‹ Le comte de CavourChapitre 6 sur 21 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

germam, on ne peut pas dire que le comte de Cavour ait été un Bismarck italien. Le ministre piémontais n'avait pas de modèle , il est venu le premier, et ce qui fait sa grandeuri c'est que même dans une entreprise sans précédent, même dans le succès, il a laissé des exemples de prévoyance, de mesure, de modération, dignes d'être médités partout où l'on veut faire encore de la politique.

Si Cavour n'eût été qu'un grand Italien, il appartiendrait de droit à ses compatriotes, et qui pouvait raviver cette image mieux que ne l'a fait mon digne ami Massari, en écrivant avec la fidélité et la piété des souvenirs son livre // conte di Cavour f Ricordi biografici^l Tel qu'il a été, le

■ Le comte de Cayour a été Pobjet de bien des travaux en Italie et hors de Pltalie. C'est pour moi un devoir de rappeler, à cdté de •la substantielle étude de M. Massari, le livre si attachant de M. de la Rive, le Comte de Cavour, récits et souvenirs, une préface trèsintéressante que M. Artom a placée en tête d'un recueil des principaux discours de Cavour traduits en français. Ce recueil n'est qu'un abrégé de la grande collection des discours de Cavour (12 vol.)i publiée par ordre de la Chambre des députés. Je dois mentionner aussi, comme livre instructif sur cette période contemporaine, VHistoria documentata délia diplomazia europea in Jtalia,^T M. Nicomède Biancbi qui est maintenant aux Archives de Turin. Bien d'autres ouvrages pourraient être cités.

AVANT-PROPOS. xi

comte de Gavour n'appartient pas seulement à l'Italie, il est à tout le monde, et il m'a semblé que raconter à mon tour cette grande vie, montrer comment un homme relève une nation par le génie de la politique, c'était faire une œuvre utile pour des vaincus et même pour des vainqueurs.

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