Voir Catalogue d'actes. Actes faux, n
5. C'est ce que prouve à Tévidence la série des chartes du Livre noir de Saint'Maurice d'Angers. M. le chanoine Urseau se propose d'ailleurs de donner en tête de l'édition qu'il prépare de ce cartulaire la liste des dignitaires du chapitre cathédral d'Angers au xi" siècle. Nous y renvoyons par avance.
6. D^ailleurs, Allcaume, qui écrit à la place d'Audemand, remplit le même office en 970 {CartuL de Saint-Aubin, n° 21). Cet Audemand est exactement dans les mêmes conditions que Bertin, scribe d'une charte souscrite par Geoffroi Grisegonelle (comme dans Texemple cité par M. Beau temps- Beaupré, où la charte n'est pas rendue au nom de Geoffroi lui-même) en 973 : « Bertinus monachus scripsit hanc cartam » (CartuL Saint-Aubin, n*» 131). Ce Bertin est expressément désigné comme chancelier du monastère dans une charte de 970 (ibid., n» 40). C'est encore le cas d'Amauri, moine de Saint-Aubin, écrivant une charte de Tan 976 que Geoffroi Grisegonelle souscrit (CartuL de Saint-Aubin, n® 211, et cf. ibid, y n® 394: ann. 91't). Cf. les moines-scribes Jean {CartuL de Saint-Aubin, n«» 18, 285, 859: ann. 964, 966, 969) et Ongier (ibid., n»» 232, 282: ann. 977).
Martel, il est vrai, ont eu des chapelains ^ qui auraient pu, suivant un usage fréquent, que nous retrouverons en Anjou même un peu plus tard 2, être en même temps préposés à la chancellerie ; mais aucun texte ne le montre, et de personnage qualifié « chancelier du comte », on n'en trouve point avant le dernier tiers du xi® siècle^. Foulque Nerra et Geoffroi Martel faisaient simplement rédiger leurs actes par les scribes ou les chanceliers des églises et des monastères ^ et c'est seulement tout à fait à la fin du règne de Geoffroi Martel que, semble-t-il, Tusage du sceau s'introduisit à la cour angevine •^; dans ces conditions, un chancelier eût été bien inutile.
Si nous passons maintenant en revue le personnel de V « administration locale », nous y découvrons la même évolution que nous savons signalée en parlant du personnel de V « administration centrale ».
1. Nous connaissons, sous Foulque Nerra, Baudouin, qui fut plus tard, aumônier de Saint-Aubin d'Angers [Cartul. de Saint-Auhin, éd. Bertrand de Broussillon, n® 7), et sous Geoffroi Martel, Bernard ou Bernaud, cité notamment dans une charte du i^^ CarluL de Saint-Sergej n° 37 (copiée dans le ms. de la Bibl. nat., lat. 5446, p. 248).