La Charte de Bar-le-Duc. — 2. La Charte de Clermont
1. — À la vérité l’assise ne constitue pas une franchise, car il y manque une condition essentielle : l'élection par les habitants des administrateurs qui sont en même temps des juges. L’habitant d'une ville mise en assise n’a sur le commun des sujets qu'un avantage, énorme, il est vrai, il n’est ni taillable, ni corvéable à merci, il sait ce qu'il doit payer annuellement.
La charte de Bar-le-Duc fut donnée par Henri II en août 1234. La ville est administrée par douze échevins et par un maire. Les échevins sont choisis par le comte luimême et non élus, ils élisent le maire, mais ils doivent le faire dans la quinzaine après avoir été nommés, faute de quoi le comte le nommera lui-même. Ils jugent comme leurs collègues des villes affranchies, toutefois leurs sentences
(1) A. Nord, B 791, n° 1, copie.
(2) E. Bonvalot, op. cit., p. 309.
peuvent être frappées d'appel et le comte peut redresser tout jugement qui ne le satisferait pas.
Quant aux délits, les échevins jugeront ceux commis par les bourgeois de Bar ou par les étrangers, mais ils ne pourront toucher plus de vingt sous des amendes. Les coups coûtent soixante sous, dont quarante appartiennent au comte, le sang versé coûte six livres dont quatre sont au comte si le coupable est un bourgeois et cinq si le coupable est un étranger à la ville, une plaie pénétrante coûte vingtet-une livres sur lesquelles le comte en prélève quatorze ou vingt selon qu'il s’agit d'un bourgeois ou d’un étranger, la fausse mesure six livres; les délits dans les vignes, les blés, les jardins, les maisons coûtent douze sous dont cinq au comte, cinq aux bourgeois et deux aux policiers.
Le comte retient pour lui les meurtres, les rapts, les larcins, le champion vaincu du duel, la justice des gens d'église, des chevaliers ou fieffés et de ses serviteurs. Les forfaits commis dans ses bois et dans ses chasses qui coûtent soixante sous lui appartiennent également, toutefois ses forestiers doivent jurer aux échevins qu'ils n’y arrêteront aucun bourgeois sans raison. Il abandonne aux bourgeoïs l'usage de l’eau et la chasse aux lièvres, renards et oiseaux au delà de l'Ornain vers Bar-la-Ville. Celui qui ne pourra
. payer les amendes sera mis en prison un an et un jour en la Tour de Bar. ;
Le comte libère les bourgeois de la corvée, du cens et du banvin moyennant le paiement de huit deniers par livre pour le bien mobilier duquel sont exceptés les armes et les vêtements et de deux deniers par livre de l'héritage ou bien immobilier, soit 3 1/3 0/0 pour les meubles et 0,83 0/0 pour les immeubles calculés sur le capital.
Les bourgeois ne peuvent retenir à Bar les hommes du comte, à moins que celui-ci n'y consente.
Les bourgeois, jusqu'à l’âge de soixante ans, sont tenus d'aller aux chevauchées ou de s’y faire remplacer à leurs frais, ils doivent avoir des armes et un cheval selon leurs moyens et s'ils paient vingt livres de cens, ils doivent posséder une arbalète à quarante carreaux. Voilà une dis-
position nouvelle et des plus intéressantes sur la formation d'une armée féodale. La charte autorise la réquisition des chevaux et des charrettes auprès des entrepreneurs de transport, la réquisition est faite par le maire, nous entrons là dans des dispositions toutes modernes. La réquisition toutefois n'est pas gratuite, le comte s'engage à payer le louage des voitures et chevaux et les accidents survenus à ces derniers sur le produit des cens qui lui reviennent. Le comte s'engage en outre à délivrer les gens de la ville qui seraient arrêtés ou emprisonnés pour sa cause. Ses sergents pourront, s'ils le veulent, devenir bourgeois de Bar ou rester sous sa main.
Les bourgeois seront tenus de cuire, de moudre et de presser à ses fours, moulins et pressoirs. Les banalités sont donc maintenues.
Enfin, les gens de Bar qui s’en veulent « rober » s’en iront « sauvement et franchement » (!).
2. — La charte de Clermont-en-Argonne donnée par Thiébaut IT, au mois d'octobre 1246 est toute simple. Les manants sont tenus de payer douze deniers annuellement, moyennant quoi ils sont quittes de toute chevauchée et de toute expédition. Les bourgeois seront traités selon la coutume de Verdun; il leur est interdit d'aller demeurer dans le royaume de France, dans la terre du roi de Navarre, à Verdun et à Metz sans perdre la « remanence » à moins qu'ils ne la donnent à leurs fils, a leur filles ou ne la vendent dans l’année qui suit leur départ. La charte ne comprend aucune autre clause, il n'est donc pas question d'administration de la ville en franchise?!
En résumé, question des remanences, des chevauchées et des banalités mises à part, un grand mouvement d'affranchissement se dessine dans le Barrois au xt siècle. Il
(1) Edit. par Maxe Werly, Bull. du comité des travaux histor. et philologiques, 1896, p. 20 et sq.
(2) Dom Calmet, IL, pr., p. 460. Roussel, Hist. de Verdun, IL, Dre, n° 23. A. Lesort, Chartes du Clermontois, pr., n° xxx d’après l'original aux archives du Nord, B. 790 et un vidimus du Musée Condé de 1366, E!.
s'étendra davantage encore au xiv° siècle: Si on le compare au duché de Lorraine, on s'aperçoit encore plus de la différence qui sépare les deux états. Bonvalot cite soixante villages affranchis dans le Barrois au xmr° siècle alors qu'il n'en donne que huit pour le duché de Lorraine. En réalité, à la mort de Henri HT il y en a une centaine; l'exemple donné à son neveu par l'archevêque de Reims a donc largement profité aux populations du comté, où toutes les agglomérations importantes ont acquis, du fait des comtes, un minimum de liberté. Le comte d’ailleurs n’y perdit rien, en maintenant ses hommes, en s’attirant des sujets, il travaillait à la prospérité de ses terres et il n'est pas douteux que la richesse du Barrois au xim° siècle ne soit due en grande partie à la sécurité qu'y trouvaient les gens du peuple.
pr É = + Le ee
CRT
De cette longue étude sur le Barrois, qui ne comprend encore que la moitié de son histoire, nous pouvons dégager ce qui à fait la force et la faiblesse de cet état féodal que son union avec la Lorraine a trop — et injustement — rejeté dans l'ombre.
L'œuvre des ducs de Mosellane en tant que comtes de Bar est obscure. Que peut-on leur attribuer de certain? d'avoir établi, dans leur comté, des alleux, des propriétés domaniales qui, en leur donnant un droit évident de possession, leur a permis de transmettre les comtés tout entiers à leurs héritiers; d'avoir rendu l’hérédité suffisamment forte pour que des femmes puissent succéder aux fiefs comtaux sans qu'ils tombent en commise; d’avoir enfin, avec une habileté consommée, su transformer la tutelle qui leur était dévolue sur l’abbaye de Saint-Mihiel en un pouvoir tel que leurs filles pourront en être — et les avouées et les maitresses.
La maison de Bar doit aussi à ses premières alliances une puissance morale considérable. La maison royale capétienne de France, la maison royale rodolfienne de Bourgogne, la maison de Souabe lui tiennent de tout près. Plus tard, les maisons de Toscane et de Maurienne, celles de France et de Champagne, celles des comtes de Bourgogne, d'Auxerre et de Macon, celles d'Eguisheim, de Vaudémont et de Zaeringhen, celles de Dommartin, de Clermont-en-Beauvoisis, de Dreux et de Flandre lui prennent ses filles ou lui donnent les leurs et
lui apportent la sympathie et l'influence de leurs propres alliances.
L'œuvre de Louis et de Thierry IT qui réunissent Montbéliard, Belfort, Ferrette et Altkirch au Barrois est sans doute restée éphémère. On ne peut le déplorer; l'Etat barrisien ne pouvait que s’affaiblir en dispersant ses efforts dans ces possessions trop lointaines. Thierry IT en est la preuve : riche de domaines considérables, voué de Verdun, il s’est cantonné dans Montbéliard, presque exclusivement, il n'a joué aucun rôle dans le Barrois. Débarrassés de ce poids lourd qu'était lecomté de Montbéliard — magnifiqueapanage de deux cadets — les souverains du Barroiïs purent développer une politique autrement active dans la Haute-Lorraine. Renaut essaye de remplir la place laissée vacante par le départ de Godefroy de Bouillon; il entreprend beaucoup, ne réussit pas toujours, mais pose néanmoins les jalons de la future domination barrisienne. Il n'acquiert définitivement que Briey, mais il s'infiltre par un mariage dans le comté de Vaudémont, il s'empare de Verdun, il ne s'y maintient pas sans doute, mais, dans cette lutte, il prend pied dans la vallée septentrionale de la Meuse et dans l’Argonne, en se faisant reconnaître des droits sur Dun, Stenay et Clermont. Contre Bouillon aussi il échouera; le fruit de son effort ne sera pas perdu là non plus et si son œuvre fut trop grande pour un seul homme, deux générations suffiront à l’achever.
