‹ Le compositeur et le correcteur typographesChapitre 42 sur 88 · Bulletin de la Réunion des officiers ib · texte numérisé non relu

Bulletin de la Réunion des officiers ib

Gomme on le voit, la pagination se découvre à la fin des lignes, en laissant au moins un cadratin avant les chiffres les plus élevés. Toutefois, on ne tient pas compte de plusieurs renvois qu'un titre pourrait nécessiter, et on les rentre dans la ligne de points, sans avoir égard à Falignement. Le mot Pages se place en tête, en plus petit caractère. Lorsque plusieurs titres réclament l'indication du même folio, il est préférable, au lieu de le répéter, de le remplacer par Fabréviation ibid. ou ifr.

La dernière ligne du sommaire se complète par une conduite de points espacés à demi-cadratin ou à cadratin, à moins qu'on ne fasse usage de gros points, que Ton colle. Quoi qu'il en soit, Falignement vertical de ces points étant de toute nécessité, le blanc complémentaire souvent indispensable pour assurer la justification doit se placer entièrement entre le dernier mot et le premier point.

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Indépendamment de la disposition paf ordre de matières, une table peut affecter plusieurs modes de rédao tion, qui n'offrent pas, pour cela, autant de modes de composition ; on peut, au contraire, presque toujours les ramener à un même type, dont le principe fondamental est la forme en sommaire.

Une table peut être alphabétique y c'est-à-dire qu'au lieu de suivre Tordre des matières, on présente, suivant leur rang alphabétique, tous les mots d'une certaine importance se rattachant à un ordre d'idées ou de &its. On voit à combien de variétés cette disposition peut donner lieu, puisqu'elle comprend des listes particulières de noms propres ou de noms communs remarquables à différents points de vue, suivant le caractère de l'ouvrage. D'où les rubriques diverses de Glossaire, Vocabulaire, Table des noms de personnes ou des noms de lieux, Index des noms historiques ou géographiques, etc. Dans cette catégorie se range la Table chronologique, qui n'est autre que le classement des faits par dates.

Une table peut en même temps être analytique, c^està-dire renfermer, sous un mot principal, une idée ou un fait sommaire dont le développement se trouve dans le corps de l'ouvrage.

La composition de ces sortes de tables offre un plus grand caractère de simplicité que les autres. On se dispense le plus souvent de découvrir la pagination, ce qui, dans la plupart des cas, serait impossible. Dans une petite justification, on compose à lignes pleines, surtout si la table est courte. Mais, avec un moyen format, il est bien préférable, autant pour économiser la place que pour favoriser Taspect général, de composer à deux colonnes. On fera même trois colonnes éans un In-quarto. Le bon

goût du metteur en pages lui fera aisément reconnaître la disposition qui conviendra le mieux au format. Voici un exemple de table analytique à deux colonnes :

Abbeville (Somme), ville, 435.

AoBippA, constructear du Pan-

Uiéon, 424.

Alexandre III, pape. Son séjour

en France, 68, 126.

Assomption (fête de V), 102.

Bagdad (calife de), 283.

Bbllby (diocèse de). 262.

Bernard (saint), aboé de Clairvaux. Son séjour en Italie, 118.

Ses excès d'austérité ; son entrevue avec Louis VII à Clairvaux, 422.

BouRGET (lac du), en Savoie, 321 .

Cahors (évéque de), 256-258.

Charles Martel, vainqueur des Sarrasins, 419.

Chartres : chapitre, 135: diocèse, 89 ; évéque, 244 ; siège de cette ville par les Normands,

Clbrxont (Oise), ville, 99.

Cotereaux. Leurs dévastations à Déols. 111.

Croix. Légende sur le bois de la Croix, 425. Croix de feuilles, insigne des croisés, 36, 90.

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