Il le fut avant 1092 {ibid,, p
3. Ann. de Saint-Aubin: «Inde contra Willelmum comitem Pictavorum, quem praedictus Fulco cum ingenti exercitu super Andecavos adducebat, audacter praeliaturus (Gaufridus) occurrit » [Recueil d^ annales angev, et vendôm,, p. 43).
4. Ibid», p. 44 : «...Toartium, magnum et nobilissimum castellum concremaverunt. » Une charte de Saint-Florent de Saumur donne la date précise ; elle se termine ainsi : » Sic namque diffinilum est apud Casam in presentia Gauzfridi vicecomitis» (ilii supradicti Aimerici, post combustionem castri Toarcii patratam a Gauzfrido Martello adhuc juvene comité anno dominice incarnationis millésime CIIII, die dominica, hora tertia, V kalendas septembris » (Marchegay, Cartulaires du bas Poitou, 4877, in-8«, p. 346).
5. Gesta consul. Andegav, : » Landonense castrum Philippe régi calumpniabat et Guillelmo Pictavensi Santonicum consulalum » {Chron, des comtes d' Anjou ^ p. 142).
6. Chronique de Saint-Maixent : m ...praeparatum fuit maximum bellum inter Willelmum comitem Pictavorum et GuofTredum Martellum filium Fuiconis Andegavorum VI<> nonas novembris apud Parti niacum; sed Dominus per bonos et sanctos viros placitavit et pluviam magnam ubertim per duosdieset noctes assidue cadere permisit » (Chron. des églises d^ Anjou y p. 422). La date <c VI<> nonas novembris » est une erreur évidente, qu'il faut peut-être corriger en « III" nonas ».
7. Gesta consul. Andegav., loc. cit. : « Qui, timoré ejus (Martelli), duas turres novas Pictavis constituit : unam in urbis ingressu et aliam prope aulam. » Cf. Richard, Hist. des comtes de Poitou, t. I, p. 446.
Halphen. — Le comté d Anjou. 13
Nous ne savons de quel prix Guillaume avait payé la paix ; on peut néanmoins supposer que c^était de quelques châteaux. ^ Aussi la mort de Geoffroi Martel, survenue brusquement^ comme nous l'avons vu' 2, en 1106, fut-elle pour lui un soulagement et saisitil avec empressement l'occasion, qui s'offrit bientôt, de prendre sa revanche : ayant été chargé par Philippe I®' de ramener de la cour royale à Angers Foulque le Jeune, second fils de Foulque le Réchin, Guillaume le fit prisonnier et pendant plus d'un an le garda sous les verrous ; les supplications de Bertrade, mère du jeune comte, les menaces du roi, rien n'y fit : Foulque le Réchin dut, pour obtenir l'élargissement de son fils, abandonner ou restituer au duc plusieurs places frontières ^.
Somme toute, cette politique n'aboutissait qu'à des résultats peu importants. Il n'en fut pas ainsi du côté du Maine.
On se souvient que, lors de la prise du Mans par Geoffroi Martel, en 1051, Berthe, veuve de Hugue III, s'était sauvée en Normandie avec son fils Herbert et sa fille Marguerite *. Herbert, en principe comte du Maine par la mort de son père, avait prêté hommage à Guillaume le Conquérant ^, avait été fiancé à une de ses filles ^ et avait consenti dès ce moment au mariage de Marguerite avec Robert Courteheuse, fils du duc '^. Il n'avait
1. On verra en effet, en 1106, Guillaume ne rendre la liberté à Foulque le Jeune prisonnier que contre cession de quelques places frontières.