Chron, de Nantes^ éd. Merlet, ch. XLII
2. Adémar de Chabannês [Chron., III, xxx, éd. Chavanon, p. 152) déclare que Geoffroi fut vaincu, mais reconnaît qu'il reçut de Guillaume f< castrum Losdunum cum nonnullis aliis in pago Pictavorum pro bénéficie... » ; Foulque le Réchin [Chron. ^ éd. Marehegay et Salmon, p. J76) déclare que Geoffroi fui vainqueur, qu'il battit Guillaume aux Roches, et s'empara lui-même de la ville de Loudun. Quoi qu'il en soit, il est certain, nous le verrons plus loin (p. 54) que les comtes d'Anjou, à partir de ce moment, ont tenu Loudun (dont plusieurs textes, par exemple le n^ 130 bis du Catalogue d'actes^ attestent qu'ils sont détenteurs) comme vassaux des ducs d'Aquitaine, et nous avons même un diplôme du roi Lothaire, il est vrai suspect à plus d'un titre, qui indique Geoffroi Grisegonelle comme vassal de Guillaume d'Aquitaine dès 973 [Becueil des actes de Lothaire et de Louis V, rois de France, éd. Halphen et Lot, n<» LXII).
3. C'est cependant à peu près ce que serait porté à accepter M. Lot {Derniers Carolingiens, p. 101, n. 2).
4. Voir Lot, Derniers Carolingiens, p. 346-357. . — Nous croyons que c'est à la part prise par Geoffroi Grisegonelle dans cette expédition qu'il faut rapporter, en gros, ce que racontent les Gesla (éd. Marehegay et Salmon, p. 78-85: !'• rédaction) des combats où il eut à se mesurer avec les Danois: il y a eu évidemment confusion entre les exploits de Geoffroi à cette occasion et ses exploits lors du siège de Paris en 978; mais il faut noter la distinction établie par les Gesta entre ces premiers faits d'armes et ceux qui eurent lieu contre les Theutonici (p. 85 de l'cd. Marehegay et Salmon) : la guerre normande est des années 959-968, c'est-àdire antérieure à la guerre contre Otton II,
pagns de Lorraine, en 978 *, et à la défense de Paris contre Otton II. II accomplit même dans ces circonstances de tels faits d'armes que la légende et l'épopée s'en emparèrent aussitôt *. Bien en cour auprès des Carolingiens ^, GeofFroi eut, en outre, rhabileté de rester toujours dans les meilleurs termes avec son suzerain Hugue Capet ^ ; non seulement il le reconnut comme roi dès son élection, mais il semble même Tavoir aidé à dompter les résistances qu il rencontra alors ^. Il mourut pendant qu'il était occupé à cette tâche, au siège de Marçon, le 21 juillet 987 6, laissant deux fils et une fille ^ : Foulque dit « Nerra » ^, né vers
1. Annales de Vendôme, dans notre Recueil d'annales angevines et vendômoises, p. 57 : u Idem (Illotharius) postmodum Hlotharingiam calumpniatus est; cujus cxpeditionibus Gosfridus, Andecavorum cornes, pater Fulconis ultimi, interfuit multique alii nostre etatis viri. »
2. Pour la présence au siège de Paris, voir Lot, Derniers Carolingiens^ p. 101 etsuiv. Sur la légende de Geoffroi Grisegonelle, voir iZ)ic/., p. i04- 105, et du môme, Geoffroi Grisegonelle dans Vépopée, dans la Romania, t. XIX, p. 377-393; mais tenir compte de la note 4 de la p. précédente.
3. Voir Lot, Derniers Carolingiens, p. 172, en faisant toutefois les réserves nécessaires (que nous justifierons plus loin, p. 9, n. 4) sur ce qui a trait à l'éducation de Foulque Nerra.
4. Voir au Cartul. de Saint-Aubin, éd. Bertrand de Broussillon, n*» 2, une charte où Geoffroi Grisegonelle s'intitule « Gautfrcdus, gralia Dei et senioris mei domni Ilugonis largitione, Andecavorum comes ». Cf. les textes cités par Lot, Derniers Carolingiens, p. 111, n. 1, et p. 116.
5. C'est ainsi que nous croyons devoir interpréter le texte de Foulque 1? Réchin, Chron, : « Et postea fuit cum duce Hugone in obsidione apud Marsonum, ubi arripuit eum infirmitas qua expiravit » (Chron, des comtes d'Anjou, p. 376).
6. Ibid, et Annales de Vendôme : « DCCCCLXXXVII. Obiit Gosfredus Andecavorum comes, pater Fulconis ultimi, XII kalendas augusti, in obsidione Marsonis super Odonem Rufinum facta » (Recueil d'annales amjev. el vendôm., p. 58), texte reproduit avec quelques variantes dans les annales angevines \llid, p. 2, 46, 85, 106, 117). On ignore qui est cet Eudo le Roux; quant à Marso, c'est, selon toute vraisemblance, Marçon, près Chàteau-du-Loir. l^Obituaire de Saint-Maurice d'Angers (voir Chron. des (^glisrs (/M/i/ow, p. 9, n. 4) reproduisait le texte des Annales de Vendôme. Par suite de fautes de lecture ou d'essais d'interprétation, deux manuscrits cités par M. de La Borderie, Histoire de Bretagne, t. II, p. 533, reproduisent aussi ce texte, mais en y remplaçant Marsonis^dir Ancenis.
1. Vu troisième llls, Geoffroi, enfant du premier lit, était moi*t avant 9S7. Voir Mabille, Introduction, p. lxx.