lorsqu'on aura écrit :

Voir t. II, chap. v, p. 23, col. 2,

on ne mettra pas plus loin :

Voir tom. III, ch. iv, pag. 57, c. 1.

Le mode d'abréviation qui nous a toujours paru le meilleur pour ces mots est le suivant : vol. (volume), t^ (tome), liv, (livrej, chap. (chapitre), col. (colonne), § (paragraphe), p. (page), n° (numéro), fig, (figure), pi. (planche). C'est à tort que l'on exprime quelquefois tome par un T grande capitale dans le courant d'une phrase. Aucune de ces abréviations ne demande la majuscule, si celle-ci n'est exigée par un point final placé immédiatement avant.

Chaque fois qu'il s'agit d'abréger un mot, il faut chercher à exprimer de ce mot une partie suffisante pour le faire reconnaître aisément, tout en simplifiant le plus possible. Par exemple, si l'on veut abréger : Archives nationales, Pièces jmtifkatives. Bibliothèque nationale.

Société de l'histoire de France, École des chartes, Collection des documents inédits, Recueil des ordonnances, on préférera les abréviations suivantes :

Arch. nat. — Pièces jastif. — Bibl. nat. — Soc. de l'hist. de Fr. — Éc. des chartes. — Coll. des doc. inéd. — Rec. des ordonn.

à celles-ci, qui sont, pour la clarté jointe à la simplification^ ou trop courtes ou trop longues :

Arch. nation. — Pièces just. — Biblioth. nation. — Soc. de rhist. de France. — Éc. d. ch. — Collect. des docum. inéd. — Rec. des ord.

Il ne ftiut jamais perdre de vue que toute abréviation impose la nécessité d^exprimer la ou les consonnes qui appartiennent à la première syllabe non énoncée. Ainsi on n^abrégera pas de cette façon :

bol. (bulletin), arc. (archires), bis. (histoire), bib. (bibliothèque), fas. (fascicule), no. (note), sup. (supra),

mais bien :

bull. — arch. — hist. — bibl. — fasc. — not. — supr.

A l'égard des mots courts, comme ces deux derniers, où le point n'économise qu'une seule lettre, mieux vaudrait les écrire au long. Toutefois, l'usage admet les abréviations not,, supr,, etc.

Chaque fois qu'un mot composé est abrégé, s'il comporte le trait d'union, il faut le reproduire dans l'abréviation :

ch.-l. (chef-lieu), c-à-d. (c'est-à-dire), Téglise S*-Laurent, N.-S. J.-C.

Nous donnons ici la liste de quelques expressions abrégées que Ton rencontre le plus souvent et dont le mode d'abréviation très laconique s'écarte de la règle normale :

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