‹ Le Comté de Bar des Origines au Traité de BrugesChapitre 43 sur 57 · L) BONE · texte numérisé non relu

L) BONE

(2) B. N. fr. 11853, fo 176.

(3) B. ie r nee fo 143.

(5) B:N. fr. 11853, f° 145.

(6) Re Brouennes, Meuse, arrondissement et canton de Montmédy. A. Lesort, Chartes du Clermontois, n° 98.

(7) Jeantin, Chron. d'Ardenne, I, p. 263. L

(8) B. N. fr. 11853, fo 137 v°

(9) Belgique, Luxembourg, Neufchâteau.

(10) Neufchâtel-en-Ardenne ou Neufchâteau, chef-lieu d'arrondissement

du Luxembourg.

(11) Peut-être Musson, proche Virton. B. N. fr. 11853, f° 141. (12) B. N. fr. 11853, f° 141.

Chiny, avec l'autorisation de son père, le comte Arnoul (1), cède à Thiébaut IT l'accompagnement du ban d'Etalle, Horcisart, Orsinfaing, Villers-sur-Semoy, le ban de Rulle, le ban de Viez Habay @); par contre Thiébaut lui quitte ce que Robert de Mussy lui avait donné à Virton, à Ethe (3), à Robertmont (4) et à Beaumont 6). Le 23 juillet 1263, Louis de Chiny ordonne à ses vassaux, Richard de Sur-le-Mur (6), Philippe de Raïgecourt @), Mathieu de Chambres (8) et, Huguignon, fils de Bonvallet de Port-Saillis 9), de reprendre du comte de Bar les fiefs qu'ils tenaient de lui et qu'il a cédés au comte (19). Le 10 novembre 1263, Thiébaut s'engage à fermer Etalle dont il aura la moitié et Louis de Chiny l'autre moitié; de plus, ils règlementent le partage de leurs revenus à ce ban d'Etalle hors les murs, à Orsinfaing, Villers-sur-Semoy, Rulle et Habay-la-Vieille dont Louis de Chiny aura les deux tiers et le comte l’autre tiers, enfin la maison forte d'Aubert de Vaux sera tenue ligement par Louis de Chiny du comte de Bar (11). Au mois d'août de cette même année, le comte acheta pour dix livres de fors à Adris d’Arlon et à sa femme Hauvis cent soudées de terre à Marly (?)et le 1° août 1264, il achète à Hauvis de Pouilly ce que celle-ci avait à Marbehand (3) et à Rulle (14). Le 21 septembre 1275, Bertrand de Brouennes lui cède son fief de Brouennes (15).

DB Nr 11898, 156.

(2) B.N. Lorr. 186, f° 41. A. M.fB. 242, f° 318. B. N. fr. 11853, fo 140. ) Ethe, Belgique, Luxembourg, Virton.

) Robelmont et Belmont, Belgique, Luxembourg, Virton.

: Auj. Rue-des-Murs, à Metz. Cf. d'Hannoncelles Metz ancien, I, p. 249.

) Famille messine. Cf. d'Hannoncelles, op. cit., I, p. 209.

) Famille messine. Cf. d'Hannoncelles, op. cit., I], p. 45.

9) L'un des paraiges de Metz. Cf. Aug. Prost, Le Patriciat de la cité de Metz. p. 224.

(10) A. Lesort, Chartes du Clermontois, n° 47.

11) B. N. fr. 11853, f° 138.

(12) Lorr., Metz, Verny. B. N. fr. 11853, f° 208.

13) Belgique, Luxembourg, Virton.

14) Voisin de Marbehand. B. N. fr. 11853, f 163.

(15) A. M. B. 237, fo 55.

En 1260, l'évêque de Liège donna à Thiébaut, pour être tenus de l'évêché, Neufchâtel en Ardenne (1) et Longlier (2) et y ajouta la suzeraineté de la Tour en Ardenne let de tout ce que Jean de la Tour y tenait (f. La maison de la Tour entre ainsi dans l'hommage du Barrois. Le 6 août 1262, Jean de la Tour reconnaît que son père a tenu et que lui-même tient du comte de Bar le fief de la Tour 5), le 9 du même mois, il rend hommage pour la Tour, Chesnois, Regnerey, Bonleu et toutes leurs dépendances (6). Le 27 octobre 1264, il rend hommage pour Gommery () et pour ce qu'on y tient de lui et pour ce que le chevalier Lambert possède à Robertmont (®. Enfin en janvier 1265, il reconnaît tenir ligement du comte de Bar la Tour, la ville et le château, jurable et rendable à toutes réquisitions et contre tous hommes, sauf au comte de Bar à les rendre dans l'état où il les aura pris (°). Deux autres membres de la famille de la Tour, Geoffroy, chanoine de Saint-Pierre de Trèves et son frère Roger lui avaient cédé en mai 1262 les suzerainetés d'Anderny (10) et de Sancy contre trentre-deux livres de fors que devait payer Collignon prévôt d'Etain (11. En juin 1266, Geoffroy de la Tour vend au comte de Bar contre une rente en froment ce que lui reste de bien à Saney et aux Koeurs (12).

