‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 165 sur 168 · AVERTISSEMENT | DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT | DE L'ÉDITEUR

Plusieurs de nos journaux rendirent compte, avec plus ou moins d’éloges, du Comte de Carmagnola de M. Manzoni, lorsqu’il parut, au commencement de 1820, et notamment le Lycée francais, qui en donna une analyse étendue et soignée; analyse où les beautés de la pièce annoncée étaient appréciées avec beaucoup de goût et d’intérét, et où le parti qu’avait pris l’auteur de s’affranchir de la règle des unités était combattu par des raisons ingénieuses et en partie nouyelles.

M. Manzoni, qui se trouvait alors à Paris, et qui eut connaissance de cet extrait, ne fut ni insensible aux éloges donnés à son talent par un juge éclairé, ni surpris des objections faites au système dramatique qu'il avait suivi. Mais, loin de trouver ces objections sans réplique, il crut au contraire y apercevoir de nouveaux motifs de persister dans son opinion sur la règle des unités; et il céda à la tentation d'écrire, à ce sujet, quelques observations qu'il se proposait d'adresser, en témoignage de reconnaissance et d'estime, à l’auteur même de l’article qui les lui avait suggérées.

Des obstacles imprévus empêchèrent M. Manzoni de terminer sa lettre assez tôt pour qu’elle pot avoir un àpropos de circonstance, et de s’y appliquer autant qu'il y

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