‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 54 sur 398 · Voir ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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3. Guillaume de Poitiers, ioc, cit. y p. 80 ; Guillaume de Jumièges, VII, chap. 7(Bibl. nat., ms. lat. 2769, fol. 105 ro), ch. 18 de la dernière rédaction (//îji^ de Fr,, t. XI, p. 44), complète ici Guillaume de Poitiers.

4. Ibid, — Nous avons vu que le siège de Domfront par Guillaume le Bâtard s'était prolongé pendant Thiver, ce qui fournit à Guillaume de Poitiers (Hist, de Fr., t. XI, p. 79) Toccasion d'admirer Tendurance de soA héros. On ne peut, à cause des événements suivants, placer la prise de Domfront plus tard que la .fin de Tan 1049, et, d'autre part, la placer pendant l'hiver 1048-1049 ne permettrait pas d'expliquer la retraite subite de Geoffroi Martel. Le plus vraisemblable nous semble donc de supposer que les faits de guerre survenus autour d'Alençon et de Domfront ont occupé l'été, l'automne et le début de l'hiver de Tan 1049. Ce 'n'est là toutefois qu'une vraisemblance, et l'on verra que malheureusement nous en sommes réduits là à peu près pour toute la guerre.

5. Anselme, Historia dedicadonis ecclesiae S, Remigiiy dans Migne, Patrologie /a/., t. CXLII, col. 1423, et dans les Hist, de Fr., t. XI, p. 465c-d : les conseillers du roi lui font valoir, pour empêcher l'ouverture du concile de Reims, qu'il y a lieu de marcher contre « quibusdam viris potenlibus dominationis ejus jugum detrectantibus terrasque et castella quaelibet ab ipsius dominatione abalienantibus » et qu'il lui faut « principes sues et totius exercitus sui potentiam commovere in rebelles ». C'est M. Schwabp {Studien zur Geschichie des ztveilen Abendmahlstreits, p. î»6) qui a le premier, à notre connaissance, eu l'idée d'utiliser ainsi ce passage: la convocation au concile de Reims, rejetée par le roi sous le prétexte

rendu maître de Sainte-Maure*; Geoffroi Martel avait, à cette nouvelle, comme nous Tavons dit, brusquement quitté le Maine pour marcher à la rencontre de ce nouvel adversaire. Le roi se retrancha dans Sainte-Maure ^ et une lutte s'ensuivit, sur laquelle nous ne possédons malheureusement aucun rensei* gnement^.

La situation de Geoffroi Martel était critique : le pape l'avait excommunié pour sa conduite envers Tévéque Gervais*; un concile réuni à Tours, devant lequel le comte avait fait comparaître ce dernier et avait tenté de se justifier, paraissait n'avoir point abouti^ ; Château-du-Loir avait résisté à tous les assauts^ ; les Manceaux, sous la conduite de leur comte, étaient euxmêmes soulevés 7. Par bonheur, le 26 mars 1051 (?), le comte

qu'on vient de lire, est de septembre 1049 ; d'où la date que nous donnoixs pour le début des hostilités.

1. C'est ce que suppose le siège soutenu par le roi dans Sainte-Maure : voir la n. suivante. •

2. Une charte copiée dans la Coll. dom Rousseau, vol. XII *, n° 6740, d'après le Cartul. tourangeau de Marnioulier^ fol. 120 i^, et publiée dans le Cartulaire de Noyers^ éd. Chevalier, n° 479, relate la mort de Hugue le Bourguignon survenue devant Sainte-Maure, alors que la place « a rege teneretur et a Gausfrido comité obsideretur ».

3. Nous savons seulement qu'à une date indéterminée une bataille était imminente, grftce à cette phrase d'une charte de Marmoutier : « In diebus quibus imminebat pugna inter HeinricumregemetGausfredum comitem... » (Archives de Maine-et-Loire, fonds de Marmoutier, prieuré de Saint- Gilles-du-Verger, n° 3, orig.). Foulque le Réchin parle sans préciser, dans sa chronique, de la guerre soutenue par Geoffroi Martel « cum Gallis » [Chron. des comtes d'Anjou^ p. 378) et Guillaume de Poitiers dit seulement que Geoffroi « vexavit Franciam universam, régi rebellans » {Hist, de Fr,, t. XI, p. 79 A.).

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