LA CONSCIENCE ET LES PIÈCES
Il n'entre point dans notre cadre de traiter la question de Fadministration d'une imprimerie, qui varie d'ailleurs suivant l'importance des maisons, suivant leur clientèle et le genre de leurs travaux. C'est affaire aux maîtres imprimeurs de régler ces détails sur les besoins et les intérêts qui leur sont personnels. A l'égard des attributions spéciales des protes et sous-protes, de la tenue des ateliers, des règlements intérieurs et de la comptabilité, nous ne saurions mieux fisiire que de renvoyer aux excellentes pages que leur a consacrées M. Henri Pournier dans son Traité de la Typographie.
Nous n'avons qu'un mot à dire relativement aux compositeurs en conscience et aux compositeurs atix pièces, •entre lesquels se partagent, suivant leur nature, tous les travaux d'une imprimerie.
Les rapports continuels des hommes aux pièces et des hommes en conscience et la tendance pour ainsi dire opposée de leurs intérêts établissent entre eux une sorte de compromis, dans lequel la bonne foi doit servir d'arbitre. U est essentiel, en toutes circonstances, qu'à l'accomplissement scrupuleux des devoirs qui incombent à chacune des parties, se joigne cet esprit de bonne entente et d'obligeance mutuelle toujours nécessaire là où la délimitation rigoureuse est impossible, et qui réduit à néant, au profit des uns et des autres, les petits obstacles dont, seules, les volontés jalouses réussissent à faire des montagnes insurmontables. Ce sera toujours le meilleur moyen d^aplanir les difficultés.