Cette œuvre de Renaut I°' fut reprise par ses petits-fils. Henri [* et Thiébaut I*. Henri I‘ échoue contre Verdun, mais il complète la possession du Clermontois en acquérant la garde de Beaulieu. S'il ne conserve pas Langres, son second successeur Henri II s'avance sur ses traces profondément en Bourgogne et pousse ses fiefs jusqu'au Jura. Thiébaut I surtout, héritier de l'ambition de son grand'père et aussi de son courage, obtient l'hommage complet du comte de Vaudémont; puis après s'être établi solidement à Clermont, — souvent inoccupé par ses prédécesseurs, — il complète le Clermontois par la vouerie de Montfaucon et ouvre dans le comté de Grandpré une route par où son fils s'étendra sur la Champagne et dans le Rethelois. Au nord
du Barrois surtout, Thiébaut I* acquiert par l’un de ses mariages la seigneurie de Longwy et fait rentrer, par son habile politique, le comté de Chiny dans son étroite obédience. Le troisième mariage, conclu avant même qu'il soit comte de Bar, lui assure le comté de Luxembourg; la réunion des deux comtés ne dure pas plus longtemps que lui, mais autour de Chiny et de Briey, elle lui permet d'établir une marche solide qui aide beaucoup le Barrois dans sa conquête d'Etain et de Dun et dans ses entreprises contre Verdun. Ç
Possesseur de riches territoires, le comté puise aussi dans son origine même, dans son hérédité précoce une force contre la féodalité intérieure. Celle-ci ne s’est jamais fortement organisée, on ne rencontre dans le Barrois aucune chevalerie importante et remuante, aucune maison qui puisse tenir le suzerain en échec, parce que le comte a assisté à la naissance de sa propre féodalité, que ses nobles sont ses fidèles et qu'ils lui doivent tout. La bourgeoisie Jui doit aussi son origine, le mouvement communal n'existe pas dans le Barrois. L'absence de grandes villes et surtout de vieilles villes, l'absence d'industrie et par conséquent de corporations en sont les causes principales. Mises en assise ou affranchies, les villes libres du comté de Bar ne doivent cette faveur qu’à la bonne grâce et à la volonté du souverain. Thiébaut I”, Henri II, Thiébaut II ont affranchi de nombreux villages, par intérêt souvent, mais non par peur.
Les faiblesses du comté de Bar sont surtout extérieures. Elles viennent de la situation du comté; c'est un pays de marche, à cheval sur l’Argonne, sur la Meuse et sur la Moselle, il n’a nulle part une défense naturelle. Contre l'Empire, sa politique l’a admirablement servi. Les comtes ont profité de la querelle des Investitures et de toutes les querelles subsidiaires pour s'éloigner du parti impérial. Constamment eux et les leurs ont soutenu la politique romaine; à Bouvines, ils soutiennent la politique française, alors que le duc de Lorraine combattra dans les rangs impériaux. Une telle politique pousse le Barrois vers la
Champagne, vers le duché de Bourgogne, mais aussi vers la M. Grospinien DE Marons. 43
France. Au temps d'Henri IL, elle fut féconde pour le Barrois: mais bientôt en Argonne, tout le long de cette frontière disputée, dans le comté de Beaulieu, dans la vouerie de Montfaucon, dans les fiefs de Vienne et de Hans, les comtes de Bar trouvent devant eux les rois de France, cette fois-ci en ennemis. Le règne de Thiébaut IL, le plus long et le plus glorieux du Barrois, sera rempli par cette lutte, guerrière quelquefois du côté de Bar, diplomatique, processive, parlementaire le plus souvent du côté’de la France. Certes, le comte agit souvent avec violence, mais le roi n'agit pas toujours avec justice, même quand il se pose en justicier pour l’abbaye de Beaulieu, pour l'évêché de Verdun, pour la Champagne, pour le Luxembourg. Les sentences de Saint Louis, quand on fait appel à son arbitrage, sont toujours défavorables au comte de Bar, quelles que soient les raisons présentées par celui-ci. C’est là le danger, le grand danger que court le comté. Quand la Champagne fut annexée au Royaume en 1285, la France devint la voisine immédiate du Barrois; dès lors, la lutte fut inévitable, et avec elle la défaite du Barrois isolé. Elle éclata entre Henri IL et Philippe le Bel. Le roi arracha au comte le traité de Bruges qui consacrait la main-mise de la France sur les domaines barrisiens de la rive gauche de la Meuse et forçait par surcroît le malheureux comte à partir pour la croisade d’où il ne devait pas revenir.
On aurait tort de terminer au traité de Bruges l'histoire du Barrois; soumis pour le tiers de ses territoires à l’hommage du Roi de France, il reste indépendant pour Saint- Mihiel, Mousson, Briey, mais on sent qu'il ne cherche plus à jouer un grand rôle. Quelque brillants que soient encore les règnes d'Edouard I* et du duc Robert, il y a quelque chose de brisé dans les ressorts du comté; n'osant sortir de ses limites, il lui est difficile de se lancer dans les vastes entreprises, jusqu'au jour où les derniers du nom — encore nombreux pourtant — s’en iront mourir, les uns à Nicopolis, les autres à Azincourt pour la défense de la chrétienté et de la France.
Le dernier duc, le cardinal Louis ayant adopté René I‘
d'Anjou, celui-ci ne tardera pas à unir à son titre de duc de Bar, celui de duc de Lorraine. Séparés intérieurement par le gouvernement et les institutions qui demeurent propres à chacun d'eux, les deux états seront unis extérieurement par la même destinée. À ce moment là, le duché de Bar comprenait huit cent quinze villages, dix-huit abbayes, cinq collégiales, les prévôtés, offices ou capitaineries de Bar-le-Duc, de Pierrefitte, Souilly, Louppy, Ancerville, Stainville, Morley, Montiers-sur-Saulx, Ligny-en-Barrois, Gondrecourt, Conflans-en-Bassigny, Lamarche, Châtillonsur-Saône et Saint-Thiébaut, qui seuls relevaient de la France, Saint-Mihiel, Mandres, Bouconville, Foug, Étain, La Chaussée, Conflans-en-Jarnisy, Norroy, Briey, Sancy, Longwy, Longuyon, Dun, Stenay, Arrancy, Rembercourt, Pont-à-Mousson, Viviers, La Mothe, Clermont-en-Argonne, Varennes et Montignons, et cela va des rives de l'Aisne et de la Marne jusqu'à celles de la Moselle et de la Seille, des rives de la Chiers et de la Semoy à celles de la Saône.
MOPERIEULE Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Le Doyen de la Faculté des lettres, Le Recteur de l'Université Ca. PFISTER de Strasbourg,
Strasbourg, ? juillet 1920. | CHARLETY
Le comte Henri confirme à l’abbaye de Lisle-en-Barrois une donation faite par son père Renaut.
a) Original perdu.
b) Copie xvim® s. Archives de la Meuse, H. Lisle-en-Barrois Cartulaire f° 767.
c) Copie xix® s. Bibl. mun.: Bar-le-Duc, fonds Servais. Cart. 5 (ann. 1175).
Ad extirpendas contentionum spinas, tam futuros quam modernos scire volumus quod Renaldus comes Barrensis dedit fratribus sanctae Mariae de Insula, usuaria omnium pascuarum de Lupeio, Magno (1), insuper ingressus liberas et egressus, quod si negjligentia pastorum, animalia alieni damnum forte intulerunt, absque aliquo jure ipsum damnum restituent, hoc etiam Domnus Henricus filius ejus, anno primo militiae suaëe dedit, et ut ratum et stabile maneat in perpetuum sigilli sui impressione signavit, consensu fratrum suorum. Hujus rei testes sunt : Petrus, miles de Vertu (2, Theobaldus sagittarius, Richardus venator. Data sunt haec. anno ab incarnatione Domini, millesimo centesimo septuagesimo quinto.
(1) Louppy-le-Château, Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt. (2) Probablement Vertuzey, Meuse, arrondissement et canton de Commercy.
N° 2 1178, 14 septembre. Besançon.
Le comte Henri rend hommage à l'Empereur Frédéric, comte de Bourgogne pour Amance, Briey et Mousson.
a) Original perdu. f A. E. Pérard, Recueil de plusieurs pièces curieuses servant à l'Histoire de Bourgogne, p. 253.
