AVANT-PROPOS
mules de diplomatie et les parlements, impatient d'action à tout prix, ferra et igné, et finissant par se dégager, dans sa stature de vainqueur inquiétant et agité, d'un amas de contradictions vio^ lentes !
Ce n'est pas là le comte de Gavour, celui que ses contemporains ont connu et vu à l'œuvre. Le prince de Bismarck est sans doute un grand Allemand. Le comte de Gavour est bien plus ce qu'on peut appeler un grand homme dans le large sens humain; il a eu la cordialité, la séduction avec la volonté, avec le génie. M. de Bismarck a commencé par se passer et même un peu par se moquer de son Parlement ; il a bravé les conflits, défié les majorités « rebelles », et s'il a fini par avoir raison de ses Ghambr^, c'est en se faisant une obligation de la force et du succès. Le comte de Gavour a toujours pris pour complices l'opinion, le Parlement. Ge qu'il avait préparé par la liberté, il prétendait le consolider par la liberté, sans impatimce de despotisme, sans persécution contre les croyances. Et puis enfin, si M. de Bismarck a pu être un Gavour