V. ou voy. voyez
vfr. vieux français.
v verso.
Y. s. ou V. st vieux style (se dit, en chronologie, de la manière
de compter les jours de l'année avant la réforme opérée par Grégoire XIII en 1582, et qui est encore suivie en Grèce et en Russie. On dit, par opposition, nouveau style pour la façon de compter depuis cette époque. Le vieux style est en retard de douze jours sur le nouveau; ainsi, le f janvier dans le vieux style est le 13 janvier dans le nouveau).
Les expressions honorifiques telles que S. A. R,, S. M,, etc., ne peuvent s'abréger ainsi ique lorsqu'elles sont suivies du nom de la personne ou de son titre distinctif. Autrement, on les met toujours au long. On peut
également les exprimer au long dans le premier cas :
s. M. {ou Sa Majesté) Alphonse XII a parcouru la Tille. S. M. {ou Sa Majesté) le roi d'Espagne a parcouru la ville. Sa Majesté a parcouru la ville.
Les mois Monsieur, Madame, Mademoiselle, Monseigneur, suivis des noms de personne, s'abrègent ainsi pour le singulier :
M. {et non M'), M-* ou Mme, M"* (et non M«"«) ou Mlle, M«' ou Mgr;
et pour le pluriel :
MM., M-** ou Mmes, M"«* ou Iflles, M^" ou Mgrs.
Mais Fabréviation n'a lieu que lorsqu'ils se présentent dans le cours de la phrase comme sujets ou régimes. D faut rigoureusement les exprimer au long lorsqu'ils sont mis en apostrophe, soit isolés, soit suivis des noms propres, autrement dit lorsqu'on les énonce en s'adressant à la personne. On les met également au long quand, sujets ou régimes, ils désignent isolément la personne qui en a le titre :
La ville de Nancy a élevé une statue à M. Thiers.
Ce récit se trouve dans les Mémoires de M"* de Motteville.
Mgr Dupanloup était évêque d'Orléans.
Mais on écrira au long :
Oui, Monsieur, vous avez tort.
Quoi! mademoiselle Louise, vous ne répondez pasl
Je VOUS' écrivais, monsieur Tinspecteur, que...
Mademoiselle mena M"' de Saint-Maigrin.chez Monseigneur.
L'usage veut que, dans les ouvrages soignés, on écrive au long les mêmes expressions dans les cas analogues aux suivants, c'est-à-dire lorsque, non mises en apos-
trophe, elles ne sont point suivies d'un nom de personne, mais seulement d'un qualificatif :
C^est monsieur le ministre de l'intérieur qui l'a touIu. Je réponds à madame votre mère.
Voici mademoiselle sa nièce.
Que veut dire monsieur le duc?
Le mot sainty sainte s'abrège quelquefois en S^, St, S% Ste, rarement en S, L'œil est plus satisfait de le voir exprimé au long. Aussi conseillons-nous de n'user de là licence de l'abréviation que si, par la nature de la composition, on doit y trouver un réel avantage, soit comme économie de place, soit pour favoriser l'espacement.
L n'est pas superflu de donner ici une explication qui pourra prévenir les erreurs fréquentes qiiî se commettent à regard de ce mot. Les débutants sont souvent embarrassés pour savoir quand il faut employer avec saint la majuscule et le trait d'union, et quand il faut s'en abstenir. Or, lorsque ce mot, suivi d'un nom propre, désigne la personne même du saint, il ne prend ni capitale ni division :
saint Joseph, la sainte Vierge, sainte Madeleine.
D prend l'une et l'autre dès lors qu'il désigne, avec le nom propre qui le suit, un monument, une chapelle, une église, un cimetière, un hospice, iin monastère, un ordre, une fête, etc., auxquels le saint a donné son nom :
la chapelle de la Sainte- Vierge, l'église Saint- Nicolas, Thospice de Saint-Jean, le couvent de Saint- Joseph, Tordre de Saint-Benoît, la Sainte-Cécile, la foire de Saint-André.
Rappelons que, si l'on écrit, dans ces cas, le mot saint en abrégé, la division et la capitale n'en subsistent pas moins :
la cathédrale S*-Pierre, la S"-Catherine.