In nomine Domini amen. Ego Henricus Dei gratia comes de Barro presenti scripto testor et notum facio omnibus Imperii Romani fidelibus quod Dominus Fridericus Imperator et consors sua Beatrix domina mea Imperatrix concesserunt michi in feodum quicquid habebant apud Emanriam (1) et hoc fecerunt cum consensu comitis Ludovici de Firretes (2). Et ego comes Henricus idem allodium et quidquid deinceps in burgo possem acquirere a manu dominae meae imperatricis accepi in beneficium et ab ejus filio vel herede qui comitatum Burgundiae tenebit. Et ego comes Henricus et legitimi heredes mei in linea paterna praedicta bona a comite Burgundiaein feodo tenebimus secundum feodalem usum et justitiam Tullensis episcopatus, in acquirendis ibidem possessionibus de expensis quas ego comes Henricus fecero, dominus Imperator me juvabit ad consilium subscriptarum personarum, scilicet Guilelmi, archiepiscopi Remensis (3), Hugonis ducis Burgundiae (4), Heïinrici comitis palatini Trecensis (5), Comitis Leudevici de Firretes, Odonis Campaniensis (6), Giselberti vicecomitis Insuliensis (1), Burkardique Macdeburgensis (8). Si vero aliquis istorum decesserit, reliquorum consilio dominus noster Imperator stare promisit; si forte omnes decesserint ego et comes Burgundiae, communi consilio, alios conciliares super praedicta ope
(1) Pour Amanciam, Amance, Meurthe-et-Moselle, arrondissement et canton Nancy.
(2) Louis, comte de Ferrette et % Altkirch, fils de Frédéric de Bar et de Stéphanie d’Eguisheim.
(3) Guillaume-aux-Blanches-Mains, archevêque de Reims.
(4) Hugue IT, duc de Bourgogne.
(5) Henri IT, comte de Champagne, palatin de Troyes (1152-1190). Roi de Jérusalem 1197.
(6) Eudes de Champagne.
(7) L'Isle-sur-le-Doubs, Beaume-les- Dites chef-lieu de canton.
(8) Burkard, préfet de Magdebourg.
facienda substituemus. Dominus vero Imperator et sui haeredes apud Emanriam nichil acquirere poterunt nisi ad usum meum et haeredum meorum jure praedicto. Ego autem Comes Henricus castrum meum Minilium (!l) et totum allodium quod habeo in castro et in omni castellaria ejus, dedi in proprietate dominae meae Imperatrici et recepi illud ab ea nomine feodali et tenebo ab ea et ab haerede ipsius qui comitatum Burgundiæ tenebit el jus Tullensis episcopatus. Praeterea dominus Imperator Byieich (?) et ejus pertinentias contradidit heredi suo qui comitatum Burgundiae tenebit et ego Heinricus comes ut legetimi heredes mei in linea paterna tenebimus ea bona de domna mea Imperatrice et filio ejus comite Burgundiae. Ego autem comes Heinricus pro me et pro meis heredibus juravi domnae meae Imperatrici et filio ejus comiti Burgundiae fidelitatem et legem hominii de omnibus supradictis beneficiis perpetuo observare : et si quoniam occasione guerrarum necesse fuerit eum diligenter juvare et praedicta castra ei aperire ac ipsum comitem et suos in eisdem castris ad faciendam cum hostibus guerram et ad honorem suum tuendum receptare. In eodem quoque pacto statutum est ut nulli homini liceat apud praenominata tria castra scilicet apud Emanriam, Minilium et Brieich in omni eventu castrorum ipsorum ad tria milliaria aliquod aedificium novi castri seu munitionis statuere aut firmare quod non fuerit antequam ego comes Heinricus castrum meum Minilium a comite Burgundiae receperim. Et similiter non edificabitur aliqua nova munitio infra stratam illam que tendit a Metis 5) usque ad illud, nisi fiat ex voluntate comitis Barrensis. Si a quoquam edificium munitionis in prefatis terminis presumptum et inchoatum fuerit, comes Burgundiae et domnus Imperator juvabunt me et meum heredem et prohibuere et destruere. Hujus rei testes sunt Guillelmus, archiepiscopus Remensis, Heïnricus Trecensis palatinus comes, Hugo dux Burgundiae, Hugo domnus Brecarum (4), Symon de Commarcii 5), Girardus (6)
(1) Pour Montiacum, Mousson, Meurthe-et-Moselle, Toul, Pont-à-Mousson.
(2) Briey.
(3) Metz.
(4) Hugue, seigneur de Brécy, Ardennes, Vouziers, Monthois.
(5) Simon de Commercy.
(6) Fautif pour Airard, Erard II, Comte de Brienne-le-Château, Cf. d’Arbois de Jubainville, Catalogue d'actes des Uomtes de Brienne, Bibl. Ecole des Chartes xxxm, (1872) n° 78, p. 158.
comes Brennae, Girardus de Rivello (1), Simon de Belfort (?\, Bartholomeus de Vangionis rivo (3), Gaufridus et Ysambardus de Minilio (4), Balduinus de Barro 5), Gaufridus de Vienna (6), Burkardus praefectus Madgeburgensis, Rudolfus comes de Phullendot Otto, comes de Kerpro (7), Ludevicus comes de Pherretes, Ebergardus comes Zeringhen (8) et alii quam plures. Ego igitur ad supradictum cognitionem et argumentum presentem cartam sigillo meo feci insignari. Acta Sunt haec apud Bisuntinum anno dominicae incarnationis millesimo centesimo septuagesimo octavo, indictione undecima. vigesimo secundo Kalendis Octobris (°).
N° 3 Sans date.
Accord entre Henri, comte de Bar et Pierre de Brixey, évêque de Toul, au sujet des péages de Pompey et Liverdun.
a) Original perdu.
b) Copie du xt s. Cartulaire de Bar. B. N. fr. 11853, f° 168.
Notum sit omnibus presentibus et futuris quod de controversia super navigio de Pompeneyo{10) et ponte Liberduni ({1) inter dominum Petrum episcopum et comitem Barri versante pax et composicio in hunc modum reformata est, quod dominus episcopus LX solidos tullensis monete comiti constituit et concessit in
(1) Probablement Reynel, Haute-Marne, Chaumont, Andelot.
(2) Simon, châtelain de Belfort, vassal du comte Louis de Ferrette.
(3) Vignory, Haute-Marne, Chaumont, chef-lieu de canton.
(4) S'il y avait quelque doute au sujet de l'identification de Minilium avec Mousson, il serait levé par la mention de ces deux personnages Geoffroy et Isembard, tous deux fils de Garin de Moussonet frères de Pierre et de Guérin. Cf. A. Lesort, Cartulaire de Saint-Mihiel, p. 310, n. 5.
(5) Baudoin de Bar.
(6) Geoffroy de Vienne-le-Château.
(7) Kybourg, Suisse, canton de Zürich.
(8) Eberard, comte de Zaeringhen.
(9) L'indiction est bien celle de 1178, mais il s’agit ici de l’indiction romaine.
(10) Pompey, Meurthe-et-Moselle, arrondissement et canton, Nancy.
(11) Liverdun, Meurthe-et-Moselle, Toul, Domèvre.
archidiaconatu Prineii (1) annuatim persolvendos. Et si monetam mutari vel minorari forte contigit dominus episcopus qui de valore hujus monete defuerit, de proprio supplebit, quod si episcopus facere neglexerit. comes vaduum episcopi ob hanc causam accipiet. In sinodo Pentecostes XX sol. solventur et in festo sancti Remigii XI sub tali etiam tenore pax ista celebrata est, que dominus episcopus crucem signum videlicet transeuntibus per pontem et comes crucem transseuntibus in navigio imponi faciet. Omnes etiam illi qui per pontem vel in navi transsire solent libere seu in navi seu per pontem de cetero transibunt. Itaquefnec per comitem nec per episcopum nec per aliquem alium impedientur. Et si forte contigit eos per aliquem impediri episcopus comiti et comes episcopo ad hoc emendatum suum nulla occasione obstante praestabit auxilium.
N° 4 Sans date.
Notice de l’abbaye de Saint-Pierremont confirmant un don fait par le comte Renaut [°', de Bar.
a) Original perdu. /
b) Copie-perdue, les feuilles où se trouvaient cet acte ont été arra- .chées du cartulaire de Saint-Pierremont. B. N. Latin, 12866.
c) Copie du xvine s. par Drouin. B. N. fr. 7025, f° 652 d’après b.
Notum sit omnibus tam futuris quam presentibus quod Dominus Rainaldus comes Barrensis et Dominus castri Briacensis in reditu Jerosolimitam peregrinationis moriens in mari (?) dedit ecclesie sancti Petri de Monte molendinum situm apud Briacum quod erat sui juris, presentibus et laudentibus filiis suis Theodorico Metensi primicerio (3) et Rainaldo comite Barrensi, presentibus quoque duobus militibus - Theodorico de Sancerium et Pagano de Ozones. Postquam vero reversi sunt duo fratres ad propria, dominus Theodoricus primicerius qui dominus erat castri Briacensis in anniversario patris sui veniens ad ecclesiam sancti Petri, anniversario digne obsequio celebrato in capitulo
(1) Prény, Meurthe-et-Moselle, Toul, Pont-à-Mousson.
