‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 113 sur 168 · UN SOLDAT · texte numérisé non relu

UN SOLDAT

Toi ici, Ô roi! fuis; ah! fuis.

| (Il traverse la scène. ) DIDIER.

Infâme que tu es, tu oses conseiller à ton roi de fuir! Et vous autres, devant qui fuyez-vous donc ? Pourquoi abandonnez-vous ainsi les clôtures ? qu'est-ce donc? la peur vous a-t-elle été

ACTE III, SCENE III. 221 toute raison? (Les soldats continuent à fair sans répondre. Didier met la pointe de son épée sur la poitrine d’un d’entre eux et Parrtte.) Guerrier sans cœur, si c'est le fer qui te fait fuir, voilà aussi du fer, un fer qui tue, tout comme celui des Franks. Réponds à ton roi:

pourquoi désertez-vous les clôtures ?

LE SOLDAT

Les Franks ont surpris le camp : nous les avons vus du haut des tours, et tous les nôtres sont dispersés. | i

DIDIER

Tu mens, lâche ; mon fils les a ralliés, et les mène contre cette faible troupe d’ennemis. A ton poste! A vos postes! |

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