(1) Neufchâteau, Belgique, Luxembourg, Chef-lieu d'arrondissement. (2) Belgique, Luxembourg, Neufchâteau.

. G) La Tour près Virton, Belgique, Luxembourg, Virton.

(4) N. de Wailly, Notice des mss., t. 28, n° 69.

(5) B. N. fr. 11853, f° 160. Chesnoy, Rouvoy, Bleud tous les trois proches de la Tour. Nous faisons toutes réserves sur l'identification des deux derniers.

(6) B. N. fr. 11853, f° 160.

(7) Belgique, Luxembourg, Virton.

(8) Robelmont, même canton. B. N. fr. 11853, f° 160.

(9) B. N. fr. 11853, f° 161.

(10) Meurthe-et-Moselle, Briey, Audun.

(11) B. N. fr. 11853, f° 144.

(12) Meuse, Commercy, Saint-Mihiel. A. M. B. 253, £° 90.B. N. fr. 11853,

fo 144.

LA FÉODALITE BARROISE. 589

Quant à la baronnie de Viviers, rentrée dans le Barrois sous le prédécesseur de Thiébaut, elle était tenue par Henri de Salm qui donne à son cousin en juillet 1253 le fief d'Aweduis (!), en août 1255, celui de Cosne (2). Henri rendit hommage le 15 novembre 1262 pour Viviers et pour toute la châtellenie (3), hommage qui fut renouvelé le 7 mai 1277 (4). Le dénombrement de la châtellenie comprend Faxey 5), Fremery (6), Puxieux (7, Vulmont (8), Thezey (9), Oriocourt (10). Le 13 septembre 1263, Henri de Salm cède au comte de Bar la moitié du fief de Louvigny (1), et la maison forte que tenait Arnoul le Sauvage qui, désormais, la tiendra du comte de Bar et sera son homme avant tous. L'autre moitié du fief sera tenue par le comte de Salm du comte de Bar. Le comte de Salm est homme lige de Thiébaut avant tous sauf l’évêque de Metz (2. En janvier 1260, le comte de Salm avait autorisé son vassal Geoffroy de Rosières à tenir du comte Saint-Mesmin et Busanges (13).

Nous n'avons pas eu l'intention de donner la liste de tous les vassaux du Barrois. Pour être complet il nous eût fallu surtout recourir aux actes du xiv° siècle où les dénombrements deviennent suffisamment nombreux. A notre listeil faudrait ajouter les vassaux de Stenay et de l’Argonne dont nous avons déjà parlé. Parmi eux, nous avons noté beaucoup de fidèles des évêchés de Metz, de Toul et Verdun, du duché de Lorraine, du comté de Bourgogne et du comté

(1) B. N. fr. 11853, f 134.

(2) B. N. fr. 11853, fo 134.

(3) B. N. fr. 11853, f° 134.

(4) B. N. fr. 11853, fo 170.

(5) Aujourd’hui Faxe, commune Fonteny, Lorr., Château-Salins- Delme. |

(6) Lorr., Château-Salins, Delme.

(7) Meurthe-et-Moselle, Briey, Chambley.

- (8) Lorraine, Metz, Verny.

(9) Meurthe-et-Moselle, Nancy, Nomeny.

(10) Lorraine, Château-Salins, Delme.

(11) Lorraine, Metz, Verny.

(12) B. N. fr. 11853, f° 134, v°.

