‹ Le Comté de Bar des Origines au Traité de BrugesChapitre 39 sur 57 · La famille des châtelains de Mousson est moins · texte numérisé non relu

La famille des châtelains de Mousson est moins

connue et moins importante que celle des châtelains de

de Bar ont possédé Han-sur-Meuse en 1135. Cf. A. Lesort, Cart. de Saint- Mihiel, n° 80. |

(1) Bibl. de Bar-le-Duc, fonds Servais, an. 1333.

(2) Meuse, Bar-le Duc, Ancerville.

(3) Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.

(4) Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.

(5) Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.

(6) Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.

(7) Hérméville, Meuse, Verdun, Étain.

(8) Meuse, Verdun, Étain. Il faut y ajouter les fiefs de Linay (Ardennes, Sedan, Carignan) et de Villay (Villers-devant-Orval, Belgique) qu'il tient en partie du comte de Bar, en partie du comte de Chiny.

(9) Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt.

" Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.

11) Meuse, arrondissement et canton de Bar-le-Duc.

ee Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.

(13) Meuse, Bar-le-Duc, Revigny. Remarquons que les châtelains de Bar étaient vassaux des comtes de Champagne; il y eut même de graves contestations à ce sujet. Vers 1210, Geoffroy de Louppy, maréchal de Champagne, Girard de Sarnay et Itier de Magnicourt se portèrent garants vis-àvis de la comtesse de Champagne : 1° que le châtelain de Bar réparerait les torts qu’il avait faits à celle-ci en recevant Henri Mauclerc et en prenant les chevaux de Raoul de Loisy; 2° qu'il observerait l'arbitrage qui déciderait si Vroil et Bettancourt étaient des alleux ou relevaient de la comtesse. Par la suite le châtelain de Bar fut reconnu parmi les vassaux de Champagne et dut deux mois de garde au château de Vitry ; A. Longnon, Documents relatifs au comté de Champagne, t. I, fiefs, 5e partie,

nos 3648, 3649, 403, 3170.

Bar. Elle apparaît en 1080 avec Thiébert, mentionné jusqu’à la fin du règne de Sophie (1). Il a pour successeur son fils Garin (2), peut-être frère d'Harouin de Ne 1. Garin occupe sa charge au moins jusqu’en 1145 (4), il eut quatre fils : Geoffroy I‘ qui lui succéda, Denis Pierre et Guérin ®) et un petit-fils Geoffroy II (5) qui se retira moine dans l’abbaye de Trois-Fontaines (6) avant 1189 (1. À Geoffroy II succéda son frère Thierry, qui occupa la charge jusqu’en 1209 (8. C'est lui qui assista le comte Henri I® à ses à moments et qui rapporta en Europe ses dernières volontés (9). Il eut sans doute pour successeur ce Faucon de ne pour qui Simon de Joinville se porta caution de deux cents livres vis-à-vis du comte de Champagne en 1222 (10), Garnier qui semble lui avoir succédé est beaucoup mieux connu. Il apparaît pour la première fois en mars 123711), il fut l'un des exécuteurs testamentaires de Henri I (2?) et garant de son fils dans les engagements que celui-ci prit en août 1240 vis-à-vis de l’évêque de Verdun {t3). Nous le rencontrons ensuite dans divers actes; en avril 1248, il donne à l’abbaye de Saint-Mihiel les péages de cette ville (1#, Il vécut jusqu'en 1260 et donna en mourant quelques biens

(1) A. Lesort, Cart. de Saint-Mihiel, n° 41 : « Tiebertus Montiacensis cum Warino filio ».

2) Garin a succédé à son père avant 1102.

(3) A. Lesort, Cart. cit., n° 46 : « Haruinus de Montiaco ». (4) A. Lesort, Cart. cit., n° 90.

(5) B. N. mss. Coll. Champagne, 45, f° 78 r°. (6) A. Lesort, Cart. eit., n° 90 : « Warini et Joffredi nepotis ejus ». (7) C'est ce qui résulte du testament d'Henri Ie. A. M. B. 228,

(8) A. M. H.Saint-Mihiel, 6 ct.

(9) A. Meurthe-et-Moselle. B. 620, f° 1

(10) Longnon, Documents relatifs au comté de Champagne, t. I. Fiefs, 6e partie, n° 3795.

11) A. Lesort, Les chartes du Clermontois, n° 16. 12) N. de Wailly, Not. des mss., t. 28, n° 17. 13) N. de Wailly, op. cit., n° 20. | 14)

( ( ( (14) À. M. H. Saint-Mihiel, 3 B 7

à l'abbaye de Sainte-Hoïlde (1). Il eut pour successeur son fils Renaud en 1261 (2, puis son petit-fils, Geoffroy HI qui vendit au comte de Bar sa maison de Mousson (6), et ses fiefs

de Gussainville (4), son fils Geoffroy IV le Petit le remplaça vers 1280 (5).

Le château de Saint-Mihiel construit par Sophie a eu pour premier titulaire, en 1090, Renaud. Renaud était fils d'Harouin (6). Il] a eu pour successeur après 1106 (0) et jusqu'en 1146 Garnier (8), dont le frère s'appelait Renaud (®), ce qui laisse supposer que Garnier est le fils du premier Renaud. Garnier a eu pour successeur à son tour Poince(!0), frère de Hugue de Saint-Mihiel (11). Poince vécut jusqu’à la fin du xu° siècle. Nous ne connaissons aucun châtelain de Saint-Mihiel au xur° siècle ; par contre, nous savons que les péages de cette ville, qui précédemment appartenaient au châtelain, étaient passés entre les mains du châtelain de

(1) A. Jacob, Cartulaire de Sainte-Hoïlde, n° 5. — Confirmation de janvier 1261.

