HISTOIRE DE FRANCE
En tête des pages où figurent des divisions importantes, telles que dédicace, préface, livre, table, etc., on ne met ni folio ni titre courant. A Fégard des chapitres, il faut faire une distinction, quoique beaucoup de typographes les assimilent aux divisions précédentes. S'ils tombent en page simple, c'est-à-dire indifféremment au recto ou au verso, selon la rencontre du texte, ils prennent toujours le folio et le titre courant-, mais cette ligne se supprime si les chapitres doivent tomber invariablement en belle page. Cette règle, suivie par les bons metteurs en pages, a sa source dans ce fait, que l'absence de titre courant sur un verso, quand il existe sur le recto en regard, produit le plus vilain effet, tandis que le cas inverse n'offre point cet inconvénient.
La ligne de folio se sépare du texte par un blanc au moins double de l'interlignage du corps de l'ouvrage. Ce blanc, une fois déterminé, ne varie jamais, c'est-à-dire qu'il ne devra pas être moindre ni plus fort dans les pages qui seraient composées en caractères plus petits ou plus gros, ou interlignés différemment.
Les lignes de titres courants se placent quelquefois entre deux filets maigres, qui font assez bon effet. C'est un usage moderne qui vise surtout les œuvres littéraires d'un genre peu sérieux, voyages, poésies ou romans. Nous conseillons de ne pas le suivre dans d'autres cas.
Il est des ouvrages où les titres courants varient peu : ils expriment à gauche le titre général, et à droite la division en livres et chapitres. Il en est d'autres où ils changent presque à chaque page et expriment les subdivisions notables du texte. Cela est affaire à l'auteur d'arrêter la marche à suivre à cet égard. Au point de vue de la clarté et de la facilité des recherches, la seconde
méthode est de beaucoup préférable, surtout si Fœuvre comporte de nombreuses variétés d'exposition, puisque ces titres font Tofflce de poteaux indicateurs et qu'en les consultant on reconnaît de suite le sujet spécial traité à la page où Ton se trouve.
Lorsqu'on exprime dans les titres courants Fobjet principal des différents chapitres ou le résumé succinct du texte de la page, on se dispense d'énoncer le titre général de Touvrage -, le verso porte soit le livre ou le chapitre, soit une des principales divisions, soit encore le nom d*un auteur, comme le cas se présente dans les revues périodiques, où chaque article émane d'une plume différente, et le recto exprime le sommaire abrégé. Souvent aussi, on ne donne que ce sommaire, répété à gauche et à droite, et, s'il est un peu long, on le répartit sur les deux lignes du verso et du recto.
Le principe de coupure de ces titres courants partagés entre les deux pages en regard consiste avant tout à se régler sur le sens pour obtenir une section convenable. La question d'égalité des deux lignes ne doit venir qu'en second lieu, c'est-à-dire qu'on ne doit chercher à y donner satisfaction qu^à la condition de ne point enfreindre la première règle. Ainsi, un titre de la nature du suivant sera bien coupé de cette façon :