‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 50 sur 398 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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5- Actus pontif, Cenomannis in urbe degentium, éd. Busson et Ledru, p. 364. — Cf. Imbart de la Tour, Les élections épiscopales dans V église de France, p. 268.

6. Geoffroi Martel a, en effet, lutté à deux reprises contre Gervais : une première fois, du vivant de son père, une seconde, après la mort de Foulque. Sur cette première lutte, voir le n® 62 du Cartul. de la Trin. de Vendôme, éd. Métais : « In guerra priori ({uam idem comes (Gosfredus^l

contraignit à faire la paix et à lui céder quelques domaines ^ Gervais, triomphant, s'empara de la personne de Herbert Bacon, qu il relégua dans un monastère, et fit son entréeau Mans (1038) ^ : le jeune Hugue III tombait du même coup dans sa dépendance.

On pouvait donc croire que c'en était fait dé Tinfluence angevine dans le Maine ; mais ce fut une illusion de courte durée. En effet, sitôt la conquête de la Touraine achevée, Geoffroi Martel s'employa tout entier k la soumission du puissant baron qu'était Tévêque Gervais, seigneur de Château-du Loir ^. L'évêque ayant, pour bien affirmer son indépendance, et probablement pendant que Geoffroi était parti en Italie ^,

contra Gervasium episcopura... habuil » ; ibid., n* 68, on voit Geoffroi obligé de traiter avec Gervais et d'en passer par les conditions que celuici lui impose, parcequ'il est a occupatus ex dissensione paterna. » — Sur cette lutte entre Geoffroi Martel et son père, voir ci-dessus, p. 58.

1. Voir le n° 68 du Carlul, de la Trin. de Venc/., éd. Métais : « Quando pacem fecit Goffridus cornes cum Gervasio episcopo post invalitudinem illam quam ex fractura coxe apud Vendocinum decubuerat, coactus est donare illi aliqua suorum hominum casamenta, hoc est Salomonis de Lavarzino et aliorum quorumdam ; non autem voluntaria donatione sed coacticia, eo quod idem Gervasius rébus comitis multis impedimentis obstaret, videns illum occupa tum ex dissensione paterna. » La paix de Geoffroi Martel avec Gervais est donc antérieure à la paix qu'il fit avec son père : ceci est confirmé par le n® 15 du même CartuL, qui prouve que la paix était faite en 1039.

2. Actus pontif. Cenomannis in urbe degenlium, éd. Busson et Ledru, p. 365 : a Quod cum audisset Gervasius praesul, concilium iniit cum parochianis et heroibus terrae, dicens illis ut exheredarent illum Bachonem forasque civitatem projicerent et rectum haeredem, Hugonem videlicet, Ilerberti filium, bonac indolis adolescentcm omnino in honore exheredarent ; quod et factum est. Hugone autem apicem comitatus adepto, monachus effectus est Ilerbertus Baccho. » La date de 1038 ressort de cette phrase des Actus pontif. Cenomann., éd. cit., p. 365 : a Herbertus cornes, cognomine Bacco... per duos annos aditum intrandi prohibuit ei (Gervasio) », ce qui correspond aux années 1036-1038.

3. Voir en particulier, outre les Actus pontif . Cewoma/i/i., la charte de fondation du prieuré de Saint-Guingalois de Chfttoau-du-Loir, aux Archives de la Sarthe, H 361, n» 1.

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