(HS) AN Ur A LIS53 6102105;

de Champagne. Certains d’entre eux avaient déjà rendu hommage au Barrois dès le xr' et le xn° siècles. Nous trouvons, en effet, du côté de la Lorraine, Guéry de Deneuvre (1) entre 1076 et 1112 @), Gautier de Punerot, ®), Gautier et Olry de Mont (#); les ancêtres de la maison de Mussy, Payen et Jordan ( 6) !. Du côté de la Champagne on rencontre la maison de Saint-Mard (6), vassale aussi de l'évêché de Verdun (7, avec Richer et Gautier (8); les comtes de Reynel, Hugue [°, Arnoul, Gérard et Hugue II entre 1121 et 1170 (%), Garnier et Eudes de Charmoilles (10). Il faut y ajouter les ancêtres de la maison de Blamont, Gautier et Renaud (#4), dont les descendants s’uniront si étroitement au Barrois. Sous Thiébaut II, un vassal puissant du duc de Lorraine et de l'évêque de Toul, Fourque de Morey (1?) rendra hommage en février 1269 pour Marbache (13) et Pompey (l#), mais nous savons que ce dernier lieu dépendait déjà en partie d'Henri [°.

Après les comtes de Chiny, les plus puissants vassaux du comté de Bar ont été les comtes de Vaudémont, les comtes de Grandpré et les sires de Buzancy, enfin la mai-

1) Meurthe-et-Moselle, Lunéville, Baccarat.

2) A. Lesort, Cart. de Saint-Mihiel, p. 156. A. d'Herbomez, Cart. de Gorze, n° 140.

3) Vosges, Neufchâteau, Coussey, Cart. de Saint-Mihiel, p. 170. Gallia Christiana, XII, p. 480.

4) Mont l'Etroit, Meurthe-et- Moselle, Toul, Colombey, Cart. de Saint- Mihiel, p. 227.

:5) Dom Calmet, II, pr., p. 344-et 352.

6) Saint-Mard-sur-le-Mont, Marne, Sainte-Menehould, Dommartin. ) Ch. Aimond, Les relations de la France et du Verdunois, p. 15. ) Cart. de Saint-Mihiel, p. 231, 262, 283.

) Cart. de Saint-Mihiel, p. 243. — Dom Calmet, IL, pr., p. 382. — A. M. H. Saint-Maur, Carton. Mandres, n° 1.

110) Haute-Marne, Langres, Neuville l'Évêque qui possédaient un fief à Liffol-le-Grand (Vosges, arrondissement et canton de Neufchâteau), Cart. de Saint-Mihiel, n° 34.

(11) \ Cart. de Saint-Mihiel, p, 171 et 204.

(12; Meurthe-et-Moselle, Nancy, Nomény.

(13) Meurthe-et-Moselle, arrondissement et canton Nancy.

(14) Même canton, B. N. fr. 11853, fo 191.

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son d'Apremont (1). Les sires d’Apremont se créent au xu* siècle une indépendance relative entre les terres du Barrois et de Saint-Mihiel, mais déjà ils relèvent de la grande abbaye ainsi que leurs vassaux, les sires de Loupmont (). Au xin° siècle, ils ne sont plus, pour les comtes de Bar, que les châtelains très humbles et très fidèles du château de Dun, que Henri IL a définitivement arraché à l’évêque de Verdun pour l'incorporer à son comté.

Cette liste des vassaux du Barrois, sisommaire et si incomplète soit-elle, permet néanmoins d'apprécier l'étendue du Barrois à la mort de Thiébaut Il. Etendu entre l’Argonne et la Moselle, entre le Luxembourg et la Franche- Comté de Bourgogne, il apparaît territorialement le plus puissant des états provenant du démembrement de la Haute-Lorraine. Ni le duché, ni les évêchés ne peuvent lutter avec lui.

(1) Aucune des généalogies de la maison d’Apremont, données soit par Dom Calmet, I, {ntroduction, p. xvi, soit par Dumont, Ruines de la Meuse, t. IT, soit par Clouet, Hist. de Verdun, t. I, p. 397 et sq., soit par Bonnabelle, Notice sur Apremont-la-Forêt, Bar-le-Duc, 1885, in 8°, n'est satisfaisante. La’ maison d’'Apremont ne semble pas remonter au delà de la seconde moitié du x siècle. Gobert d’Apremont qui vivait alors et qui vécut jusqu'en 1137 doit êtrele premier du nom. Il eut deux fils au moins, Arnoul et Conon, ce dernier fut seigneur de Grosrouvres dans le comté de Bar. Cf. A. Lesort, Cart. de Saint-Mihiel, p. 300. À Arnoul succéda Baudouin, jusqu’en 1174, puis Gobert II. Cf. A. Lesort, op. cit., p. 347, n. 3 et Ch. Aimond, Nécrologe de la cathédrale de Verdun, p. 284.

(2) Cart. de Saint-Mihiel, p. 283, 300, 347, 354 et n° 93. Ferry, ses fils Gautier et Gontier, Ylerme, fils de Gautier.

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