‹ Le Comte de Cavour et son confesseur;Chapitre 25 sur 47 · XXX LE COMTE DE CAVOUR · texte numérisé non relu

XXX LE COMTE DE CAVOUR

aurait profondément troublé la conscience du pays. Felix culpa, celle à laquelle le grand homme d'État dut la tranquillité de ses dernières heures, celle qui lui permit, l'âme délivrée de toute préoccupation religieuse, de s'endormir en paix dans l'extase et la radieuse contemplation de l'œuvre admirable qu'il avait accomplie et de la grandeur future de sa patrie ! »

Et qui sait même si le Souverain Pontife, si juste et si bon, n'avait pas fini par en venir lui aussi à une même conception. Qu'on se reporte d'ailleurs à ce que d'Ideville a consigné dans ses Souvenirs. Il se trouvait, nous dit-il, à Rome au mois de septembre 1864. Pie IX, ayant appris qu'alors qu'il était attaché à l'ambassade de France à Turin, il avait accompagné jusqu'à quelques pas du lit du mourant le prêtre qui lui portait le Viatique, lui demanda s'il était vrai que le comte de Cavour avait encore toute sa connaissance au moment où le père lui administra les sacrements. Sur la réponse affirmative de d'Ideville, le Saint-Père s'écria : « Ah ! ce Cavour, il nous a fait beaucoup de mal et Dieu lui

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