(2) B. N. fr. 11853, f° 135.

(3) En juin 1270, B. N. fr. 11853, f° 196.

(4) En février 1279, B. N. fr. 11853, fo 199.

(5) N. de Wailly, Not. des mss., t. 28, p. 241. — Un Pierre de Mousson est signalé en 1248 comme vassal de Garin de Nonsard et du comte de Bar. B. N. fr. 11853, f° 84 re,

(6) Il y a du temps de Sophie et de ses deux premiers successeurs au moins trois Harouin. L’un est appelé une fois Harouin de Bar, l’autre, une fois, Harouin de Mousson. Ni l’un, nil’autre n’apu être lepère de Renaud, car tous deux sont nommés dans des actes en même temps que celui-ci. Cf. A. Lesort, Cart.de Saint-Mihiel, n° 45 : « Haruinide Barro... Haruini et Raynaldi filii ejus » — loc. cit., n° 46 : (« Haruinus de Montiaco, item Haruinus, Rainaldus ». — Il s’agit sans doute d’un troisième Harouin, souvent désigné « Harvinus » ou « prepositus Harvinus » et qui peut-être a été prévôt de Saint-Mihiel.

(7) A. Lesort, Cart. de Saint-Mihiel, n° 61.

(8) A. Lesort, op. cit., n° 90.

(9) A. Lesort, op. cit., n° 90 : « S. Garneri, castellani de St-Michaele et Raynaudi fratris ejus ».

(10) Poince apparaît entre 1172 et 1197. Cf. Cart. de Saint-Mihiel, p. 383, n. 5.

(11) Sur Hugue, Cf. A. Lesort, op. cit., p. 361, 380-381.

Mousson. Comme les châtelains de Mousson portent des noms identiques, Garnier, Renaud à ceux des châtelains de Saint-Mihiel du xn° siècle, on peut supposer qu'ils sont de la même famille et qu'au xi° siècle, les deux châteaux avaient le même titulaire et probablement aussi Toulon ().

Nous ne connaissons que deux des châtelains d’Amance au temps où cette forteresse appartint aux comtes de Bar, Becelin qui vécut sous Renaut IT ® et André qui fut contemporain d'Henri [‘ (@). Tous deux étaient vassaux de l'abbaye de Gorze. La famille se perpétua sous les ducs de Lorraine et en octobre 1286 André d'Amance, sire de Biencourt, devint homme lige du comte de Bar 6).

Au xur° siècle, Stenay eût aussi des châtelains; Henri, vassal de Jacque de Cons promet au comte de Bar de: garder jusqu’au retour de celui-ci ses droits sur le moulin de Stenay (4. Ce châtelain possédait la moitié des fours et des moulins et le quart du tonlieu. Lors de l’affranchissement de Stenay ses droits y furent réglés (5). Il était peut-être fils de ce Renaud de Stenay qui eut de graves contestations avec l'archevêque de Reims en 1234 (6). Nous ne savons si Aubert de Stenay (7) et ses fils Aubert et Thierry appartenaient à la même famille. Il existe aussi une famille connue sous le nom de l'Hermitte, Jacques qui fut le châtelain de Stenay en 1259, son fils Jeannot et son petitfils Jacques, seigneur de Vaubecourt dans la première moitié du xrv° siècle ().

Quant aux châtelains de Briey, ils existaient déjà du temps où la comtesse Mathilde possédait Briey. Albert qui vivait en 1076, semble avoir été le premier du nom; il était frère de Jean, châtelain de Thionville et de

(1) Commune de Lixières, Meurthe-et-Moselle, Nancy, Nomény. (2) A. d'Herbomez, Cart. de Gorze, n°S 189 et 207.

(3) N. de Wailly, Not. des mss., t. 28, n° 262.

(4) À. Lesort, Chartes du Clermontois, n° 18.

(5) A. Lesort, op. cit., n° 24.

(6) A. Lesort, op. cit., n° 15.

(7) A. Lesort, op. cit., n° 108.

(8) A. Lesort, Les archives du Musée Condé, p. 193.

l'évêque Richer de Verdun (). C’est de Jean de Thionville que semblent descendre les châtelains de Briey (?). Les plus connus furent Huard de Briey qui fut témoin en 1189 de la constitution du douaire d'Ermesinde de Luxembourg 6), Barthélemy de Briey qui vivait sous le comte Henri I‘ (#), Herbrand de Briey, vassal de Thiébaut IT 5, Erard de Briey (6, Jean de Briey, seigneur d’Affleville (7), Jean, Henri, Geoffroy, Jacquemin et Adam qui vivaient sous Thiébaut Il et sous Henri III (8),

(1) Dom Calmet, t. I, col. 1164.

(2) La généalogie de la famille de Briey a été dressée par Lainé. P. L. Lainé, Généalogie de la maison de Briey, Paris, 1843, in-8°, 140 p. Une seconde édition porte le titre : Généalogie de la maison de Briey, par P. L. Lainé, revue et continuée jusqu’à nos jours par le comte Michel de Pierredon, Paris, 1911, 178 p. On ne doit la consulter qu'avec les plus expresses réserves, car dans ces sortes d'ouvrages, les moindres hypothèses prennent le sens d’absolues certitudes.

(3) A. Meurthe-et-Moselle, B. 590, f° 1.

(4) B. N., fr. 7025, fes 122, 123.

(5) Herbrand était père d'Olry le Moine seigneur de Landres qui rendit hommage pour cette terre le 25 août 1275. B. N., fr. 11853, fo 201, il avait rendu hommage pour ses autres terres le 3 février 1271, ibidem. :

(6) A. Meurthe-et-Moselle, B. 590.

(7) B. N., fr. 11853, f° 88.

(8) B. N., fr. 4881, f° 2296 et sq.

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