‹ Le comte d'Egmont et le comte de Hornes (1522-1568) d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 54 sur 187 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Le comte d’Egmont arrive à Madrid. — Philippe II le reçoit avec une bienveillance extraordinaire. — Entretiens du comte d’Egmont avec le roi; faveurs personnelles qui lui sont accordées. — Le comte insiste pour obtenir l'adoucissement ou le retrait des édits de Charles- {juint contre les hérétiques. — Dissimulation de Philippe II ; il fait certaines promesses au comte d*Egmont. — Retour du comte à Bruxelles — Rapport verbal au conseil d'État. — Lettre du roi au comte de Homes. — Les évéques et d’autres délégués, désignés par la régente, sont d’avis de ne rien changer aux édits de Charles-Quint. — Protestations du comte d’Egmont et de ses amis. — Dépêches de Valladolid en contradiction avec les assurances données par Philippe II au comte d’Egmont. — Désappointement et irritation de ce seigneur. — Paroles amères qu’il adresseà la régente et au conseil d'Artois. —Lettre à Philippe II du 18 juillet 1565. — Insinuations contraires des espions du roi d’Espagne. — Réunion des principaux seigneurs à Vianen. — Silence prolongé de Philippe II. — La régente communique enfin au conseil d’État des dépêches du 17 octobre 1565 par lesquelle» Philippe prescrit le maintien de l’Inquisition, etc. — Vive indignation des principaux seigneurs. — Lettre de Philippe II au comte d’Egmont. — Entretiens intéressants du comte avec Guzman de Silva, ambassadeur en Angleterre, et avec le secrétaire de la duchesse de Parme. — Rivalité entre Sabine de Bavière et Anne de Saxe. — Délibérations du conseil d'État sur les derniers ordres du roi. — Conduite du comte d’Egmont. — Il achète la baronnie de Gaesbeke. — Le comte de Homes, retiré à Weert, envoie en Espagne son secrétaire Alonse de Laloo ; instructions de cet agent. — Ingratitude de Philippe II envers le comte de Hornes. — Le comte d’Egmont inspecte les places frontières de son gouvernement.

Le 1" février, le comte d’Egmont, ayant reçu le sauf-conduit de la cour de France, quitta Cambrai et se dirigea vers Paris, où le maréchal de Montmorency lui lit très bon accueil. Au commencement du mois de mars, il arriva enfin à Madrid.

Le voyage de ce capitaine illustre était l’objet de tous les entretiens (1). Philippe II avait d’ailleurs ordonné que le comte

(1) Matthias Koch. Quelle» sur geschiclue des Kaisers Maximil ïan II, etc. (Leipzig, 1857), p. 135.

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