(2) Erreur évidente. Nous savons que Renaut est mort deux ans environ après son retour de la croisade.
(3) Thierry princier, puis évêque de Metz.
fratrum donum et elemosinam quam pater suus fuerat se supra dicto molendino retulit et confirmavit et super altare posuit, presentibus et videntibus quam plurimis de familia Briacensi qui secum advenerant.
Thiébaut donne à son épouse Ermesinde de Luxembourg Briey en douaire.
Orig. : a) A. Meurthe-et-Moselle. B. 590, n° 1. Copie : b) A: Meuse. B, 239, fo 1.
Ad repellendum falsitatis fastidium necessaria est veritatis inductio, eapropter scripturae testimonio veritatis memoriaecommittimus quod dominus Theobaldus de Brieio dedit Ermesindi mulieri suae in dotalitium in perpetuum obtinendum. Brieium et honorem Brieii et medietatem omnium adquisitionum suarum, et si comes Barri Henricus forte viam universae carnis introierit, simili viae dedit ei sanctum Michaelem castrum et honorem ejusdem castri, quod ut posteritati fidelis mandet antiquitas, ne vel longo tempore cursu obsoleseat, vel personarum succedentium immutatione depereat, sigilli sui appositione et fratris sui comitis muniri praecepit. Hujus rei testes sunt : A. Comitissa Barri (1), Balduinus de Barro (*), Willermus de Lonwic (31, Gerardus de Ottenges (4), Ulricus de Florhanges (5), Huardus de Brieio (6), Werricus de Wallecourt (7) Phillipus de Lupeio ($), Hugo Beles de Triangulo (*). Anno ab Incarnatione Domini millesimo centesimo, octagesimo nono.
(1) Agnès de Champagne, comtesse de Bar.
2) Baudouin de Bar.
3) Guillaume de Longwy, Meurthe-et-Moselle, Briey, chef-lieu de canton.
(4) Gérard d'Ottange, Lorraine, Thionville, Cattenom.
5) Olry de Florange, Lorraine, Thionville, canton ouest. 6) Huard de Briey.
7) Guéry de Wassecourt.
) (8) Philippe de Louppy-sur-Loison, Meuse, arrondissement et canton ont (9)
Montmédy.
Trainel, Aube : arrondissement et canton de Nogent-sur-Seine.
N° 6 1214, 13 novembre.
Thiébaut duc de Lorraine et Henri comte de Bar s'accordent sur la succession de Thiébaut I®' comte de Bar.
a) Orig. parchemin scellé de deux grands sceaux du type équestre pendant sur lacs de soie. Celui du duc en bon état : au contre scel intaille antique : tête de femme romaine. Celui de la duchesse moins bon état : au contre scel intaille -antique : aigle au repos. B. N. Lorr., 251, fo 109.
b) Copie du xrue siècle Cartulaire de Bar, B.N. fr. 11853 d’après a.
c) Copie du xv® siècle. Cartulaire de Bar, B. N. L. 719, f° 152. d'après b.
d) Copie du xvine siècle feuille volante ibidem fe 206 d’après ec.
In nomine Patris et filii et Spiritus Sancti, Quoniam (!; ea que pro bono pal?cis ordinantur processu temporum contingit in obliviorem sepeliri prudencie consilium est contractus singulos. litterarum testimonio||? commendare. Noverint igitur tam presentes quam futuri quod Theobaldus Loth. dux et march. et Henricus comes Barrensis avunculus|* ejus de querelis inter se habitis Deo inspirante in hunc modum pacem et concordiam: firmaverunt. Domina Ducissa Agnes mater||” ipsius Ducis et ipse dux et fratres et heredes sui quicquid de terra comitis Barrensis Theobaldi que de ipso accidatur recla|® mabant tam in castris quam rebus aliis reclamabant predicto comiti Henrico penitus acquittaverunt et ipse dux se adqui||' tatione ista predicto comiti et heredibus suis contra fratres ipsius ducis et quoslibet alios tenetur portare warenciam. Dictus vero co! mes memorato duci dedit in excanbium hujus adquitationis quicquid habebat apud Wehecort (2) et Hotrancort (3) et Morville (4) |’ et Vilecers W) et Veterivilla (6, et inde ei similiter et heredibus suis warenciam portare tenetur contra omnes, hominium autem et feodum ||!° Ar-
(1) Les copies c et d portent par erreur « Amen « au lieu de « Quoniam ».
(2) Vouécourt, Haute-Marne, Chaumont, Vignory.
(3) Outrancourt, Vosges, Neufchâteau, Bulgnéville.
(4) Morville, même canton.
(5) Villouxel, Vosges, arrondissement et canton Neufchâteau ou Villiersle-Sec, arrondissement et canton de Chaumont.
(6) Viéville, Haute-Marne, Chaumont Vignory.
noldi de Lopeio {!) et feodum de Monte Juxta Blenoïum (?) remanent Duciin integrum. Preterea tam dux quam comes homines de ||‘ familia sua qui milites sunt tenebit in quacumque fuerint Castellania. Hanc vero pacem memorati dux et comes et homines eorum/|'? qui subscripti sunt se in perpetuum observaturos juraverunt, ex parte Ducis. Dominus Theodoricus patruus ejus (), Milo de Venderiis (4), Adam||‘* de Sathenay (5), ex parte comitis Renardus de Caseolo (6), Wautherus de Commarceio (7), Lebaudus de Befroimont (8), Garnerus de Montione (9) |‘, Petrus de Bormont (10), Ut autem hec omnia firma et inconcussa permaneant, domina Ducissa et Dux filius suus presens cyrogra||'° phum sigillorum suorum impressione confirmaverunt. Actum anno ab incarnatione Domini M. CC. quarto decimo in festol!'® Sancti Bricii mense Novembri.
LA
N° 7 4218, 6 Novembre.
Robert comte de Dreux et de Braisne donne sa fille Philippe en mariage à Henri, comte de Bar.
a) Original disparu.
b) Copie du xuie siècle. B. N. fr. 11853, f° 16.
Ego Robertus, comes dominus Drocarum et Bran. Notum facio universis presentem paginam inspecturis quod Philippam filiam meam nobili viro Henrico comiti Barriducis dediinuxorem et cum ea eodem H. dedi in maritagium Torciacum et appendiciis suis sive in collo sive in plano sive in agris aut in feodis et dominiis et in
(1) Louppy-sur-Loison, Meuse, arrondissement et canton de Montmédy. (2) Mont-le-Vignoble, Meurthe-et-Moselle, arrondissement et canton de TOUL (3) Thierry d'Enfer, oncle du duc de Lorraine. (4) Milon de Vandières, Meurthe-et-Moselle, Pont-à-Mousson. (5) Adam de Stenay.
(6) Renard de Choiseul.
(7) Gautier de Commercy.
(8) Liebaut de Beaufremont, Vosges, arrondissement et canton de Neufchâteau.
(9) Garnier de Mousson.
(10) Pierre de Bourmont.
omni utilitate et usu. Et hiis omnibus appreciatis ad estimationem militum et divitionem ad hoc electorum, hec omnia debeo et facere valere quingentas libras proven. per annum. Quod si quingentas libras prov. per annum non valerent, defectum ei assignarem in terra de Brane in assisione terre percipiendum. Si autem hec omnia predicta plus quam quingentas libras per annum valerent, relictum mihi et heredibus meis libere remanet et quiete. De pactionibus istis firmiter tenendis plegios ei dedi hos scilicet : Galcherum de Castellione, comitem Sancti Pauli (1), Robertum et Petrum, comitem Britannie (?) et Johannem filios meos, Angourandum et Thomam de Coceio (3) nepotes meos, Henricum comitem Grandis Prati (), Stephanum de Saciocesare (5), Guidonem buticlarium Silvanectum (6), hoc modo videlicet quod si dicte non tenentur pactiones dicti plegii omnes infra quindenam submonitionis ejus apud Cathal. (1) prisoniam tenerent. Non inde recessuri quin ipsa nocte ad dictum locum redeant nisi per licentiam dicti H. Comitis donec de infractis pactionibus eidem esset satisfactum. Dictas autem conventiones voluerunt et laudaverunt Yol. comitissa uxor mea et R. et P. et J. filii nostri. Ad majorem autem ipsarum pactionum confirmationem ego et dicta comitissa uxor mea que terram Brane habet in doctem paginam presentem sigillorum nostrorum robore confirmavimus. Actum anno Dominice Incarnationis M. CC. XVII die martis proxima post festum omnium Sanctorum.
N° 8 1221, Décembre.
Simon de Joinville rend hommage au comte de Bar, sauf l’avouerie qu'il tient du duc de Lorraine au nom de son fils Geof-
froy.
a) Original disparu. b) Copie du xve siècle. B. N., Lorr. 718, f° 37.
