‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 108 sur 398 · Actusy éd. Busson et Ledru, p · texte numérisé non relu

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délai ^. Raoul, qui était en butte aux violences à la fois du comte d'Anjou et du roi 2, ne put agir; mais Foulque ne put empêcher l'archevêque de Rouen de consacrer Hoël ^.

La lutte était donc encore une fois rouverte, et il est permis de penser que cène fut pas sans Tassentiment du comte d'Anjou et peut-être sa complicité qu un nouveau soulèvement des grands manceaux se produisit alors sous la direction d'Hubert, vicomte de Beaumont, Fresnay et Sainte-Suzanne. Mais cette fois encore l'appui de Foulque fît défaut aux révoltés, qui, après une résistance désespérée de trois ans, durent accepter la paix que Guillaume voulut leur imposer (1085 ou début de 1086) ^.

Quelques années cependant s'étaient à peine écoulées, que le parti d'opposition reprenait le dessus : profitant de la mort du .Conquérant (9 septembre 1087) ^, qui laissait Robert Courteheuse livré à lui-même, les grands manceaux préparèrent une nouvelle révolte. Mais, loin de les soutenir. Foulque le Réchin, s'il faut en croire Orderic Vital, désireux de satisfaire sa passion amoureuse pour la belle Bertrade de Montfort et ayant dans ce

1 . Voir la lettre de Grégoire VIT à rarchevêque Raoul publiée par M. Delisle, Bibl. de VÉcole des Chartes, t. XXVI, i865, p. 559 (Jaflé-Wattenbach, Regesta, n° 5226) et les Actus, p. 383.

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