Ibidem
5. Ibidem. — La Chron. de Nantes place la construction du château de Saint-Florent-le-Vieil avant la reconnaissance par Budic de la suzeraineté du comte de Rennes : de la sorte, c'est Foulque Nerra qui est censé avoir le premier rompu le contrat féodal en envahissant les domaines de son vassal. h'Hist. de Saint-Florent présente une version tout opposée : c'est Budic qui, le premier, a rompu le contrat féodal [contraria cœpit agere servus in dominum) et l'occupation de Saint-Florent-le- Vieil n'apparaît plus que comme un châtiment ou une précaution prise par le comte d'Anjou. Etant donné que Vllist. de Saint-Florent n'est pas favorable au comte d'Anjou, loin de là, et que, dans l'espèce, elle n'a aucune raison de dénaturer la vérité, c'est son l'écit qui semble devoir être préféré. — Quant à la tentative de Budic pour empêcher la construction du château,
tel crut un instant qu^il allait pouvoir regagner le terrain perdu : par suite de luttes intestines fort confuses, Hoël, comte de Nantes, se trouvant en état de rébellion contre le comte de Rennes Conan II ^, dut implorer Tappui du comte d* Anjou et, pour ce, le reconnaître comme suzerain ; mais GeofFroi ayant voulu abuser de la situation et s^emparer de Nantes, Hoël vint lui reprendre la ville ^. C'en était donc bien fait de ce côté de l'influence angevine.
elle. est signalée en ces termes par VHisi. de Saint-Florent {Chron, des égliêes d^ Anjou y p. 283) : « Quod Budicus cornes Nannetensis non aequanimiter ferens, cum exercitu advenit, puisque moz per pascua ad praedam concurrentibus, cum reliquis quantum ex burgo potuit incendit atque vastavit sicqiie discedens non quantum voluit malum peregit. » — Budic est mort en 1038.