UN FRANK
Celui-ci a combattu ; et pas un autre.
CHARLES
Pas un autre?
LE FRANK. Une grande partie des Lombards jette les ar-
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mes et se rend ; d’autres fuient par bandes. Nous avons vu se retirer seul et lentement celui-ci, qui, à'ses armes et aux bardes de son cheval, nous x paru un guerrier de distinction. Nous nous détachons aussitôt quatre de notre troupe, et nous lancons, bride abattue, sur ses traces, à travers ‘ la campagne. Lui, bien que poursuivi, ne s’en retire pas plus vite, et se retourne ‘au moment où nous l'avons atteint. Rends-toi, lui crionsnous; et, pour toute réponse, il'renverse d’un coup de lance celui de nous qui le serre de plus près. D'un second coup il en abat un autre; mais, frappé en méme temps par mon compagnon et par moi, il tombe, blessé mortellement, entre nos mains. Dès qu'il a-été à terre, il a levé d’un air suppliant les mains vers nous, et nous a conjurés de le porter loin du tumulte, dans un endroit où il pût rendre l’âme tranquillemerit. Il n'y avait là, pour nous, rien de mieux à faire, et nous nous sommes rendus à sa prière.
CHARLES
Et vous avez bien fait : gardez toujours votre fureur pour ceux qui résistent. (A Sivart.) Le reconnais-tu, Sivart?
:SIVART.
‘ C'est Anfrid, l’écuyer d’Adelghis.