‹ Le comte de ChambrunChapitre 30 sur 30 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Qui oserait s'en charger après tant de témoignages, de louanges et de critiques ; après tant de paroles humaines, sujettes à flottements et à controverses , après tant d'ondoyances et de diversités ?

Demandons-la donc sagement à M. de Chambrun lui-même, qui seul pourra nous donner le dernier mot de sa pensée avec une certitude que n'atteindront jamais les plus hardies ni même les plus heureuses des conjectures.

(( Dans les Strophes et les Antistrophes^ —

écrivait-il au cours d'une de ses plus récentes confidences, — j'ai étudié, recherché, poursuivi, compris, retenu, dans le perpétuel devenir de la nature et de Thumanité, de la science et de Thistoire, le maximum. Alors, je passe du dehors au dedans, saisissant mon âme créée, imparfaite, finie, et Tâme créatrice, parfaite, infinie ; je la reconnais triple et une; elle est le Beau, le Vrai, le Bien. Ce Bien, je le définis, la charité, la dation, le sacrifice; c'est le sommet de mon œuvre, de ma construction, de ma pyramide, de mon épode : To Ev... »

Et, précisant sa pensée dans Tabandon sans réserves d'une lettre intime, il annonce ainsi la conclusion de son œuvre philosophique, la pose de la clef de voûte de « sa construction » :

(( N'ayant guère dormi cette nuit, j'ai eu la vision très claire et très nette d'un nouvel ouvrage, sans doute le dernier : Strophes et A ntistrophes : mon Epode

(( C'est que dans mon infatigable, dans mon universel et éternel labeur, j'embrasse, je rap-

proche et je concilie les contradictoires, les antinomies : de là ilia conception de cette nuit. Je prendrai tout simplement la planète Terre et l'humanité qui Thabite depuis leurs origines jusqu'à leur consommation. Et, sous les longues et incessantes transformations, évolutions, métamorphoses, je démontrerai r unité : To Ev. »

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