ACTE III, SCÈNE VIII
des hommes sûrs de le chercher, de l’aider à sortir de péril, et de le conduire ici, à ce poste des Lombards fidèles , de ceux à la tête desquels il peut combattre de nouveau, avec la certitude de n'être plus trahi.
O cher Véremond, je succombe de lassitude ; oh! que la fuite est une horrible fatigue pour un roi !
VÉREMOND.
O les scélérats , les perfides !
DIDIER
Les lâches! commeils ont traîné dans la fange les cheveux blancs de leur roi! comme ils ont fui! comme ils m'ont entraîné avec eux! et si je me lève d'ici, ce sera pour fuir encore! Mais pourquoi donc fuir si loin, si long-temps? pour aller chercher, je ne sais où, une tombe sans honneur? pour échapper aux Franks? Non; qu'ils m'ôtent aussi la vie, ceux qui m'ont ôté mon royaume : que me fera, quand je serai mort, ce terrible Charles?
VÉREMOND.
Prends courage, è mon roi; ils sont encore en grand nombre ceux qui te sont dévoués : la surprise les a dispersés, mais l'honneur les ral-
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liera. Il te reste une multitude de villes fortes 3 Adelghis vit : ne désespère pas.
Maudit soit le jour où Alboin gravit les montagnes, et, voyant l'Italie à ses pieds, s'écria : «Cette terre est à moi! » Terre infidèle , qui devait s’entr'ouvrir pour dévorer -ses successeurs | Maudit soit le jour où elle fut occupée par un peuple qui devait la défendre de la sorte, où fut fondé un royaume qui devait être ignominieusement détruit en une heure!
VÉREMOND.
Le roi! Adelghis !
DIDIER. a . Mon fils?