BAUDE
C'est une armée entière; et c’est nous qui .sommes dispersés : tout est perdu.
DIDIER
Tout est perdu?
ADELGHIS.
Eh bien, compagnons, ce sont les Franks ; et n'est-ce pas pour les Franks que nous sommes ici? Marchons donc. Qu'importe par où ils sont venus, puisque nous avons des armes pour les
220 ADELGHIS.
recevoir? En avant donc! le fer à la main! Ne sommes-nous pas déjà accoutumés à fondre sur eux ? C’est donc une rencontre de plus; voilà tout. Le brave n'est jamais surpris. Retournez sur vos pas: à l'ennemi, Lombards! où courez-vous ? le chemin que vous prenez est celui de l’infamie : c’est là-bas, de ce côté, que sont les Franks; suivez-moi. (Anfrid survient.) Anfrid !
| ANFRID, Marche, è mon roi, je te suis.
ADELGHIS, prêt à partir.
Cours, mon père; veille aux clôtures.
(11 part suivi d’Anfrid , de Baude, et de quelques autres.)
DIDIER, aux fuyards qui traversent la scène.
Aux clôtures, malheureux! suivez-moi aux clôtures. Si la vie vous est si chère, il y a là des remparts et des tours pour vous mettre à l'abri.
( Des fuyards arrivent du côté opposé à celui par où est sorti Adelghis.)