TRAVAUX DE VILLE
On doime en général le nom de travaux de ville à tous les ouvrages dimprimerie en dehors des labeurs et des journaux. Le nombre et Fimportance en sont très variés. Factures, têtes de lettres * , circulaires, prospectus, lettres de faire part, programmes, cartes de visite, registres, tableaux et imprimés administratifs, afQches, etc., constituent le fonds de ce genre de travaux, dont les plus élémentaires et lesmoîns compliqués sont ordinairement désignés sous le nom de bilboquets. On comprend à combien de dispositions particulières ils peuvent donner naissance ; aussi est-il impossible d'en soumettre Texécution à des règles précises. Ce qui importe, d'ailleurs, en dehors des exigences variables de la mode, c'est de leur appliquer les règles générales des labeurs relativement à la force proportionnelle des caractères, aux renfoncements, aux rapports respectifs des blancs intérieurs et des marges et à l'appropriation des ornements.
Ici particulièrement, les types classiques et les types de fantaisie se disputent la faveur, et souvent tous les deux régnent concurremment avec succès sur une même page. Aussi, le champ le plus vaste est-il ouvert à l'imagination de l'ouvrier, qui, pour aborder ce genre de tra-, vail, doit surtout joindre à un goût délicat la connaissance parfaite des caractères de sa maison. Il existe,
1 . On dit aussi des en-tétes de lettres. L'Acudémie fait en-téte du g^enre ma»culin. On dira donc une tête de lettre, mais un en-téte de lettre.