ACTE IV, SCENE III
l'envie? Ah! non, votre conseil n'est pas guatéreux. Mais Charles Jui - même te méprisera en. seenet. Qui vous l'a dit? Méprise-t-il Sivart , cet abscur soldat, élevé par lui aux premiers grades? Qu'il m'honore de la bouche ‘et du regard, ce monarque victorieux : quant au fond de son Cœur, quel d’entre vous y peut lire? et qu'importe ce qui s’y cache? Ah! vous voudriez répandre du fiel dans la coupe où il ne vous est pas donné de boire. Les grandes chutes vous plaisent, vous — aimez les revers des hautes destinées; il vous est | doux d’en parler, cela vous console de n'être rien, et voità le vrai motif de vos conseils, Moi, je vise à un but plus riant, et vos clameurs ne m'en détourneront pas. Du reste, si, pour mériter vos applaudissemens, il suffit d'affronter avec courage un grand péril, celui que je brave ici n'est-il pas terrible? Peut-être viendra-t-il un jour où vous me rendrez justice , et où vous découvrirez qu’il m'a fallu plus de cœur pour faire ce que je fais maintenant. qu'il n’en faut sur un champ de, bataille. Car enfin si, comme il arrive quelquefois , Didier faisait la ronde sur les murailles à l'instant gù.je serai en conférence avec ce Sivart, l’un de ceux qu’il nomme des.traîtres, lui, et que Charles qualifie de Fidéles..... Mais il est trop tard pour regarder en arsière : le sort
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commande , agissons: O vieux Didier, l'un de nous deux doit périr aujourd’hui ; je dois faire en sorte que ce ne soit pas moi.