PRÉFACE XXVII
ment, que rien au monde n'eût pu faire admettre au frère que celui qui avait consacré toutes ses forces à assurer le bonheur de son Piémont et de l'Italie, que l'homme qui depuis des années le priait de venir chez lui à la pointe du jour rien que pour le charger de distribuer des aumônes et des secours dont l'origine devait, de cette façon, rester inconnue, que celui qui venait de faire une fin si chrétienne et si édifiante, qu'un tel homme ne méritait pas l'absolution et n'avait pas gagné son salut éternel.
On s'explique également comment, lorsqu'il fut appelé à Rome pour y rendre compte de sa conduite, la voix de sa conscience le rendit sourd à toutes les objvirgations de ses supérieurs ecclésiastiques. On comprend qu'il soit resté ferme et inébranlable, même dev'ant le Souverain Pontife qui s'efforça vainement de lui démontrer qu'avant de donner l'absolution au comte de Cavour, frappé d'excommunication pour avoir arraché par les armes les Romagnes au Saint-Siège et pour avoir été l'un des usurpateurs des biens de l'Église, il aurait dû exiger de lui une rétractation for-