‹ Le comte d'Egmont et le comte de Hornes (1522-1568) d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 171 sur 187 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

des mémoires devant servir à l'instruction de son conseil (1). » Les enquêtes, dans la cause du comte de Hornes, furent également partiales et irrégulières. On refusa aux défenseurs de l’un et de l’autre prisonnier communication des points sur lesquels les témoins devaient être interrogés ainsi que la connaissance de leurs dépositions (2). D’un autre côté, les avocats du comte de Hornes ayant invoqué, comme les défenseurs du comte d’Egmont , les privilèges de la Toison d’or, furent également déboutés de leur prétention. Pour tout dire, le comte de Hornes, de même que son compagnon de captivité, vit sa défense paralysée et ses droits méconnus.

Les deux nobles prisonniers étaient condamnés depuis longtemps et d’une manière irrévocable. Philippe II n’eut aucun égard aux prières de l’empereur Maximilien II et d’autres princes de l’Allemagne. Tandis qu’il enjoignait au duc d’Albe de bâter le procès des deux seigneurs, il déclarait à l’ambassadeur impérial qu’il n’agirait jjoint autrement, alors même qu’il risquerait la souveraineté des Pays-Bas et que le ciel viendrait à tomber sur sa tête.

(1) De Provyns à la comtesse douairière de Hornes, 6 mars 13G8, dans le Supplément aux guerres civiles, etc., t. I", p. 233.

(2) De Provyns à la même, 9 avril 1568. Ibid., 1. 1", p. 238.

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