A MES LECTEURS
LES événements, dont je vais entreprendre le récit, déjà vieux de plus d'un demi-siècle, ont fait alors bien du bruit et provoqué de violentes polémiques.
Ils méritent, à mon humble avis, d'être exposés avec une scrupuleuse exactitude parce qu'intimement liés avec la grande figure de notre glorieux homme d'Etat, ils sont de nature à donner une idée des graves différends qui s'élevèrent alors entre l'Église et la conscience de la majorité des Italiens.
Les journaux de l'époque ont publié sur certains de ces faits des nouvelles fort incomplètes, sujettes à caution et parfois même contraires à la vérité. Je crois être parvenu, grâce à de minu-