‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 111 sur 398 · Ihid,, p · texte numérisé non relu

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6. //)iV/., ç. 393; Orderic Vital, VIII, 11, éd. Le Prévost, t. III, p. 330- 332. Une charte du Cartul. de Saint-Vincent du Mans, éd. Charles et Menjot d'Elbenne, t. I, col, 79, n» 117, est datée « eo anno quo Longobardus Cenomannicum comitatum Helie comiti vendidit et recessit. » Elle nous apprend en outre que Tévêque Hoël et Tabbé de Saint- Vincent du Mans avaient été exilés par Hugue, fils d'Azzon : a Actum in capitulo Sancti Vincentii, poâtquam Hoellus episcopus et predictus abbas (Rannulfus) de exilio ubi Longobardus eos exulaverat redierunt. w

7. 11 était fils de Jean de la Flèche, fils lui-même de Paule, fille d'Herbert Éveille-Chien (voir Orderic Vital, VIII, 11, éd. Le Prévost, t. III, p. 331 ; X, 7, t. IV, p. 35 ; ailleurs. IV, 12, t. II, p. 252, il fait de Paule une fille de Hugue III, au lieu d'en faire une fille d'Herbert Éveille-Chien).

8. Ilélie, par exemple, souscrit des chartes de Foulque le Réchin et fait souscrire plusieurs des siennes par le comte d'Anjou : voir, entre autres, les no« 262, 268 et 304 du Catalogue d'actes. Cf. ci-dessous, p. 188, n. 1, et 190, n. 5.

9. Orderic Vital, X, 7, éd. Le Prévost, t. IV, p. 43 et suiv., Actus, éd. Busson et Ledru, p. 400 ; Annales de Saint-Aubin, p. 42 du Recueil d'annales angev. et vendôm. Cf. Dieudonné, Hildebert de Lavardin, p. 50.,

auquel Robert Gourteheuse, parti en Terre-Sainte, avait laissé le soin de ses affaires, Foulque, en sa qualité de suzerain *, marcha sur le Mans, y fut reçu par les habitants le samedi l^^ mai et y laissa une garnison, sous le commandement de son fils Geoifroi Martel 2. Guillaume le Roux, averti par quelques partisans, accourut. Mais les Manceaux lui résistèrent vaillamment et le roi» d'Angleterre, abandonnant brusquement son camp la nuit suivante 3, dut, faute de vivres, se replier en hâte sur la Norftiandie ^, nrfn sans avoir d'ailleurs ravagé la contrée et mis quelques troupes à Ballon, dont une trahison de Païen de Mondoubleau l'avait rendu maître ^.

Foulque profita de cette retraite pour venir bloquer Ballon; malheureusement il se laissa surprendre un matin par les assiégés : c'était l'heure du repas, les soldats avaient déposé leurs armes. Ce fut un sauve-qui-peut général : près de cent quarante seigneurs furent faits prisonniers et, dans le nombre, les plus grands barons angevins, comme Gautier de Montsoreau, Geoffroi de BrioUay, Jean de Blaison, Bellay de Montreuil-Bellay. Quant à Foulque, il n'avait eu que le temps de se réfugier au Mans, où il attendait à l'église l'issue des événements ^. Guillaume, que les assiégés avaient appelé au secours, ne tarda pas à arriver, et les Manceaux découragés, peut-être sous la pression d'Hélie lui-

i, Orderic Vital, loc\ cii,, p. 47 : « ... quia capitalis dominus erat. »

2. Annales de Saint-Aubin : « (MXCVIII.) Fulco Andecavorum cornes Rechint cognominatus Cenomanicam urbem ut suam sequenti sabbato recepit » [Recueil d'annales angev, et vendôm,, p. 42). Actus, éd. Busson et Ledru, p. 400 : « Fulco, Andecavorum cornes, protinus cum filio suo Gaufrido, cui filia Helie comitis jam desponsata fuerat, in civitatem advenit et consensu civium in munitionibus civilatis custodiam posuit ibique relicto filio, ad alia négocia properavit. » Orderic Vital, loc, ciL, p. 47 : « Fulco cognomento Richinus, Andecavorum cornes, ut Ileliam captum audivit Cenomannis, quia capitalis dominus erat, actutum advenit et a civibus libenter susceptus, militibus et fundibulariis munivit. i»

3. Actus, éd. Busson et Ledru, p. 400-401 ; Ovderic Vital, loc. cit,, p. 47.

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