‹ Le comte d'Egmont et le comte de Hornes (1522-1568) d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 12 sur 187 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Guerre de 1557 arec la France — Lamoral d’Egmont nommé capitaine-général des cherau-légers.

— Par son initiative et sa brillante valeur il détermine la grande victoire remportée prés de Saint-Quentin. — En 1558, il est chargé de défendre la Flandre maritime. — Victoire qu'il remporte sur le maréchal de Termes à Gravelines. — Le comte de Hornes dans le Luxembourg.

— Paix de Câteau Camhrésis du 3 avril 1559. — Marguerite d’Autriche, duchesse de Parme, devient gouvernante des Pays-Bas. — Ce choix contrarie le comte d'Egmont, le prince d'Orangc et leurs amis. — Rivalité entre les seigneurs des Pays-Bas et les grands d'Espagne. — Sac ri lices de la noblesse des Pays-Bas pendant la guerre contre la France.— Le comte d’Egmont est nommé conseiller d'Élat et gouverneur de la Flandre et de l’Artois. — Méfiance de Philippe H. — La consulte. — Le comte de Hornes est nommé amiral-général de la mer et invité à suivre le roi en Espagne. — Mécontentement du comte de Ilornos; dettes qu’il a contractées pour servir Charles-Quint et son fils. — Froideur entre le comte de Hornes et Granvelle, évêque d’Arras. — Philippe II, avant de s'embarquer pour l’Espagne, exprime au comte d’Egmont son mécontentement au sujet des instances faites par les Etats-Généraux poor obtenir l’éloignement des troupes espagnoles laissées dans les Pays-Bas.

Lorsque, en 1557, les Français, rompant la trêve conclue à Vaucelles le 5 février de l’année précédente, se disposèrent à envahir les Pays-Bas, ils n’eurent point d’adversaire plus redoutable que le comte d’Egmont. Par lettres patentes du l” r septembre 1556, ce valeureux officier avait été établi chef et capitaine-général de tous les chevau-légers levés aux Pays-Bas. Il servit en cette qualité dans l’armée commandée en chef par Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, armée recrutée dans tous les pays qui obéissaient à Philippe II, mais où dominaient cependant les troupes belges, ayant à leur tête ou dans leurs rangs les plus grands seigneurs et l’élite d’une nombreuse et vaillante noblesse. Le comte de Hornes, élu en même temps que le prince d’Orange chevalier de l’ordre de la Toison d’or

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