‹ Le Comte de Cavour et son confesseur;Chapitre 1 sur 47 · IV LE COMTE DE CAVOUR · texte numérisé non relu

IV LE COMTE DE CAVOUR

caractère, dans lequel je ne saurais réellement dire ce qui l'emportait de la gaieté ou de la volonté.

C'était dans les premiers jours du mois d'avril 1817. Pâques tombait le 6 de ce mois. L'aîné des fils du marquis de Cavour, Gustave, avait fait sa première communion et la maison était encore toute pleine de ce grand événement. Mais voilà que son cadet, qui n'a pas encore sept ans, Camille Cavour, « piqué d'un beau zèle », ne laisse plus la paix à sa mère. Il veut qu'on lui permette au moins de se confesser pour la première fois et de s'adresser à cet effet à l'abbé Tardy, le directeur spirituel de toute la famille. Les instances de l'enfant se font si pressantes que la bonne marquise finit par céder. Elle charge le précepteur du petit Camille, l'abbé Frézet, de le préparer et le confie ensuite à l'abbé Tardy. Celui-ci, après lui avoir fait subir un examen assez sérieux, déclare que, malgré son jeune âge, il remplit toutes les conditions nécessaires à l'accomplissement d'un acte aussi solennel.

Ce premier confesseur du comte de Cavour

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