Ego, Symon dominus Joniville, senescallus Campanie universis
(1) Gaucher de Chatillon, comte de Saint-Paul. 2\ Pierre Mauclerc, comte de Bretagne.
) Enguerrand et Thomas de Coucy.
) Henri, comte de Grandpré.
) Étienne de Sancerre.
) Guy le Bouteiller de Senlis.
) Châlons-sur-Marne.
presentes litteras inspecturis notum facio quod ego sum homo ligius comitis Barri Ducis contra omnes gentes excerpta advocatia Ducis Lotharingie quod de eodem Duce parte Gaufridi filii mei teneo : Ita tandem et infra quadraginta dies post submonitionem dicti comitis ab advocatia recederem supra dicta et tunc post Comitem Campanie homo comitis Barri ligius remanebo. In cujus rei testimonium presentes litteras sigilli mei munimine roboravi. Actum anno domini M. CC. vicesimo primo mense Decembri.
No 9 1252, 4 Octobre.
Thiébaut s'engage à ne pas donner de répit aux Toulois qu'ils n'aient payé la somme de quatorze mille livres.
Copie : A. Meuse. B. 256, f° 254.
Je Thiebaus cuens de Bar fais cognoissant à touz ceuz qui ces lettres verront et orront, que je ne puiz ne ne doi doner respit à ceuz de Toul, des quatorze mile livres qu'ils doient à moi et à mon seignor l’eveke de Toul et à la duchesse de Lorreigne, ma tante, et à mon freire Henri comte de Lucembourch et à mon seignor Renault de Bar mon frère et à mon seignor Gerart de Lucembourgh et à Henri de Vaudeinmont, se por la duchesse, non, ne recevoir paiement qu’elle ni ait la moitié et je l’autre de tout com je et elle ï doiens avoir. Et s'il avenoit qu'il ne nos paienssent ce qu'il nos doient os termines qui sont nomei ez lettres que nos avons d’auz, je, a la requeste la duchesse ou por la requeste de son messaige qui ses lettres pandans m’apporteroit, a toute ma force et mon pooir, avec la soie force iroie devant Toul à mes despans et elle as siens por porchescier que nos fussiens paiei, et se avec nostre paiement je ne et elle i aviens aucuns pronaiges, chacuns i auroit la moitié et partiroit l’un a l’autre en bonne foi. Et por que ce soit ferme chose et estauble j'ai mis mon scel en ces lettres en tesmoignage de veritei. Ce fut fait l'an de mil et dous cens et cinkante et dous ans lon venredi après feste
S. Remi.
Nc 10 25 Avril, 1270.
Jean de Choiseul déclare qu'il doit payer les dommages faits dans les terres du comte de Bar.
a) Orig. A. Meurthe-et-Moselle, B, 722, n° 4, sceau pendant.
Je Jehans sires de Choisuel, faz congnoissant a touz que des domages que je avoie faiz a mon signor et mon cousin Thieb. conte de Bar et a ses borgois, par ochoison de la guerre et dou contens que je avoie a lui, je me sui appaisiez à lui en teil manière que por ces domages je li.doi rendre dous mile et sexante livres de tournois. Et por ces derniers desus nomeiz l’en ai je asseneiï a cent livrées de terre a lever et a penre chascun an les chateiz a fuer fierant, c’est asavoir a Marcei sus Waise (1), a Saint-Cristofle (2) et a Ruferrois (3) et an fies de Gondrecort que je tang a lui, à Orville (#) et a Angeville (5). Et s'il defalloit de ces leuz, il les doit penre au plus près de la Motte (6) que je averoie terre au dit mon signor Huart de Bafroimont et Willaume Malpetit. Et se de l’un d’auls defalloit, mesir Richars Dauselle (7) seroit en leu de celui qui defaurroit. Et ces cent livrées de terre doit il tenir et penre et lever les chateiz de ces leuz desus diz à fuer fierant jusqu'a tant qu'il soit paiez entièrement de la somme des devandites dous mile et sexante livres. En tesmongnage de la queil chose je ai saelées ces lettres de mon sael que furent faites l’an mil dous cens et sexante et dix Le jour de feste Saint-Marc on mois d'avril.
(1) Maxey-sur-Vaise, Meuse, Commercy, Vaucouleurs.
(2) Pélerinage célèbre, commune de Reffroy.
(3) Reffroy, Meuse, Commercy, Void.
(4) Horville, Meuse, Commercy, Gondrecourt.
(5) Aingeville, Vosges, Neufchâteau, Bulgneville.
(6) La Mothe, commune d'Outremecourt, Haute-Marne, Chaumont,
Bourmont.
(7) Richard d’Auxelle, Haut-Rhin, Belfort, Giromagny.
N° 11 1273, Février, Bar-sur-Seine.
Henri, roi de Navarre et comte de Champagne donne au comte de Bar, Gondrecourt en fief.
a) Original scellé d’un grand sceau pendant sur lacs de parchemin,
A. N. J. 911, n° 26. b) Copie du x siècle, B. N. fr. 11853, f° 23 v°.
Nos Henris par la grace de Deu, rois de Navarre, de Champaigne et de Brye, cuens palatins faisons savoir a tous ceuz qui orront et verront ces présantes lettres que nos avons donei et otroiei et donons et otroions a noble home et haut Thyebaut comte de Bar etases hoirs a touziours perdurablement en accroissement dou fiei qui tient de nos toutes les chozes ci desouz nommeis, c’est a savoir le fiei de Gondrecourt que Jehans de Gondrecourt tient de nos a Gondrecourt et en la chasteillerie de Gondrecourt, et les gardes, et quant que nos avons et poons avoir a Dorville (1) et on finage, et quant que nos avons et poons avoir en fiei et en demainne en gardes.et en toutes autres choses, quels que elles soient a Baudonvillers (2) et quant que li moinne de Trois Fontaines i ont en demainne et XL deniers et une geline de rante qui sont a Esclaires (3) qui estoient en bastanz de nos genz et des genz ledit comte. Et otroions audit comte a ses hoirs et a ses successors por nos, por nos heirs et por nos successours que li entrecours de Chaumontois (4) se point en i avoit, ne vaille riens et que on ni puisse retenir home le dit conte ne feme, ne de la terre de l’abbaie de Bellou et deffaicons l’entrecours se il i estoit et le devons faire deffaire a touz ceux qui ont rien en la ville de Chaumontois et le garantirons envers tous ceus qui en venroient encontre. Et volons et otroions que li dis cuens et sui hoir et sui. successour aient et tiengnent toutes les choses devant dites a touziors perdurablement de nos, de nos heirs et de nos successours en fiei eten homaige franchement quant a rachat et a quint denier. Et por que ce soit ferme chose et estauble a tousiors nous avons saellées ces présantes letres de nostre seel. Ce fut fait et donei por
(1) Horville, Meuse, Commercy, Gondrecourt,
(2) Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.
(3) Eclaires, Marne, Sainte-Menehould, Dommartin. (4) Charmontois, même canton.
nos a Bar sor Seingne en l'an de grace quant li miliaires courroit par mil doucenz et sexante douze on mois de février.
Neo 12 19 Mars 1274.
Jean de Buzancy rend hommage au comte de Bar pour la chàtellenie de Buzancy.
a) Original perdu.
b) Copie du xumie siècle. B. N. fr. 11853, fo 37.
Je Jehans de Grandpreï'sires de Busancey{1) fas savoir a toz cez qui ces lettres verront et orront que ie suis entrez en lomage noble home Th. conte de Bar de Busancey et de la chastellerie par le commandement le roy de Navarre et quant li diz cuens me delivrera les lettres pendans le roy de Navarre que je suis entrés on dit homage par le grei le dessus dit Roy je doi delivreir au dit conte de Bar les lettres que il ma baillie de porteir garantie. En tesmoignage de laquelle chose je aie mis mon seel en ces presentes lettres que furent faictes l’an de grace mil CC et LX et treize ans le lundi devant Pasques florie (2).
N° 13 1274, 8 juillet. Lyon.
Thiébaut comte de Bar notifie les conventions de la paix qu'il a faite avec le duc de Lorraine.
a) Orig. aux Archives de la Hofburg à Vienne. Série D. t. XIX sign. par Maurice Dieterlen, Mém. Soc. Arch. Lorr. 1913, p120;2n° 2;
b) Copie. A. Meuse, B. 256, f° 255.
Nous Thiebaus cuens de Bar faisons savoir à touz ceuz qui verront et orront ces lettres que nos par conseil de bonnes
(1) Buzancy, Ardennes, Vouziers, chef-lieu de canton.
(2) 25 mars 1273. Henri de Grandpré, sire de Livry demande au comte de Champagne d'autoriser son fils Jean à entrer dans l'hommage du comte de Bar pour Buzancy, A. N. J. 302, f° 41. Juillet 1273 à Pampelune. Autorisation du comte de Champagne, B. N. fr. 11853, f° 24.
