‹ Le Comte de Cavour et son confesseur;Chapitre 13 sur 47 · XVIII LE COMTE DE CAVOUR · texte numérisé non relu

XVIII LE COMTE DE CAVOUR

droit de l'État me parût douteux, mais parce que je craignais le mauvais effet qu'elle ferait, et l'arme qu'elle donnerait à nos ennemis.

« Cavour, à qui je manifestai ces craintes, me répondit que dans l'état où était cette question dans la Presse, il fallait en finir, que si le Gouvernement ne le faisait pas, ce serait forcément l'opposition qui le ferait, et Dieu sait avec quels moyens révolutionnaires. » Si je suis, comme tu dis, si enragé pour l'approbation de cette loi, c'est dans l'intérêt de la Couronne, dans celui des institutions libérales, et de la Religion elle même. Ayant la corde, je tiendrai la main haute, et je pourrais sauver des couvents sur lesquels l'opposition au pouvoir ferait main basse.

« Je veux sauver tous les couvents de l'Ordre de S. François de Sales, de la famille duquel était ma grand 'mère.

« A cette même époque, c'est-à-dire en 1856, lorsque j'étais encore aux Finances, il revint une autre fois sur l'alliance de sa famille avec celle de S. François de Sales.

« Un jour, vers une heure après midi, peu de temps après son retour du Congrès de

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