PRÉFACE V
était un prêtre à l'esprit libéral et ouvert au progrès. Pendant la durée de la domination française en Piémont, il avait été chargé de la direction des affaires ecclésiastiques. A la chute de ce régime, on le tint naturellement à l'écart. En complète disgrâce auprès de la Curie romaine, il se vit privé de ses charges et dignités. Le premier confesseur, on le voit, ne fut pas mieux traité que le dernier.
En 1811, l'abbé Tard\' n'avait pas été étranger à la conversion au catholicisme de la marquise de Cavour, Genevoise et calviniste ; mais il avait eu soin de recourir, dans une affaire aussi délicate, aux conseils et à l'expérience des prêtres qui, l'année précédente, avaient reçu dans le giron de l'Église la première femme d'Alexandre Manzoni, Genevoise et calviniste elle aussi, ainsi que nous l'apprend la correspondance du poète, récemment publiée par le comte Sforza et par Gallavresi.
Les deux événements religieux les plus significatifs, qu'on ait enregistrés en Italie au cours du dernier siècle, le catholicisme de