‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 112 sur 398 · Orderic Vital, loc. cit., p · texte numérisé non relu

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,même, qui doutait du désintéressement du comte d'Anjou, peutêtreaussi gagnés à prix d'argent par le roi d'Angleterre^, obtinrent que des négociations fussent entamées. La paix fut conclue : Hélie était remis en liberté et recouvrait ses places fortes, mais Guillaume le Roux était reconnu comte du Maine ^.

Sitôt relâché, Hélie, soutenu par Geoffroi Martel, fils du Réchin 3, prit, à nouveau les armes et, en juin 1099, réussit à s'établir au Mans ; mais la citadelle résista assez longtemps pour permettre à Guillaume le Roux d'arriver et de repousser 'l'assaillant (juillet i 099) ^. La mort subite de Guillaume le Roux (2 août HOO), heureusement pour le comte d'Anjou, modifia brusquement la situation : appelé par Hélie, qui, rentré au Mans, avait repris sans succès le siège de la citadelle, il vint lui prêter main-forte '^. Bientôt la garnison, qui avait en vain imploré le secours de Henri Beauclerc, dut se rendre, et Hélie fut définitivement reconnu comte par les Manceaux (1 100) ^.

Cette restauration d'Hélie, qui était, en. grande partie, l'œuvre de Foulque, devait par la suite être des plus profitables à la

1. Les Actus pontificuni Cenom, degentiunij loc, cit. y racontent qu'Hélie craignit de voir Foulque, gagné par Guillaume le Poux, traiter, sans s'occuper de sa libération, et négocia lui-même directement avec le roi d'Angleterre ; les Annales de Saint-Aubin {Recueil d^ annales angev, et vendôm.j p. 42) disent que Foulque, abandonné par les Manceaux, dut rendre le •Mans à Guillaume, < qui ipsam urbem magis pecunia quam viribus impugnabat eamque pêne possidebat. »

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