Actus poniif, Cenomann,, éd. Busson et Ledru, p
7. Voir la lettre déjà citée de Geoffroi Martel à Léon IX : « Et lamen paci consulens publicae et quieti meaeque prospiciens saluti et incolumitati, levare vinculis et carcere formidabam immanissimum hominem animaesuaeinrevocabiliterhostem, divina et humana promiscua habentem, propter ingruentia mihi undique bella et maxime propter ipsorum Cenomanensium rebellionem, qua me injustissime impugnabant. Sed
Hugue mourut ^, et les Manceaux, privés de chef et las de combattre, préférèrent traiter : Geoffroi Martel entra par une des portes du Mans, où il fut reçu à bras ouverts, pendant que la veuve de Hugue, Berthe, éplorée, était chassée par une autre et réduite à se sauver en Normandie avec son (ils Herbert et sa fille Marguerite 2. Gervais, découragé, consentit alors, pour obtenir son élargissement, à en passer par les conditions que Geoffroi voulut lui imposer : il abandonnait Château-du-Loir pour sa rançon ^ et s'engageait à rester sous la garde d'un seigneur de son choix, tant que la lutte durerait entre le comte et le roi, et à observer la neutralité dans la suite; à ces conditions, une fois la paix faite, Geoffroi promettait de le laisser reprendre possession de son siège épiscopal ^.
postquam comiti ipsorum, qui a fidelitate mea dcfeccrat, . . . » (Sudendorf, Berengarius Turon., p. 214, n» 8).
1. Le quantième de sa mort (26 mars) est donné par le Martyrologe de r église du Mans (Bibl. du Mans, ms. 244, fol. 47) : « VII kalendas aprilis. Hic obiit Hugo cornes, Herbcrti filius etc. » Cette mort, d'autre part, est antérieure à la mise en liberté de Gervais : le fait est formellement attesté par les Aclus, éd. Busson et Ledru, p. 366, et par la lettre précitée de Geoffroi Martel au pape Léon IX (Sudendorf, p. 214, n^ 8). Or nous allons voir que la mise en liberté de Gervais est elle-même antérieure au 15 août 1052, c'est dire que la mort du comte Hugue est du 26 mars 1052 au plus tard. Diaprés la lettre précitée de Geoffroi Martel, Hugue n'étant mort qu'après le concile de Tours devant lequel Gervais comparut vers le milieu de Tan 1050 au plus tôt, on ne peut hésiter, semble-t-il, qu'entre le 26 mars 1051 et le 26 mars 1052. Enfin, comme entre la mort du comte Hugue et le 15 août 1052 il s'est écoulé un temps suffisant pour que Gervais fût mis en liberté, pour qu'il s'enfuît en Normandie et y fomentât une nouvelle guerre, la date du 26 mars 1051, qui est d'ailleurs la date traditionnelle, paraît de beaucoup la plus vraisemblable.