Richard, loc cit., p
6. La répudiation est postérieure au 6 janvier 1049, date où Agnès paraît aux côtés de Geoffroi [Catalogue d'actes, n® 91) ; elle est antérieure au 15 août 1052, date où la nouvelle épouse de Geoffroi, Gréciede Montreuil- Bellay, est à Orléans avec son mari [Catalogue d'actes, n^* iii ci ii2).
7. Une charte du Livre noir de Saint-Florent de Saumur, fol. 81, se termine parées mots : « Actum publiée apud Montem Glisiacum, annoincarnationis dominicae millesimo quinquagesimo tertio, scilicet eodem anno quo Gausfridus cornes Andegavensium pugnaturus cum Willelmo comité cum magno exercitu Pictavorum pavescit eumdemque Willelmum metu pugnae perterritum sibi in amicitia copulavit. » Peut-être Airaeri ÏV de Thouars avait-il, lors de cette expédition, été Tallié de Guillaume Aigrel : ceci expliquerait la phrase où Foulque le Réchin dit que Geoffroi Martel combattit « cum Haimerico vicecomite Thoarcensi » [Chron, des comtes d'Anjou, p. 378).
8. Chron. de Saint-Maixent [Chron. des églises d'Anjou, p. 400) : « Anno MLVIII Willelmus,qui et Petrus cognomento Acer, adunato exercitu, vallavit castrum Murum simul et Gaufredum Martellum inclusit in eo. »
les préparatifs de l'assaut, Guillaume fut atteint d'une violente dysenterie ; il dut en hâte lever le siège et ne tarda pas à mou-
rir *
Pour rinstant tout au moins le danger était conjuré et le comte d'Anjou gardait lavantage.
Plus complets cependant furent les résultats de la politique angevine dans le comté de Vendôme. Le point de départ de cette politique fut le premier mariage conclu par Foulque Nerra, vers Tépoque de son avènement, avec Elisabeth, fille du comte de Vendôme Bouchard le Vénérable 2. Cette union ne dura qu'un temps fort court, la comtesse ayant trouvé la mort en Tan 1000, dans un terrible incendie ^; mais, à défaut d'un fils
1. Chron, de Saint-Maixent, loc. cit, : «... ubi iniando dum apiarct ad bellum exercitum dolorc disscnteric morbis percussus, reversus est infîrmus ; ex qua infîrmilate mortuus est, relinquens terrenum regnum. »
2. Cartul. de la Trin, de Vendôme, éd. Métais, n^ 6 : « Post Raina Idum pontificem, comitis Burchardi filium, remansit honor Vindocinensis in manu Fulconis consulis Andegavorum. Habuerat siquidcm sororem defuncti ponlifîcis uxorem, de qua nullum habuit filium, unam solummodo iiliam genuerat ex ea... » Cette fille de Bouchard le Vénérable, nous voyons dans une charte de 989 (n® 7 du Catalogue d'actes) qu'elle s'appelait Elisabeth (cf. les textes cités à la n. suivante). On a quelquefois placé le mariage de Foulque avec Elisabeth en 985, parce que cette année-là, au mois d'août, Bouchard se trouvait à Angers avec son futur gendre et avec Geo ff roi Grisegonellc {Catalogue d'actes, n» 5) : c'est l'opinion de Pétigny, Hist. archéoL du Vendômois, 2« éd., p. 242, n. 1, suivi par M. Bourel de la Roncière, dans son édition de la Vie de Bouchard le Vénérable par Eude de Saint-Maur (Coll, de textes pour l'étude et Venseign, de Chistoire), Introd., p. XII. Cette opinion nous paraît par trop hypothétique.
3. Annales de Saint-Aubin : a M. Prima inccnsio urbis Andegave, que evenit paucis diebus post combustionem comitisse Helisabeth » {Recueil d*ann, angev, et vendôm., p. 3), texte reproduit avec une erreur de date dans les Annales de Saint-Florent {ibid., p. 117). Une légende se forma de bonne heure pour expliquer cette mort; on la trouve dans VHist.de Saint- Florent deSauniur {Chron. des églises d'Anjou, p. 273) : « Fulco vero cal-
impatiemment attendu par les jeunes époux ^, une fille, Adèle, en était née ^. Mariée à Boon '^, fils, semble-t-il, du comte Landri de Nevers ^, elle se trouva en 1016, à la mort de Tévêque de Paris Renaud, fils et successeur de Bouchard le Vénérable, la seule héritière du comté de Vendôme : elle transmit ses droits à son fils aine Bouchard, et comme il était mineur, lui donna pour bail son propre père, le comte d^ Anjou ^.