Lorsqu^on ne veut pas exprimer un nom propre, on le représente par des astérisques ou par des points que Ton met au nombre de trois ou cinq. S'ils sont précédés de l'initiale du nom, ils se collent à cette initiale :
Si Pon veut préciser davantage et laisser deviner en quelque sorte Pénigme de la réticence, on £eiit suivre l'initiale d*un nombre de points égal à celui des lettres du nom :
M. D (Durand), M" de F (Fierville).
La ponctuation requise par le sens s'ajoute après les points, à l'exception du point final qui reste compris dans le nombre de points exigé par le nom, de même qu'il se confond avec un point d'abréviation; mais, s'il existe un appel de note, il &ut nécessairement reproduire le point final après cet appel de note :
M. R (Raymond.) — M. R , (Raymond,) — M. R ?
(Raymond?) — M. R '. (Raymond^.)
Les dates et les millésimes s^expriment en chiffires arabes dans le corps d'un texte, et quelquefois en chifiVes romains, grandes ou petites capitales, sur le frontispice d'un ouvrage. Dans ce dernier cas, on sépare légèrement par une espace les différentes parties du millésime :
M D G XLI, M D CGC LXXIX.
On écrit exc^tionnellement au long les dates et les millésimes, pour leur donner un plus grand caractère d'exactitude, dans la reproduction de pièces judiciaires, actes notariés ou administratifs de quelque importance.
Les années du calendrier républicain s'énoncent en grandes capitales :
RÈGLES RELATIVES A LA COMPOSITION. 99 Le 18 ventèse an lY, le 13 Teiidémiaire an IX.
Les âges se mettent toujours en toutes lettres dans les ouvrages soignés :
M. X... est décédé à Tâge de soixante-deux ans et demi.
Les volumes, les tomes, les livres, les sections s'expriment en grandes capitales, les chapitres en petites capitales, les paragraphes en chiffres arabes ou plus rarement en grandes ou petites capitales, les pages du corps de Fouvrage en chiffres arabes, les pages de préface ou d'introduction en petites capitales ou en lettres bas de casse, les planches en grandes capitales, les figures, les colonnes et les numéros en chiffres arabes :
volume IV, tome II, livre VI, secUon IV, chapitre tu, g 18 (plus rarement g xyiii ou i XYIII), page 186, page yni ou viij, planche III, figure 9, colonne 1'% numéro 2437.
Dans rindication des pièces de théâtre, les actes s'expriment en grandes capitales, les scènes en petites :
Le Malade imaginaire, acte III, scène iv.
On emploie les grandes capitales à la suite des noms de souverains :
Henri P', Charles VIII, Louis XVIII.
n ne saurait être admis, comme on le voit quelquefois, de mettre I au lieu de P', même lorsque le nom est suivi immédiatement d'un qualiScatif -, il ne faut donc jamais écrire :
Louis I le Débonnaire, Othon I dit le Grand ;
mais toujours :
Louis I*' le Débonnaire, Othon I"''dit le Grand.
Les siècles s'expriment le plus souvent en petites
capitales, quelquefois en toutes lettres, mais jamais en chifFres ar^es :
zii* siècle ou douzième siècle, xix* siècle ou dix-neuvième siècle; et non :
12* siècle, 19» siècle.
Si le caractère employé ne comporte pas de petites capitales, on peut se servir de grandes capitales, mais ce n'est qu'un pis aller-, mieux vaut, dans ce cas, écrire en toutes lettres. L^usage admet que Ton emploie dans Fitalique les petites capitales romaines :
le !•' siècle, le xviii" siècle;
Tessentiel, à cet égard, est de conserver la même marche dans un même ouvrage.
Les arrondissements de la ville de Paris s'expriment en grandes capitales :
le YI* arrondissement, le XVÏIV arrondissement.
La meilleure méthode pour exprimer les articles consiste à les énoncer en petites capitales, le premier au long et les suivants en abrégé, en se servant des chiffres arabes de préférence aux chiffres romains grandes capitales :
ÂRTIGLB PREMIER. — Art. 2. — ART. 3,
mieux que :
Article I*' ou Art. I*'. — Art. II. — Art. III.
On abrège de la même fèiçon premier, deuxième y troisième, etc., qu'ils soient en chiffres romains ou en chiffres arabes :
Il n'est pas admis de mettre / au lieu de f «•, par
-^jT,
exemple i janvier au lieu de ier janvier. Mais on peut mettre tome I au lieu de tome I^y quoique ce dernier soit préférable.
Primo y secundo, tertio, etc., s'abrègent en : \^ — 2<> — 3®, etc., sans ponctuation, c'est-à-dire qu'il ne faut pas les faire suivre du point final que Ton voit quelquefois employé, mais à tort [K^. — 2o. — 3®. — etc.).
