‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 43 sur 168 · LE PRISONNIER · texte numérisé non relu

LE PRISONNIER

Et maintenant, général, sera-ce pour nous un malheur de n’avoir rendu les armes qu'à vous? sera-t-il dit que ceux des nôtres qui sont échus à des vainqueurs moins illustres auront été les seuls généreusement traités? Nous avons déjà demandé notre délivrance à plusieurs de vos généraux; nul d'entre eux n'a osé nous renvoyer sans votre assentiment, mais tous nous l'ont fait espérer. « Faites seulement en sorte que le comte » vous voie, nous ont-ils dit : ce n’est pas lui qui »aggravera le malheur des vaincus, qui abolira »un usage de guerre consacré, un usage géné- »reux. C'est bien plutôt lui qui l’établirait s’il » n'existait déjà. » |

Vous l'entendez, seigneurs commissaires. .… Qu'en dites-vous? que feriez-vous à ma place? (aux prisonniers.) Ah! qu'il ne soit pas dit que des braves se soient mépris en présumant de moi quelque chose de généreux. Adieu, amis; vous êtes libres : suivez votre fortune. Peut-être vous ramènera-t-elle sous une bannière ennemie : eh bien, en ce cas nous nous reverrons.

( Les prisonniers partent en faisant des démonstrations de joie. Le comte remarque le jeune Pergola, et l’arrûte.)

Un moment, jeune homme: tu n’es pas un

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