Ibid,, XLVI, p. 134 et p. 135, note
5. Tout ceci ressort des chap. XLVI-XLVII de la Chron. de Nantes.
S2 LE COMTÉ d'aNJOU
son secours son suzerain Foulque Nerra ^, avait fini, se ravisant, par écouter les promesses de ses adversaires '*, La suzeraineté angevine s'était donc trouvée écartée de Nantes; mais Foulque Nerra avait pris ses précautions en s^établissant plus solidement dans les Mauges : à Montrevault ^vers Tan 1000^, à Montfaucon vers 1026*, et surtout en venant occuper le territoire de Sain t-Florent-le- Vieil, resté jusqu'alors englobé dans le comté de Nantes, et en y établissant une forteresse, dont Ëudic essaya en vain d'entraver la construction (1030 environ) ^. Geoffroi Mar-
Gautier, évêque de Nantes, fut constamment soutenu par les comtes de Rennes, dont il semble bien avoir été la créature.
1. Dès le début, Budic s'éfait reconnu le vassal du comte d'Anjou : « Nam comitis Fulconis saepe repetens curiam et servitium pro terris alodiis reddens... », est-il dit au chap. XLVI de la Chron. de Nantes^ éd. Merlet, p. 135-136, et VHist. de Saint-Florent (p. 282 des Chron, des églises d Anjou) s'exprime ainsi : «Denique Budicu.s, Nannetensium comcs, cumipseac sui praedecessores Andegavensiumcomitibus servire solerent... » — Il est donc tout naturel que Budic, menacé, ait fait appel à Foulque Nerra : voir Chron. de Nantes, éd. Merlet, p. 138 ; mais le texte restitué hypothétiquement par M. Merlet d'après la traduction de Le Baud ne nous semble pas tout à fait exact ; Le Baud a dû mal interpréter un passage voulant dire : Budic appela Foulque à son aide au nom de Thommage qu'il lui avait prêté. Sans cette interprétation, il y aurait contradiction entre les divers passages de la Chronique.
2. Chron. de Nantes, XLVII, éd. Merlet, p. 139 : « Et Budico latcnter promittens magna beneficiorum munera, eos pacificavit, ut, Fulcone Andcgavensi relicto, deinceps Namnetensem urbem ipsc Budicus ab Alano reciperet. »