M. Grosninier pe Marows. 44
gens et par nostre propre voluntei, par nostre paix et par nostre prou que nous i veons, nos sommes acordei debonairement et amiablement à nostre très chier coisin et seignor, noble prince Ferri, duc de Lorreigne, marchis, de tous les descors, entreprises et contens que qu'il soient que nous avons en arriers et avons or en droit et aurions sai ‘en avant vers lui et il ausi vers nos de nos et de totes nos chozes par quel occoison que ce soit en teil manière que nos nos en: sommes de haut et de bas entierement dou tout, et sans riens retenir en la voluntei en la disposition et en l’ordenement de noble demoisel Othe de Bourgoingne signour de Salins (1) et de mon signour Améi signor de Montfaucon (2 liquel dui puent et doient ordeneir par Jour a lor voluntei antre nos dous de nos appaisier et tenir en acoirt ensi com il lou voudront ordeneir simplement toutes les fois que mestier iert, et doient être tenu por lor sairment, qu'ilon ont fait ausi pour l’une partie comme pour l’autre de nos apaisier et acorder et tenir coment nos n'aiens contens entre nos dous à leur pooirs et de garder en ceu faisant la rason et la loiautei de l’une et de l’autre partie, et nos ausi sommes tenu por nos sairmens de lui croire et de poursuigre quant que il ordeneroit pour nos appaisier et tenir en paix. Et est assavoir que cest poissance et ceste auctorité que nos lor denons de nos appaisier toutes les fois que mestiers iert et de nos tenir en paix doit durer sans termine en teil manière que que si il dui pour aucun article ou pour plusours de coi nos fiussiens en descort ne nos pooient appaisier, il puent et doient eslire un moien teil comme lor plairai, qui ait pooir et soit tenuz par sairement de nos accordeir et appaisier de tout ceu de coi il dui par lour ne nos auroient pou acordei, fust de un ou de plusours. Et cil moiens doit faire sairement de mener a fin loiaulment a son pooir ce que cil dui li on chargeront et de guerder en ce la rason et la loiautei de l’une et de l’autre partie, ne pour occoison de cel moien fust uns ou plusous qu'il auroient mis pour nos acordei, fust une fois ou fust plusours, lor juridictions et lour auctoriteis ne seroit de rien amaurie qu’ils n'auront après toutes les fois que mestiers seroit autre teil pooir de nos appaisier come de devant. Et totes ces chozes ensamble et chacune par li nos prometons par notre sairement que nos en avons fait, tenir fermement et que nos ne
(1) Gendre du comte de Bar.
(2) Doubs, arrondissement et canton de Besançon.
vendrons encontre. En tesmoignage de ceu nos avons donei ces lettres saelées de notre scel. Données à Lyon le dimange en la quinzeine de la Nativitei Seint Jehan Baptiste l’an courrant par mil CC et sexante et quatorze on mois de juil.
N° 14 1293, 28 mai.
Jean de Haynaut donne à Jean de Bar deux centslivres deterre en fief.
a) Original, A. Nord, B. 1165, n° 6.
b) Copie, A. Meuse, B. 228, f° 155.
Nous Jehans d’Avesnes cuens de Haynault faisons scavoir a tous ke nous donnons et avons donnei a noble homme Monseigneur Jehan de Bar deux cent livrées de terre au tournois à lui et a ses hoirs heretaublement a tenir de nous et de noz hoirs contes de Haynault en fief et en hommage et l’en avons rechuit a homme et l’en avons assené as paiemens de nos bois de Mourmais a dous paiemens l'an. c'est assavoir à la Saint-Jehan-Baptiste proisine ke nous attendont 100 |. et a Noel aprés suivant 100 I. et ainsi d’an en an perpetuellement et de cheu li devant dit Jehans et sui hoir doient servir nous et noz hoirs contes de Haynnault a noz besoins, et est assavoir que les dous cens livres de terre devant dites, nous ou noz hoirs pourront racheter de deus mil livres tournois lesquels deniers lidis Jehans ou si hoir metront ou sont tenus de mettre en heritage acquerre dedans le conté de Haynnault lequel heritage il tenront de nous et de noz hoirs en fief et en hommage si comme devant est dit. Et s’il advenoit que doudit Jehan defaillist sans hoir de sa chair, li fies devant dit esceroit au comte de Bar quiconque le fust pour le tems, et le tenroit li cuens de nous et de noz hoirs en fief et en hommage si comme deseure est dict. Et se lidit cuens qui adont seroit n’en voloit faire hommage a nous et a noz hoirs si comme dict est, li dis fiez revenroit a nous et a noz hoirs contes de Haynnault. En tesmoignages des choses devant dites nous avons mis no sael en ces presentes lettres en tesmoignage de veritei. Donnei l'an de grace MCC quatre vins et treize le joesdy après la
Trinitei.
N° 15 28 octobre 1301.
Gaucher de Chatillon prie le comte de Bar de recevoir l’hommage de son fils Henri de Vaudémont.
a) Orig. Scellé de deux sceaux pendants A. N. J. 911, n° 27,
À noble homme hault et puissant nostre chier signeur et cousin monsigneur le conte de Bar ou a son lieu tenant Gauchiers sires de Chateillon et connestable de Champaingne et Helissent de Vergi contesse de Vaudimont et feme du dit seigneur de Chastillon salut et dilection. Nous vous prions et requerons que vous. weillies recevoir Hanri de Vaudimont nostre fil a homage de la terre que il doit tenir de vous en fies eten homage meismement come li dis Hanris ait age souffisans a ce faire, la quele chose nous vous temoingnons. Doûees a Chalons seur nos seaus l'an de grace mil et trois cens et un le juefdi devant la tous sains.
Bibliographie du Traité de Bruges.
1301. — 4 juin. Bruges. Le comte de Bar rend hommage au Roi de France pour les terres à l'occident de la Meuse et s'engage à réparer les dommages causés par la guerre notamment à l’abbaye de Beaulieu.
a) Original. A. N. J. 581, n° 4.
b) Copie : B. N. fr. 11853, F° 8.
c) Copie : B. N. fr. 18897, f 7.
d) Copie : B. N. Dupuy 209, f° 16.
e) Copie : A. N. JJ! 12, f° 47.
f) Copie : A. Min. Affaires étrangères. Corr. Lorr., t. I, f° 30.
g) Copie : A. Mun. Verdun. À À 1, f°3,
k) Vidimus du 13 juillet 1446. Bib. Institut Godefroy. 329, f° 193. A. Extrait, A. Duchesne. Hist. maison de Bar, pr., p. 39.
B. Édition critique : D' Fr. Kern, Acta, n° 145, p. 95.
Original scellé de cinq sceaux, dont quatre grands sceaux de: Henri, de Jean, de Geoffroy d’Apremont et de Liebaut de Bauffremont et un petit sceau celui de Thiébaut de Bar, tous de cire: vierge.
Nous avons pensé qu'étant donné son importance pour l’histoire du Barrois — et la difficulté de trouver l’ouvrage de Kern — il ne serait pas superflu de publier de nouveau le traité de Bruges d’après l'original.
Nous Henris cuens de Bar faisons cognissant à tous que tracties de paix a estéi essy accordeis et fermeiz et sumes venus a paix a nostre tres chier signor Phelippe par la grace de Deu roy de France en la fourme et en la manière que s'ensuit : Premierement nous avons fait hommage lige audit nostre signor le Roy pour lui et pour son hoir Roy de France, de Bar et de la chastellerie, de tous ce que nous i teniens en franc allue por dessay la Mueze vers le royalme de France.
C'est à savoir de Ligney et de la chastellerie que li sires de Lignei tient de nous excepté Triverei (1) et deux cenz livrées de terre, de ce que li chastellains de Bar tient de nous à Mogneville @) et a Kevonges (?), de ce que messires Jaiques d’Orne %) tient de nous à Longeville (4, de ce que mes sires Miles de Cousance tient de nous a Cousance (5) et à Warney (6), de ce que messires Baldoins de la Tour (Ÿ) tient de nous au ban de Chaumont (8), de ce que Jehans de Burrey et damoiselle Marie de Seemortier (?) tiennent de nous à Burrey (10), de ce que mes sires Guillaume de Doe (!1) tient de nous a Lille Rigaut (12), de ce que Jehans de Forges (13) et Rogiers de Becey (14) tiennent de nous à Ville-sor-Sault, (15), de ce que Jehans de Montplonne tient de nous a Montplonne (15), de ce que Madame Aalis de Neton-
1) Tréveray, Meuse, Commercy, Gondrecourt.
2) Mognéville, Couvonges, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny. 3) Meuse, Verdun, Charny.
4) Meuse, arrondissement et canton Bar-le-Duc.
5) Meuse, Bar-le Duc, Ancerville.
6) Varney, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.
