‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 101 sur 398 · Voir ci-dessous, chap. III, îi i · texte numérisé non relu

Voir ci-dessous, chap. III, îi i

8. Les annales angevines et vendômoises noient ces événements avec force détails Recueil d'annales anger. et r<»/i</ôm.,p, 7, 44, fi8, 8î» ; Orderic Vital, XI, 16, éd. Le Prévost, t. IV, p. 216-217, nous apprend que le sicg« de Candé fut motivé par une révolte de Normand de Montrevault, qui en effet ayant éf>ousé Denise fille de Rorgon, était devenu seigneur du Lion-*

nouissait le seul obstacle sérieux qu'eût rencontré Tesppit d'indépendance des barons.

d'Angers et de Candé (voir ci-dessus, p. 168, n. 6). Voir encore les Gesla consulum Andegav., p. 142 des Chron, des comte» d'Anjou, L'obit de GeofTroi Martel est inscrit au 14 des calendes de juin dans VObitu&ire de Saint- Aubin (Bibl. d'Angoi*s, ms. 830, ancien 747). Deux chartes de Marmoutier transcrites par Marchegay (Bibl. nat., ms. fr. nouv. acq. 5022^ fol. 204 r«-205 v®), sont datées de « l'année où GeolTroi Martel mourut au siège de Candé ». Sur les poésies composées en son honneur, voir Ilauréau, Notice sur les Mélanges poétiques d^llildebert de Lavardin, dans les Notices et extraits des manuscrits de la Bibl. nationale^ t. XXVIII, p. 311.

Arrêté sans cesse par toutes ces difficultés intérieures et, à ce qu'il semble, aussi par une apathie naturelle^ Foulque le Réchin fit preuve trop souvent dans ses rapports avec les états voisins de mollesse ou de peu de persévérance. Encore ne faut-il pas exagérer ainsi qu'on l'a fait * et le représenter comme un soldat sans courage et un prince sans esprit de suite. Et d ailleurs nos renseignements sont, en général, tellement fragmentaires qu'il est bien difficile de juger sa politique : nous en sommes réduits à quelques vagues données sur ses rapports avec l'Aquitaine, et sa politique dans le Maine n*est connue que par des chroniqueurs le plus souvent malveillants. Aussi est>ce ici plus que jamais qu'il convient d'apprécier l'ensemble et non le détail.

Pour les premières années du gouvernement de Foulque le Réchin, à part une attaque tentée, vers 1080, par Gui-Geoffroi de connivence avec un grand baron de Touraine, Geoffroi de Preuilly , le futur comte de Vendôme ^^ on ne sait rien des rapports du comte d'Anjou avec le duc d'Aquitaine. Sous Geoffroi le Jeune, ces rapports devinrent amicaux : vers 1089, le duc épousa la fille

i. Notamment Miss Kate Norgate, dans son England under the angevin kings, sous Tinfluence d'Orderic Vital.

2. Gesta Ambaziensium dominorum m Intérim Lisoius,dumFulco Réchin 9 consule Pictavensi et a Gosfrido Pruliaci et aliis pluribus impugnaretur... » {Chron. des comtes d^ Anjou, p. 184). Ces faits se placent avant mars 1085, date où Geoffroi de Preuilly devint comte de Vendôme (Voir Pétigny, Histoire archéologique du Vendôrnois), car Tauteur des Gesta Ambaz, indique son avènement comme postérieur {toc. cit,y p. 185).

du comte d'Anjou, Ermengarde^ Quand, peu après, ce mariage fut rompu ^, on peut croire que l'entente n'en subsista pas moins, puisqu'en 1103 on vit le duc soutenir Foulque contre Geoffroi Martel révolté 3.

Mais ce dernier ayant triomphé de son père et ayant pris, nous l'avons vu, la direction des affaires, tout changea: il marcha contre le vicomte de Thouars, qui, sansdoute, s'était, en 1103, joint à l'armée poitevine, incendia Thouars le 28 août 1104^, puis, poursuivant ses avantages, se disposa à aller arracher la Saintonge ^, perdue depuis plus de quarante ans, et vint. offrir à Guil* laume, le 3 novembre (?), la bataille devant Parthenay. Grâce à une pluie qui retarda le combat, un accord put intervenir^; mais Guillaume courut se retrancher à Poitiers 7.

1. Voir Richard, Hist, des comtes de Poitou ^ t. I«', p. 395.

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