Il y a plusieurs façons d'écrire cinq pour cent et autres expressions analogues, quand on veut les abréger, ce qui ne se fait généralement pas dans les ouvrages soignés et d'un texte courant ordinaire. Ainsi , on voit écrit :
5 pour 100, 5 p. 100, 5 •/• > 5 pour •/• , 5 p. •/••
De ces cinq manières, deux nous semblent devoir exclure les autres, parce qu'elles remplissent les conditions désirables. Nous adoptons : 5 pour iOO ou 5 7o, suivant le cas. Est-il besoin d'abréger, mettez : 5 ®/o ; cherchezvous à être correct sans abréviation, choisissez : ^pour iOO, Quant k 5 p, iOO, il abrège peu et est moins clair, et nous n'écrirons jamais : 5 pour ^/oui 5 p, Vo, que l'on voit d'ailleurs assez rarement, parce que nous y trouvons un double emploi, o/o signifiant à lui seul pour cent. En aucun cas, non plus, on ne devra écrire : 5 pour cent ou cinq pour iOO.
Les formats s'abrègent ainsi :
in-f* ou in-foL, in-4<* ou m-4, in-8* ou in-8, in- 12, in-16, iii-18, in-32, etc.
L'usage moderne, que nous adoptons, préfère supprimer r® dans in-à et in-S.
L'observation relative aux mots livre, tome, paragraphe, etc., lorsqu'il3 se présentent dans le cours
d'une phrase, est également applicable aux formats : on les écrira mieux au long dans les cas analogues aux suivants :
Voilà un bel in-quarto.
Chacun s'accorde à reconnaître que le format in-dix-huit est élégant et commode.
Les mesures, les poids, les distances s'expriment en chiffres de la façon suivante dans le cours d'un ouvrage ordinaire :
2 hectares 35 ares 63 centiares ; 1 mètre 45 centimètres ;
15 litres 2 décilitres;
3 kilogrammes 225 grammes ; 6 kilomètres 310 mètres;
mais, lorsque ces expressions se répètent fréquemment, ou lorsqu'elles se rencontrent dans des œuvres spéciales de comptes, d'arithmétique ou de statistique, il vaut toujours mieux les abréger, et voici, à leur égard, le système d'abréviation qui nous parait le meilleur, parmi ceux qui sont en usage :
2h,35&,63 — l-,45 — 151,2 — 3S225 — 6 kilom. 310 m.
Si, dans un texte ordinaire, l'unité se présente non suivie de fractions ^ il faudra toujours l'exprimer en toutes lettres :
deux hectares, un mètre, quinze litres, trois kUogrammes, six kilomètres.
Voici comment on abrège les heures et les minutes :
5hl7m (c< non 5hl7');
les degrés de latitude et de longitude :
les degrés de température :
Remarquons que, pour séparer les différentes parties de l'expression, dans les cas où la virgule n'est pas employée, une espace fine est de rigueur.
Les sommes et les nombres se mettent le plus souvent en chiffres :
2,048 fr. 25 ; — 28,562 habitants.
Dans un texte ordinaire, le mot franc ne s'abrège que lorsqu'il est suivi de centimes. Ainsi on écrira :
Il possède 25,000 francs de rente.
En règle générale, on doit toujours écrire en toutes lettres les nombres exprimés dans un texte chaque fois qu'ils n'empruntent pas à la nature du sujet un caractère spécial de numération :
Nous Times sortir trois individus.
La salle contenait deax cent cinquante personnes. L'armée se composait de quatre cent soixante mille facntassins et de quarante-cinq mille cayaliers.
S'il peut parfois exister un doute sur la &çon d'exprimer les nombres soit en chiffres, soit en lettres, il ne faut pas oublier que le dernier mode convient mieux aux ouvrages soignés, les chiffres flattant moins le coup d'œil.
L'abréviation etc, est censée faire partie d'une citation directe dont elle représente la suite et la fin ; aussi , lorsque cette citation est en italique, elle se met également en italique. Si la citation est guillemetée, etc, doit être compris dans les guillemets. Mais, lorsque cette abréviation ne figure que la suite illimitée d^une énumération quelconque de noms, on la considère comme faisant partie du texte et on Texprime en romain, si celui-ci est en romain :
Marguerite encourageait ses espérances : Le roi, dit-elle, a esté fort ayse de ce qm tous ses subjects voils monsirent, par l'onneur
pi'ilz vow hant faict en la vile de Paris, Vamour qu*U vauporte, elc»
€ Incipit praefatio in Actibas Apostolonim , etc. i
Les mots suivants ne s'écrivent qu'avec une l : banderole, escor rôle, etpingole, féverole^ pétiole, variole, virole, etc.