7) Meuse, Verdun, Fresnes.
8) Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt.
9) Haute-Marne, arrondissement et canton Chaumont (Semoutiers). 10) Beurey-sur-Saulx, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny. 11) Oëéy, Meuse, Commercy, Void.
12) Lisle-en-Rigault, Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville. (13) Meuse, Montmédy, Montfaucon.
(14) Bussy, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.
(15) Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.
court (1) tient de nous à Gerrie (2) et à Loisey (3), de ce que li sires de Commarcei tient de nous a Morlei (4) et as appartenances, de ce que li sires de Joinville tient de nous à Monstier-sor-Salt (4), de Ancerville et des appartenances que mes sires Jehans de Joinville tient de nous a sa vie, de ce que messires Jehans de Bar nostres frères tient de nous a Soillies (5), a Saint-André (6), à Yssoncourt (7), à Heipes (8), à Nueville-en-Verdenois (9), on ban de Chaumont, à Rignaucourt (10), à Rambleuesin (11) et à Oche (11), de ce que mes sires Thiébaut nostre frère tient de nous à Condé (12), à Gesaincourt (12), à Wasaincourt (13) et à Sarney (14), de ce que mes sires Erars de Bar nostre frère tient de nous à Pierrefitte, a Erize-la-Brulée (15), à Rumont (15), à Rozières (15), à Naives (15) et à Loisay, de ce que mes sires Ancelz de Guerlande tient de nous à Roncourt (16) et à Warnoncourt (17), de ce que mes sires Joffrois de Nueville, Jannes de Nueville li Bauwiers et Andreus de Lainmont (18) tiennent de nous à Nueville, de ce que li fille Henri de Riste tient de nous à Levoncourt (1?) on val de Bucey et à Nueville, de ce que Joffrois de Longeville tient de nous à Longeville, de ce que li hoir Errart et Jehan de Tannoy tiennent de nous à Tannoy (20), et de ce que
1) Nettancourt, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.
2) Géry, Meuse, Bar-le-Duc, Vavincourt.
3) Meuse, Bar-le-Duc, Ligny.
4) Morley, Meuse, Bar-le-Duc, Montiers-sur-Saulx.
5) Souilly, Meuse, Verdun, chef-lieu de canton.
6) Meuse, Verdun, Souilly.
7) Issoncourt, Meuse, Bar-le-Duc, Triaucourt.
8) Heippes, Meuse, Verdun, Souilly.
9) Neuville-en-Verdunois, Meuse, Commercy, Pierrefitte.
10) Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt.
11) Rambluzin, Meuse, Verdun, Souilly et Osches même canton.
12) Condé, Génicourt, Meuse, Bar-le-Duc, Vavincourt.
13) Vassincourt, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.
14) Commune de Vavincourt, Meuse, Bar-le-Duc, chef-lieu de can-
ton.
(15) Meuse, Commercy, Pierrefitte.
(16) Rancourt, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.
(17) Vernancourt, Marne, Vitry-le-François, Heiïltz-le-Maurupt. (18) Laimont, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.
(19) Meuse, Commercy, Piertefitte.
(20) Tannois, Meuse, Bar-le-Duc, Ligny.
mes sires Hues de Bazaincourt tient de nous à Bazaincourt (1), dou fie de Guerpont (2) et de Sylemont, (?) de ce que li filz mon signor Renier de Cureil (?) tient de nous on dyme d’Ancerville, de ce que li hoir Oudet Dachey (# tiennent de nous à Saudru 65), de ce que Renardins de Robert Espongne tient de nous à Robert- Espongne (6), de ce que Warmes de Kevonges tient de nous à Kevonges, de ce que mes sires Hues Bekars tient de nous à Dagonville, de ce que li dame de Triconville tient de nous à . Triconville (7) etas appartenances, de ce que mes sires Jehans de Sainte-Linière (7) tient de nous on val de Bucey de ce que mes sires Esteves de Chancenay (8) tient de nous à Wasaincourt, de ce que mes sires Wytiers d’Erise tient de nous à Erize (9, de ce que mes sires Wytiers de Noeroye (1) tient de nous à Lehecourt (!1)}, de ce que Wautiers de Bauzeis (1?) tient de nous à Romangnes (3), de ce que Lognes de Bauzeis tient de nous en terraiges de Soillier (1), de ce que Willaumes de Nicey i15) tient de nous à Nicey, de ce que messires Jehan dou Norson ({6)tient de nous à Trémons ({7) de ce que cil de Nanteul (18 tiennent de nous à Fontenoy (19) et Hepremont{19), de ce que li sires d’Appremont tient de nous à Saumorey (20), à Montigney (2), à Mons (20,
(1) Bazincourt, Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.
(2) Guerpont, Silmont, Meuse, Bar-le-Duc, Ligny.
(3) Curel, Haute-Marne, Wassy, Chevillon.
(4) Haute-Saône, Gray, Dampierre.
5) Saudrupt, Robert-Espagne, Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville
6) Meuse, arrondissement et canton, Commercy.
7) Sainte-Livière, Marne, Vitry-le-François, Saint-Remy-en-Bouzemont.
8) Haute-Marne, Wassy, Saint-Dizier.
(9) Erize-Saint-Dizier, Meuse, Bar-le-Duc, Vavincourt. 10) Norroy, Vosges, Neufchâteau, Bulgnéville.
11) Laheycourt, Meuse, Bar-le-Duc.
12) Beauzée, Meuse, Bar-le-Duc. Triaucourt.
13) Romagne, Meuse, Montmédy, Montfaucon.
14) Souilly.
(15) Meuse, Commercy, Pierrefitte.
(16) Probablement Narcy, Haute-Marne, Wassy, Chevillon. (17) Trémont, Meuse, arrondissement et canton de Bar-le-Duc. (18) Nanteuil-le Haudoin.
(19) Écart de la commune de Laimont.
(20) Saulmory, Montigny, Mont, canton de Dun.
à Sessey (1), à Douscons (1), à PRE le-Grand (1) et à Clarey-le Petit (1). à Proeville (2) et à Villeirs (3); de Revigney (4, de Roncourt (4), de Contrixons (4), de ce que nous avons a Andernay (4), à Lainmont (4), à Veil (5), à Combles (5, à Tremons (5), à Robert- Espongne, à Fouchères (6), à Longeawe (7), à Nans-le-Grand (7), à Nans-le-Petit (7), à Savonnières-en-Perthois (8), à Longeville, à Tannoy, en la mairie de Nansoy-le-Sauvros (9), à Liniéres (10), à Dagonville (11) à Bucey, à Geinmoy (l2), à Levoncourt (5), à Corrovres (13), as dous Mares (14), à Seieneniles (5) à Chardongne (15), a Raimbercort (16), a Fains (17), a Bohonne (18), a Gerrie Ne a Ham-sur-Mueze (19), as dous Keures (20), a Menonville (21), a Chauvoncourt (21), à Gueneville (22), a Hameteil, a Frane (23), a Rus (3), a Doncevrien 33), a Lahemeïx (23), a Bannoncourt (23), a Reid (i), a Heiïllecort (*5) et de ce que on
(1) Sassey, Doulcon, Cléry-le-Grand et le Petit, canton de Dun. (2) Aujourd'hui détruit, ferme, commune de Doulcon. (3) Villers devant Dun, Meuse, Montmédy, Dun. (4) Revigny, Rancourt, Contrisson, Andernay, Laimont, canton de Revigny.
(5) Véel, Combles, Trémont, canton de Bar-le-Duc.
(6) Meuse, Bar-le-Duc, Montiers-sur-Saulx.
(7) Longeaux, Nant-le- Grand et le Petit, canton de Ligny-en-Barrois.
(8) Canton d’Ancerville.
(9) Nançois-le-Savoureux, le Savroux (Subterior), Nançois-le-Grand, canton de (Commercy.
(10) Lignières, Meuse, Commercy, Pierrefitte. (11) Canton de Commercy.
(12) Non identifié.
(13) Levoncourt, Courouvres, Meuse, Commerey, Pierrefitte. (14) Les Marats, Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt. (15) Seigneulles, Chardogne, Meuse, Bar-le-Duc, Vavincourt. (16) Rembercourt-aux-Pots, Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt. (17) Meuse, arrondissement et canton de Bar-le-Duc. (18) Behonne, Gery, canton de Vavincourt.
(19) Han-sur-Meuse, canton de Saint-Mihiel.
(20) Kæur-la-Petite et Kœur-la-Grande, canton de Pierrefitte. (21) Menonville écart de Uhauvoncourt, canton de Saint-Mihiel. (22) Auj. Les Paroches, canton de Saint-Mihiel.
(23) Fresnes-au-Mont, Rupt, Dompcevrin, Laheymeix, Bannoncourt, canton de Pierrefitte.
(24) Vroncourt, Haute-Marne, Chaumont, Bourmont.