Foulque Nerra exerça donc Tautorité pendant plusieurs années dans le comté de Vendôme. Mais il n'apparait pas dans les documents, contrairement à ce que les historiens admettent d'ordinaire ^, qu^il ait fait pour l'obtenir violence à sa fille ou qu'il ait
lidus ingénie, cum Elysabeth conjugem suam Andegavis, post immanc praccipitium salvaiam, occidisscl ipsamque urbcm, paucis dcfcndcntibus, flammarum inccndiis concrcmassct... »
1. Voir le préambule de la charte n° 7 du Catalogue (Pactes (989) : « Ego quidcm Fulco, Dei nutu Andecavorum cornes... pro remedio animae gonitoris mei Gaufridi atque genetricis meae Adelae seu animae meae atque Helisabeth, uxoris meae, et ut Deusomnipotens, per intercessionem piissimi confessons Martini, nobis filios tribuat, qui post nos haereditari possint... » /
2. Voir le texte cité ci-dessus, p. 62, n. 2, et CartuL de la Trin, de Vendôme, 6d, Métais, n® l,où il est dit que la mère de Bouchard le Chauve de Vendôme s'appelait Adèle ; voir aussi la n. suivante.
3. Cartul. de la Trin. de Vendôme, éd. Métais, n« 6 : « liane itaque Fuiconis comitis (iliam, neptem videlicet suam, defunctus praesul in vita sua cuidam potenti longius manenti conjugio tradiderat. » Le nom de ce puissant seigneur, Boon le Bourguignon, est donné par une charte attribuée à Geoffroi Martel, fort suspecte quant à sa forme, mais assez exacte quant au fond {Catalogue d'actes, n« 96) : « Cum vero nepoti meo Fulconi honorem Vindocinensem, quem patri ejus Bodoni cuidam Burgundioni pater meus Fulco cum filia sua, sorore mea Adela... ante contulerat, etc. » Boon et Adèle eurent quatre fils : les deux aînés furent Bouchard le Chauve et Foulque TOison {CartuL de la Trin, de Vendôme, n» 6).
4. On sait par une charte {Ilistor. de Fr., t. XI, p. 418, n. a) que Landri de Nevers eut un fils nommé Boon et nous avons vu (n. précédente) que le mari d'Adèle était bourguignon. Landri aurait eu d'ailleurs, d'après VOrigo comitumNivernensium, plus d'une attache avec l'Anjou: voir F. Lot, La chanson de Landri, dans la Romania, t. XXXII, 1903, p. 9.
3. Voir les notices n»* l et 6 du CartuL de la Trin, de Vendôme, éd. Métais.
6. Voir surtout Pétigny, Iliat, arrhéoL du Vendômois, 2« éd., p. 257, et Pflster, Robert le Pieux, p. 243.
jamais considéré ce comté, dont la garde lui était confiée, comme quelque chose de plus qu'une possession temporaire K Toujours est-il qu'il le remit entre les mains de Bouchard dès que ce dernier eut atteint sa majorité ^.
Mais les liens qui unissaient le Vendômois à TAnjou allèrent se resserrant tous les jours : chaque progrès de Foulque en Touraine rendait le contact plus étroit; en outre, Bouchard, quoique majeur, n'en continuait pas moins à prendre, à Toccasion, conseil de son grand-père ^. Il sentit bientôt le besoin de se procurer une protection plus effective * : du consentement de sa mère
1. Voir, par exemple, le n® 1 du CartuL Trin. de Vend., éd. Métais : « Post cujus mortem, Fulco, Andegavorum cornes, honorem Vindocini in manu custodiendum recepit deditque Villam Ëpiscopi totam, sicut tencbat, Ilamelino, patri Walterii, tali convenienlia ut eam solununodo tenerel usque ad tentpus quo haeres naturalis honorem reciperet, »