SCENE IL | << © GUNTIS. CO
Fidélité! fidélité ! Que’ Fami maleñhcontreux d'un maître en ire äu”sort, qui, par entêtement ou par faiblesse, étant resté jusqu'au bout attaché À ce maître, a fini par tomber avec lui, crie.
fidélité! et se console de'la sorte , ‘è la: bonne heure. Tout ce qui console , il faut y trofre , il faut l’accepter sans objection. Mais quand on peut encore tout perdre ou tout'sauver, quand l’heureux, quand le fort pour qui le’cièl' se déclare, quand l’oint du seigneur, Charles, me fait'exhorter, par un message, à dévenir son ami, à ne point périr ; quand il daigne séparer mal cause de celle du mallieur, comment vient-il m'assaillir encore, ce mot de fidélité? pourquoi se jette-t-il. comme
unümportun, à travers mes idées., pour en troubier le: concert? Fidélité ! avec elle tout destin est beau ; la mort mémeesthelle. Qui! qui dit cela? ceux pour qui l'on meurt. Mais le monde entier est, là-dessus, d'accord: avec eux : le monde crie d'une voix unanime que, même daps.la misère et l’abandon , l'homme loyal est plus digne d’être honoré que le féloi, au comble du pouvoir et entouré d’amis. Cela serait-il vrai? Mais si l’homme victime de sa loyauté mérite tant d’être honoré, d’où vient qu'il est délaissé et misérable? Qui vous empêche, vous qui l’admirez, de courir le consoler, lui témoigner votre estime, et réparer l’injustice du sport envers lyi? Dérobez-vous donc un moment du cortége de.ces heureux que vous méprisez, et paraissez une fois auprès de ce malbeur que vous. honorez, je vous groirai alors. Certes! si j'allais vaus' demander. conseil , vous ne mangueriez pas de me dire : « Rejette d'indignes prapositians..et partage, quel qu'il puisse êtrg, Je sort de tes rois. » Et pourquoi ma fidélité.pous est-glle gi À cœur? Ne, serait-ce pas que je vous ferais pitié si je. venais à périr, tandis que, restant, debout sur les ruines d'autrui, et marchant en pompe à côté du vainqueur, qui me gourira d’un air affable, je vous ferai envie, et que vous trouxez plus de douceur dans la pitiéque dans