ACTE I, SCENE I
elle va chercher ici sa mère, et ne la trouvera pas. Oh! quelle douleur ajoutée à ses douleurs! Quels déchirans souvenirs vont se presser en foule, à l’aspect de ces lieux, dans cette âme déjà si cruellement blessée! Condamnée à tant souffrir, qu’elle y soit du moins préparée, et qu'avant de revoir ce palais, elle ait entendu quelques paroles de consolation et de tendresse.
| DIDIER
Non, reste, mon fils. Et toi, fidèle Véremond, retourne vers ma fille, et dis-lui que les bras des siens.... de ceux des siens que le ciel lui laisse, sont ouverts pour la recevoir. Amène-la : son père et son frère l’attendent. Deux femmes, toi et Anfrid lui servirez d’escorte ; il n’est pas nécessaire qu’elle en ait une plus nombreuse. Conduisez-la par la voie la plus détournée, par les sentiers où vous serez le moins vus. Quant au reste de son cortége, divise-le en plusieurs petits détachemens, qui rentreront chacun séparément et par divers
côtés dans Pavie.
( Véremond sort.)
172 ADELGHIS.