(25) Huilliécourt, même canton.
tient de nous a Saint-Thiébaut (1), a YIlou (1) et de ce que on tient de nous a Clinchamp (1) et de ce que on tient de nous a Goncort (l) et de ce que on tient de nous a Bazoilles (2), et de ce que on tient de nous à Liffou (3) et de ce que on tient de nous a Romains-sur-Mueze (4), des gardes des églises de Saint-Maxe de Bar, dou prioré de Bar (5), des abbayes de Jauvilliers (6), de Jandeures (7), de Lille (7), de Sainte-Ahoult 8, des priorés de Rus (9), de Auzecort M0), de Saint-Hylaire (1), dou Bource Sainte-Marie (12) de Saint-Thiebaut (12), de Coiru (13) et de ce que li prioreis de Haréville (14) tient a Liffou et à Fruille (5) et de tout entièrement que nous teniens en franc alleu en queilconque leu que ce soit en et queilconque chose que ce soit par desay la Mueze vers le royalme de France.
Encor est acordéi que les chastialz et les châtelleries de Conflans, de Chastellon et de la Marche et tous les mandemens, fiez, arriere fiez, domainnes, justices, drois, droitures et signories queilconque ils soient demorent perpetuelment en heritaige a nostre signor le roy a ses hoirs et a successors et les li delassons et quittons dou tout et garentirons a tous iours a droit por nos et por nos hoirs et por nos successors comme nostre héritaige. Encore demore a nostre signor le Roy à ses hoirs et a ses successors Sormereis'16)et les appartenances si comme elles sont dessus devisées as altres leus. Et avons porchaciei et fait que nostre dame
1) Saint-Thiébaut, Illoud, Clinchamp, Goncourt, même canton. 2) Bazoilles-sur-Meuse, arrondissement et canton de Neufchâteau. 3) Liffol-le-Grand, même canton, 4) Romain-sur-Meuse, canton de Bourmont.
5) Notre-Dame de Bar.
) Commune de Stainville, Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville (Jovilliers). ) Lisle-en-Barrois, Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt, Jeandheurs commune de Lisle-en-Rigault, canton d’Ancerville.
(8) Sainte-Hoïlde, commune de Bussy, Meuse, Bar-le-Duc, Revigny.
(9) Rupt-aux-Nonains, Meuse, Bar-le-Duc, Ancerville.
(10) Auzécourt, Meuse, Bar-le-Duc, Vaubecourt.
(11) Saint-Hilaire, commune de Longchamp, Meuse, Commercy, Pierrefitte.
2) Bourg Sainte-Marie, Haute-Marne, Chaumont, Bourmont,
13) Choru, commune de Bourg Sainte-Marie,
4 4) Vosges, Mirecourt, Vittel.
. Freville, Vosges, arrondissement et canton de Neufchâteau.
16) Sormery, Yonne, Tonnerre, Flogny.
et meire at gréé ceste chose et donnei de ce ses lettres souffisans à nostre signor le roys. Encor est accordei que tout ce que nostre sire li Roy tient par raison de forfaiture on royalme de France li demore por li et por ses successors a tous jours exceptei Vyenne (1), se il estoit trouveiz que elle fuist de héritaige nostre dame et mère. Encor est accordei que des domages por nous et les nos fais à l’abbaye de Biaulleu (2) estant en la garde nostre signor le roy nous ferons restor et satisfaction plainière a l’abbey et au couvent d’icelle abbaye dedans l'issue d’aoust prochainne a venir, si que il s’en tenront a paiey, et se il ne s’en tenoient a paiei nous croirons le duc de Borgongne, le conte d’Artois, le conte de Saint-Pol et le conte de Drewes (3), de ce qu'il en volront ordeneir, ou se il plaist mielz a nostre signor le Roy nous ferons satisfaction as dis abbey et couvent de deix mile livres a paier a cinc ans prochainement a venir, c'est assavoir deus mile livres chascuñ an et meterons mil livres a refaire le chasteil de Wassey (4. Et en irons en Chypre au rapeil nostre signor le roy et serons meuz pour aleir en cest voyaige dedans la feste de la Nativitey nostre Signor prochainement a venir. Encor est accordei que por ces choses dessus escriptes, acomplissons nous nostre hoir, nos frèires, lor terres et lor homes et li cuens de Salmes de tant come il fuist en nostre aide, demorons quitte et en paix de tous domages, gries et deppens que nous avons fait ou fait faire a nostre signor le roy, a sa terre et a sa gent, et ausi demore quitte et en paix mes sires le Roy, sa terre, si home et sa gent des griés et des domaiges que il ont fait a nous, a nostre terre aud. nostre gent. Encor est accordei que pour ces choses faisans, li prison dessay et delay seront délivré. Lesqueiles choses si com elles sont dessus devisées, nous avons promis et prometons loyalement et en bonne foy et par nostre sarement corporelment doneiz tenir accomplir et garder fermement a tous jours sans venir encontre ou temps a venir, et quand ad ce nous oblijons audit nostre signor le roy por li, por ses hoirs et por ses successors, nous, nos hoirs et nos successors, nos biens et tous les biens de nos hoirs et de nos successors mobles et non mobles, presens et a venir ou que il soient et en queilconque
(1) Vienne-le-Château, Marne, Sainte-Menehould, Ville-sur-Tourbe. (2) Beaulieu.
(3) Le comte de Dreux.
(4) Wassy, Haute-Marne, chef-lieu d'arrondissement.
chose il soient et en avons donei pléges et principalz respondeurs et enterineurs à nostre signor le roy, monsignor Thiébaut et monsignor Jehan de Bar nos freires, monsignor Joffroy signor d’Aspremont et monsignor Liébaut signor de Beffroymont.
Et nous Thiebaus, Jehans, Joffroys et Liebaus desordis à la proière et grant requeste doudit conte nous sumes establi envers nostre signor le roy plége et principaul respondeur et enterineur de toutes les choses dessus dites et avons obligiei et obligons quant ad ce audit nostre signor le roy, nous, nos hoirs et nos successors, nos biens et tous les biens de nos hoirs et de nos successors mobles et non mobles presens et avenir ou que ils soient et en queilconque choseil soient et quant ad ce nous Henri Cuens de Bar desordit et nous Thiebaus, Jehans, Joffroys et Liebaus dessus dit renonçons à toutes exceptions, raisons et deffenses de fait et de droit, a tous privilèges et a toutes les choses qui nous pourroient valoir ou aidier contre ces présentes lettres et espécialement au droit qui dit generaul renonciation ne valoir.
En tesmoignaige de laqueil chose, por ce que ferme soit et estable nous Henris Cuens de Bar, nous Thiebaus, Jehans, Joffroys et Liebaus desordit avons mis nos scelz à ces presentes lettres que furent faites à Bruges l’an de grace mil trois cenz et un le jour des Octaves de Ia Trinitei.
Sans date.
. Sans date.
Le comte Henri Ier confirme à l’abbaye de Lisle-en- Barrois une donation faite par son père Renaut.. 14 septembre. Besançon. Le comte Henri Ier rend hommage à l’empereur Frédéric pour Amance, BRCVENIOUSS ODA Pere cet Ie Accord entre le comte Henri Ie" et Pierre de Hos évêque de Toul, au sujet des péages de Pompey et de Liverdun........ Se Re ne a SP CN Notice de l’abbaye de Saint-Pierremont confirmant un don fait par le comte Renaut Ie de Bar...... Thiébaut Ie fixe le douaire de son épouse Erme- Sinde de Luxembourg Print...
13 novembre. Thiébaut, duc de Lorraine, et Henri, comte de Bar, s'accordent sur la succession de Diébautt comte=-de:Bar 7.115.
6 novembre. Robert, comte de Dreux et de Braisne,
donne sa fille en mariage à Henri IL comte de
Décembre. Simon F Joinville rend hommage au comte de Bar sauf l’avouerie qu'il tient du duc de Lorraine au nom de son fils Geoffroy........
4 octobre. Thiébaut s'engage à ne pas donner de répit aux Toulois qu’ils n'aient payé la somme de quatorzesmnlle VreS EE REA CT oh Ce
25 avril. Jean de Choiseul déclare qu'il aa payer ‘les dommages faits dans les terres du comte de ot 0 no non re Si mo ON SD
Février. Bar-sur-Seine, Henri, roi de Navarre et comte de Champagne, donne au comte de Bar, Gondrecourtenthe te Ce ee
19 mars. Jean de Buzancy rend hommage au comte de Bar pour la châtellenie de Buzancy...........
Pages.
Pages 8 juillet. Lyon. Thiébaut, comte de Bar fait la paix avec lé-duc deLorraine "02224 RER 689 28 mai. Jean, comte de Haynaut he à Jean de Bar deux cents livres de terre en fief............ 691
28 octobre. Gaucher de Chatillon prie le comte de Bar de recevoir dans son SE son fils Henri de Mure Se OR RE Pre SE D ARTS SE 0 692