‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 28 sur 398 · Mabille, Introduction, p. lxx et suiv · texte numérisé non relu

Mabille, Introduction, p. lxx et suiv

3. Ibid. Maurice, comme Ta établi Mabille, paraît dans plusieurs chartes de Cluny à la fin du x* siècle : voir notamment le n^ 2484 du Recueil des chartes de Cluny publ. par A. Bei'nard et A. Bruel, t. II. Cf. E. Petit, Hist. des ducs de Bourgogne, t. V, p. 493. Pendant le règne de Foulque Nerra, Maurice est cité comme son frère dans deux chartes. Tune de 1002-1003, l'autre de 996-1005 {Catalogue d'actes, n«» 20 et 22). — Foulque Nerra et Ermengarde étaient nés d'un premier mariage avec Adèle de Vermandois ; Maurice, d'un second mariage conclu vers 978 avec Adélaïde, veuve de Lambert, comte de Chalon : voir Mabille, loc, cit., et les Généalogies angevines publ. par Poupardin {Mélanges d'archéologie et d'histoire de VÉcole franc, de Rome, t. XX, 1900, p. 206-208), n«» 2-5^ et celles de notre Recueil d'annales angevines et vendômoises, p. 49. Voir aussi Lot, Les derniers Carolingiens, p. 328-329. — Miss Kate Norgate fait de Foulque Nerra un fils d'Adélaïde de Chalon {England under the angevin kings, t. I, p. 136) : dans ce cas, Foulque n'eût pu naître avant 979 ; mais les textes s'y opposent (voir notamment Catalogue d'actes^ n«» 1, 2 et 3, et le passage précité de la Chron, de Nantes, XLIV, éd. Merlet, p. 129) et nous montrent, en outre, que Maurice n'était que le demi-frère de Foulque (voir notamment la notice du CartuL de la Trin. de Vendôme, éd. Métais, t. I, n^* 16-17, où il est parlé de Maurice seulement comme d'un cognatus de Geofîroi Martel, fils de Foulque Nerra).

4. On ne sait rien de l'enfance de Foulque Nerra, On a quelquefois affirmé qu'il avait fait son éducation à la cour des rois Lothaire et Louis V, mais en se fondant uniquement sur « la Chronique de Beaulieu », citée dans une histoire manuscrite de l'abbaye de Beaulicu-lcs-Loches de dom

. Galland (Salies, llist. de Foulques Nerra, p. 8, suivi par Lot, Les derniers Carolingiens, p. 162, n. 3, et p. 172. Cf. sur la « Chronique de Beaulieu », Salies, loc. cit., p. 132, n. a, et p. 495). Or, bien que la « Chronique de Beaulieu » n'existe plus et bien que nous n'ayons pas eu entre les mains le manuscrit de dom Galland, dont nous ignorons le propriétaire actuel, les extraits de la « Chronique » donnés d'après dom Galland par M. Archambault, dans son Histoire de r abbaye et de la ville de Beaulieu, au t. XI de la Revue de V Anjou (1874), p. 64-65, sont suffisants pour

sèment. Grâce à des circonstances exceptionnelles, cet état allait jouir pendant plus de soixante-dix ans d'une direction énergique et continue : Foulque Nerra allait, en effet, régner personnellement jusqu'au 21 juin 1040 ^, entreprenant et servi à souhait parla fortune jusqu'à son dernier jour, puis laisser comme successeur un fils déjà mûri par Fâge et l'expérience, Geoffroi dit « Martel » -, né le 14 octobre 1 006 ^ d'un second mariage avec la lorraine

prouver que le texte visé à été composé, au plus tôt, au xvii« siècle et qu'il devait être analogue au Chronicon Bellilocense rédigé en 1685 par le moine Yve Gaigneron (Bibl, nat., ms. lat. 12662, fol. 105-127). On n*en peut donc invoquer ici Tautorité. Nous ferons d'ailleurs remarquer que les chartes nous révèlent la présence de Foulque Nerra dans le comté d'Anjou en 974, 978, 985 {Catalogue d'actes, n»» 1, 3, 5).

1. Annales de Vendôme : « MXL... hoc ipso anno obiit Fulco comes, XI kalendas julii » [Recueil d'' annales angevines et vendômoises, p. 61), texte reproduit avec quelques variantes dans les annales angevines (ibid., p. 4, 46, H8) et dans la Chronique de Saint-Maixent {Chron, des églises d'Anjou, p. 393). Foulque le Réchin, Chron, : « Bis etiam Jérusalem adiit. In cujus secundo reditu rébus humanis excessit circa festivitatem sancti Johannis anno ab incarna tione Domini MXL » (Chron. des comtes d'Anjou, p. 377). Le fait est noté sous Tannée 1040 dans la Chronique en prose de Saint- Julien de Tours (Salmon, Recueil des chron. de Touraine, p. 231) et au XI des calendes de juillet dans les obituaires de Saint- Julien de Tours (Bibl. de Tours, ms. 1279, copie du xv« siècle d'un ms. ancien) et de la Trinité de Vendôme (Métais, Cartul. de la Trin. de Vendôme, [nouveau] t. IV, Vannes, 1900, p. 407).

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